« Encore, encore, encore, encore..Non. » Je me rabâche cette fois-ci, la perfection parfaite des arts-martiaux et du vide en attaquant un arbre frêle mais solide.
« Concentration, inspire, expire, inspire.. » Le vide est un don très complexe à apprendre, il faut faire circuler le mana* de notre corps et équilibré.
« Pas à ma jambe ! » J’essaye de le manier à ma volonté mais c’est compliqué.
« Ahmmm », détente ; je dois me détendre.
- : « Dites monsieur, vous faites quoi là ? » demande une voix gamine.
« Gamin, je ne suis pas bizarre ; disparais. Je dois me concentrer. »
- : « Comment vous avez su que je pensais que vous étiez bizarre ? »
Il m’agace, j’ouvre les yeux.
[…]
- : « Jiu, voici Harakû, c’est mon neveu ; prends bien soin de lui. » Il se retourne et s’en va.
« Et l’entraînement ?! » Il rigole
- : « Tu peux faire les deux. » Je soupire et Harakû dit
- : « On fait quoi, monsieur ? »
« Toi, tu ne fais rien. Reste à la maison ; j’ai d’autres choses à faire. »
[…]
Quelques heures