Chapter2:Le serment

Notes:

Attention, même si vous êtes sûrement ici en connaissance de cause, ce chapitre contient des mentions de violences sexuelles et de viol.J’avais déjà connu beaucoup de situation dramatique au cours de ma vie. Cette fois-ci, contrairement à beaucoup des précédentes, je n’avais plus rien à perdre.

Je m’élançai à travers les arbres aussi vite que mes jambes me le permettaient. Je failli perdre l’équilibre une bonne dizaine de fois, déséquilibré par les obstacles du chemin et mes poignets liés. La rage et l’adrénaline me soulevaient. J’ignorai les branches qui me fouettait de toute part, les hurlements encore beaucoup trop proches de moi, mon cœur qui cognait si fort qu’il menaçait de briser mes côtes.

Je me dirigeai à l’aveugle, éclairé par la lumière des astres à travers les arbres et les quelques roches luminescentes qui parsemaient ma route. Je n’avais même pas cherché à trouver les chevaux pour tenter d’en détacher un. Mieux valait fuir avant que les dragons n’aient capturé ou tué tous mes anciens compagnons.

Quelque chose me percuta violemment l’estomac. Le monde bascula soudain et je m’effondrai par terre de tout mon poids. Sonné par la douleur, je retins avec peine un haut le cœur. Il me fallut quelques secondes pour m’agenouiller dans l’herbe, crachant et grognant de souffrance. Une poigne solide m’agrippa par le crâne pour me forcer à me relever sur mes deux jambes.

Un drakenide.

Il me poussa en avant sans me laisser le temps de me remettre du coup qu’il m’avait asséné. J’obéis sans réfléchir et fit quelques pas, évaluant mes chances de lui tenir tête et de tenter de m’enfuir à nouveau.

Elles étaient nulles.

J’inspirai profondément pour tenter de faire refluer le sentiment de panique qui grandissait en moi. Perdre mon calme ne m’aiderait pas. J’étais encore essoufflé par ma course mais je devais à tout prix garder la tête froide.

Le drakenide saisit la corde qui pendait toujours à mon cou. Il me jaugea un instant du regard, puis tira sèchement dessus pour me tirer en avant.

Lui aussi aurait pu avoir l’air humain sans les écailles vertes sur ses épaules. Il était plus petit que moi, la mine fermée et le regard sombre. Je ne me rappelai pas s’il faisait partie du groupe de dragon qui avait surgi des bois tout à l’heure. Tout s’était passé trop vite pour que je m’attarde sur ce genre de détails.

Le drakenide ne dit pas un mot. Il se contenta de me ramener vers l’endroit que j’avais tenté de fuir.

Je n’avais pas eu le temps de courir très loin, mais le trajet du retour fut quand même une torture. J’avais l’impression d’entendre les battements de mon propre cœur sonner dans mes oreilles. Je peinais encore à reprendre mon souffle et l’appréhension ne me facilitait pas la tâche. Bien trop vite, je pu distinguer le feu du campement qui flambait encore à travers les troncs d’arbres.

Dans la clairière, le silence était frappant. Mon œil fut attiré un bref instant par toutes les silhouettes immobiles qui jonchaient le sol. Je me forçai à redresser la tête pour ne surtout par les regarder.

Le dragon me saisit l’épaule pour me faire avancer plus vite.

– Celui-là essayait de s’échapper.

Il avait parlé en Drakenide. Cela faisait si longtemps que je n’avais pas entendu cette langue que je sentis un frisson traverser mon échine. Je ne pensais même pas que je la comprendrais encore si bien.

Mon sentiment de nostalgie fut pourtant de très courte durée. Je devais à tout prix rester pragmatique.

Les autres dragons, réunis en cercle près des flammes, se retournèrent un à un vers nous. Du sang goûtait de leurs griffes et maculait leurs bras. L’odeur était écœurante, mais ce n’était pas ce qui m’inquiétait le plus. Les drakenides étaient nus et je ne pouvais pas ignorer leurs érections dressées.

À leurs pieds, une poignée de survivants gisaient sur la terre battue, hagards ou inconscients.

– Il est en meilleur état que les autres, remarqua l’un des dragons.

Il avait parlé d’un ton bien trop jovial pour la situation. Je savais que les drakenides embrassaient pleinement leurs instincts primaires. Les combats et le sang avaient dû réveiller en eux des pulsions qu’ils ne chercheraient même pas à réprimer.

Ils allaient assouvir leurs désirs, et puis nous tuer.

C’était tout ce que j’avais redouté. J’eu de plus en plus de mal à rester calme.

– C’est un lâche, objecta l’un des plus grands drakenide. Il s’est enfuit.

– Raison de plus pour qu’il soit le premier.

Du coin de l’œil, je vis le dragon vert faire la moue. Il raffermit encore sa prise sur mon épaule, si fort que je cru qu’il allait me broyer les os.

Il m’arracha mes vêtements d’un coup sec. Je laissais échapper un hoquet de surprise et de douleur. Ses griffes avaient entaillé ma peau, mais la souffrance était loin d’être aussi mordante que les regards qui se posèrent tout à coup sur moi.

Je vis très nettement l’expression de chacun des dragons changer. Leurs yeux devinrent avides, les pupilles affinées, la queue reptilienne de l’un d’entre eux s’agita dans tous les sens.

L’air me manqua soudain. Je me forçai en vain à déglutir, frissonnant de froid autant que d’appréhension. Le dragon vert acheva de m’exposer aux regards avides de ses congénères et me poussa loin de lui pour me jeter au milieu du cercle.

La panique me gagna et je reculai instinctivement, comme si cela pouvait me soustraire à l’appétit charnel des drakenides.

Je ne pu faire que quelques pas. Mon dos heurta un mur qui stoppa ma retraite.

Un bras possessif s’enroula autour de moi, retenant mon sursaut horrifié. Je laissais échapper un hoquet de stupeur alors que la panique me submergeait.

Je vis des écailles écarlates briller sur le bras qui me retenait. Une vague de chaleur déferla soudain sur moi.

– Pas celui-ci. C’est un esclave. Il n’est pas entré à Drakanea de son plein gré.

La voix du dragon rouge était toujours aussi chaude et calme. Son large torse enveloppait mon dos, son bras me retenait comme un rempart contre les autres drakenides. Il semblait s’être complètement remis de la bille de magie noire qu’un mercenaire avait jetée sur lui.

Les autres dragons se contentèrent de nous toiser sans paraître vraiment ennuyés. J’ignorai si c’était bon signe.

– Dis plutôt que tu veux le garder pour toi, railla le drakenide aux écailles noires.

– Si c’est un esclave, il devrait avoir le choix, le contredit un autre en inclinant la tête.

Ils débattaient de mon sort comme si je n’étais pas là, pas plus qu’ils ne se préoccupaient des mercenaires captifs qui gisaient toujours à leurs pieds. L’un d’entre eux, conscient malgré son air hagard, regardait les dragons avec l’air terrifié de quelqu’un qui ne comprenait rien à ce qu’il se passait. Aucun des hommes de Goltar ne parlait le drakenide.

Les intrus n’avaient aucune valeur à Drakanea. Ils valaient encore moins que des bêtes sauvages.

– Alors pose-lui la question, toi qui parles leur langue, proposa l’un des dragons d’un ton posé.

Le drakenide se tendit contre mon dos. Mon cœur, lui, fit une embardée dans ma poitrine.

Ils pensaient que je n’étais qu’un barbare étranger qui ne connaissait rien aux lois de Drakanea. Que l’idée de me soumettre à eux me serait insupportable.

– Il refusera, dit le dragon noir avec un sourire narquois. Comme les autres.

Si je déclinais, mon destin serait scellé, quoi qu’en dise le dragon rouge. J’ignorai pourquoi l’idée de me partager avec les autres semblait autant le contrarier.

J’avais encore une chance. Il fallait que je la saisisse très vite. Je ne pouvais rien faire pour les empêcher d’abuser de moi, mais je pouvais au moins faire en sorte de n’être violé que par un seul drakenide plutôt que par cinq.

La poigne du dragon rouge se desserra lentement, comme s’il se résignait à contrecœur à me relâcher. Il allait me libérer, peut-être déjà décidé à me laisser aux autres sans même me poser la question qui aurait pu me sauver la vie.

Je pressai mon dos contre son torse, cherchant à la hâte les mots drakenide qui avaient attendu toute une vie pour franchir mes lèvres.

– Je me lie par le sang à Drakanea. Si ce dragon le veut, sa force est la mienne, et mon corps lui appartient.

La main du drakenide se contracta soudain sur ma poitrine ; la pointe de ses griffes s’enfonça dans les muscles de mes pectoraux. Son sexe s’était durci contre le bas de mes reins, si vite que j’en frémis de stupeur. Je n’espérai pas une réaction aussi vive de sa part.

– Bon réflexe, dit-il contre mon oreille. Tu viens de te sauver la vie.

Il avait parlé dans ma langue, entre ses dents serrées, comme s’il luttait contre quelque chose. Sa voix brûlante était comme une coulée de lave dans mon échine.

– Mais tu n’imagines pas à quel point ce que tu viens de faire est excitant.

J’avais pourtant une conscience accrue de la forme de son érection contre le bas de mon dos. J’avais l’impression d’être une proie prisonnière entre les crocs resserrés d’un fauve.

Les autres n’eurent l’air surpris qu’un bref instant ; très vite, ils froncèrent le nez ou tournèrent les talons. J’avais disparu de leur cercle d’intérêt aussi subitement que j’y étais rentré.

Je respirai profondément pour rester le plus détendu possible. Je m’attendais à ce que le drakenide prenne possession de moi d’une seconde à l’autre. Cela me surprenait de plus en plus qu’il ne l’ait pas encore fait. Il me tenait à sa merci, nu, immobile et offert.

L’une de ses mains glissa sur ma hanche, caressant ma peau avant d’empoigner ma cuisse. Je focalisai mon regard sur le grand feu du campement, ignorant tout le reste.

– Tu as peur ? gronda le drakenide contre mon cou.

L’appréhension faisait battre mon cœur à un rythme incontrôlable.

– Je ne te prendrai pas ici. Mais il faut que je te marque.

Je vis les autres dragons se pencher sur les mercenaires, en saisir un par le bras pour le forcer à se relever.

– Ne bouge pas. Sinon, je ne pourrais plus me contrôler.

La main du dragon enveloppa mon visage pour me cacher les yeux. La paume de sa main était douce et chaude contre ma peau. Un grondement sourd résonna dans ma tête, un son régulier et agréable, comme un ronronnement. Le sexe épais du dragon se pressa contre mes reins, entre mes fesses. Il me tenait toujours la hanche et commença à frotter son érection tendue contre moi. Le grondement s’intensifia autant que ma propre respiration.

Le drakenide saturait le moindre de mes sens de sa présence. Je ne percevais plus rien d’autre que son parfum de musc, son corps plaqué contre le mien, comme un rempart qui m’isolait du monde. Il cherchait son plaisir contre moi avec avidité. Ses mouvements de hanches étaient amples et rapides, aussi sauvages que mesurés.

Je sentis ses griffes se crisper dans ma chair et un son plus rauque vibra dans sa gorge. Il se tendit soudain, et je me crispais malgré moi, le cœur battant à tout rompre.

Sa semence éclaboussa mes reins.

Sa poigne se relâcha et son souffle brûlant frôla mon épaule. Est-ce qu’il en avait déjà terminé, ou est-ce qu’il ne faisait que commencer ? Je ne bougeai toujours pas, attendit qu’il m’en donne l’ordre.

Sa main remonta sur mon cœur. Ma poitrine se soulevait beaucoup trop vite.

– J’ai l’impression que tu n’as pas la moindre idée de ce que tu viens de faire, dit-il d’une voix plus calme.

Je n’osais pas le contredire. Comme tous les jeunes gens d’Ashkelon, j’avais appris les mots à prononcer le jour où je serai venu accomplir mon pèlerinage à Drakanea. Malheureusement, la plupart de mes connaissances s’arrêtaient là. Ma vie de chevalier était si différente de ma vie d’esclave que j’avais parfois l’impression de l’avoir rêvée. Peut-être que les récits de mon ordre n’étaient que des chimères. Je ne l’avais jamais redouté aussi amèrement.

Il me fit pivoter sur moi-même avant de retirer sa main de mes yeux. Il trancha les liens de mes poignets d’un coup de griffe précis.

– Mais nous verrons plus tard, dit-il en détachant les derniers morceaux de cordes qui me retenaient. Est-ce que tu as des affaires ?

Je fus incapable de parler, trop fébrile pour réfléchir. Je me contentais d’un bref signe de tête.

– Alors dépêche-toi d’aller les chercher.

Je ne me fis pas prier. Je me dirigeai tout droit vers mon sac renversé au pied d’un arbre et y fourrait frénétiquement mes maigres possessions. J’enjambai sans les voir les cadavres sur mon chemin, ignorant le froid mordant qui assaillait ma peau nue. Je gardai mon regard fixé sur le drakenide. Rien d’autre n’existait en dehors de ses yeux qui brillaient comme deux soleils dans la pénombre. Il m’attendait près du couvert des arbres et sitôt que je fus à sa hauteur, s’enfonça dans les fourrés. Je lui emboitai le pas sans tarder.

– Skara !

Le drakenide se retourna aussitôt. Près de nous, dos aux flammes, le dragon vert nous toisait d’un regard dur. Mon protecteur exhala un soupir ennuyé. Il se déplaça pourtant très légèrement pour se placer devant moi.

– Tu es jaloux, Zmei ?

Son ton était très calme et je distinguai même un sourire sur son visage serein. L’autre Drakenide ne partageait pas sa nonchalance.

– C’est lui qui a conduit les autres ici.

Une pierre se logea de nouveau dans mes entrailles.

– Esclave ou pas, il devra répondre de cela une fois à Drakomaï.

Le dragon rouge haussa les épaules. Il semblait aussi pressé que moi de s’en aller d’ici.

– Nous verrons, dit-il comme si l’affaire était déjà résolue.

Il tourna les talons.

Nous partîmes sans nous retourner, et personne ne chercha plus à nous arrêter.

Le froid et la pénombre se refermèrent bientôt sur nous. Le premier fut plus difficile à supporter que le second ; les étoiles et les deux lunes éclairaient la forêt comme en plein jour. Mes yeux s’habituèrent vite à leur lumière. Je m’emmitouflai dans ma vieille cape élimée sans vraiment parvenir à réchauffer mes membres, et ne put bientôt m’empêcher de frissonner.

– Tu devrais te débarrasser de ça, dit le dragon dès qu’il le remarqua. Ça ne te sera plus utile.

– Je n’ai pas d’autres vêtements.

Le propre son de ma voix me surpris, plus rauque que d’habitude.

Mais il avait raison. Je ne portais plus que ma cape, mes bottes, et des lambeaux de pantalons qui ne servaient plus à rien et que je déchirai en soupirant. Si je n’avais pas oublié depuis longtemps ce qu’était la dignité, je me serais sûrement senti ridicule, mais je n’arrivai même pas à avoir honte.

Il posa sa main sur mon épaule et d’un geste ferme, me rapprocha étroitement de lui. La sensation du froid disparu aussitôt.

– Ne t’éloigne pas de moi. Les humains n’ont pas besoin de vêtements à Drakanea s’ils restent toujours près d’un drakenide.

C’était donc ça. Cette sensation de chaleur qui m’avait enveloppée à chaque fois que je m’étais trouvé près de lui. Je ne l’avais pourtant pas ressentie quand Zmei ou les autres drakenide m’avaient approché.

– Et puis, nous vous préférons nus, ajouta-t-il alors que sa main glissait de mon épaule jusqu’à mes hanches.

Je frissonnai de nouveau, mais pas de froid. Sa semence avait séché sur mes reins et je n’avais pas oublié ce qu’il comptait faire de moi une fois que nous serions assez loin des autres.

J’étais encore vivant. C’était la seule chose qui comptait.

– Mais tu sais déjà certaines choses sur nous, n’est-ce pas ? ajouta-t-il après un instant.

– Vous avez besoin des humains pour vous reproduire, dis-je avec autant de détachement que possible.

Comme si ce n’était pas de mon cul dont il était question.

– Il est interdit de pénétrer Drakanea si ce n’est pas pour vous y aider. Vous vous tenez à l’écart des autres peuples et vous n’avez aucun contact avec les territoires voisins.

– Des barbares qui se font constamment la guerre, approuva le drakenide d’un ton désinvolte.

La forêt était silencieuse tout autour de nous. C’était comme si la faune tout entière se taisait au passage de l’un des seigneurs de ces lieux. Ses pas étaient pourtant absolument silencieux, contrairement à mes bottes qui faisaient constamment craquer et crisser l’humus. Même la nature me faisait comprendre que j’étais un intrus.

– Il y avait bien un royaume avec lequel nous entretenions des liens étroits, repris le drakenide après un autre instant de silence.

Je ne répondis pas.

Je savais où il voulait en venir. S’il nous avait vraiment observés depuis notre entrée à Drakanea, il avait entendu les mercenaires parler de moi. Il avait aussi dû voir mes tatouages. Il savait ce que j’avais été, autrefois.

Mais je n’étais plus cet homme-là et j’ignorai ce que le dragon attendait de moi – hormis de satisfaire la moindre de ses pulsions drakenide, et probablement de me prendre de toutes les façons possibles.

L’incertitude devenait de plus en plus pénible à supporter. La fatigue commençait à m’engourdir, la chaleur que dégageait son corps ne la rendait que plus pesante encore. J’avais passé toute la journée à cheval et échappé de peu à la mort. Si je l’avais pu, je me serrai couché par terre et pour ne plus me relever.

Je continuai pourtant à marcher sans faiblir.

À mes côtés, le drakenide marchait d’un pas souple et tranquille, peut-être pour se calquer sur mon propre rythme. Il était un peu plus grand que moi, plus élancé aussi. Il avait des pommettes hautes et marquées sur son visage en diamant. Des écailles lisses courraient le long de sa nuque, de ses épaules et de ses avants bras, se fondaient naturellement avec sa peau claire. Il surprit mon regard et m’adressa un sourire amusé.

Je détournais précipitamment les yeux.

Nous suivions un sentier dégagé qui descendait le long d’une bute et s’arrêtait au bord d’un ruisseau. Le drakenide nous le fit longer un moment. Le cours d’eau faisait un lacet autour d’une large bande de terre couverte d’herbe verte. La chaleur du dragon persista autour de moi quand il me relâcha.

Toute la nature environnante sembla réagir à son passage. Il fit quelques pas vers un arbre chargé de fruit aux fruits rouges qui se mirent à scintiller comme des rubis. L’herbe se couvrit de coroles de fleurs blanches, des cristaux que je n’avais même pas remarqués s’allumèrent un à un, jusqu’en haut des butes qui nous entouraient. Les feuilles de l’arbre frémirent et ses fruits se mirent à scintiller comme des rubis sous le ciel dégagé.

Ce n’était pas la première fois que je voyais ce genre de prodige à Drakanea. Est-ce que cela voulait dire que depuis le début, les drakenides nous observaient, attendant le meilleur moment pour attaquer ?

– Faisons une pause, dit le dragon en se tournant lentement vers moi. Il me semble que vous vous apprêtiez à dormir, toi et les autres. Tu dois avoir besoin de repos.

Il tendit sa main vers moi dans une invitation à le rejoindre.

Je frémis de la tête aux pieds en devinant ce que cela signifiait.

Mais j’obéis, résolu.

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Comments

Sho Ouattara

Sho Ouattara

Merci ça vient t’inquiète

2022-09-02

0

ZOREL08

ZOREL08

j aime bien la suite stp 🥰

2022-09-02

0

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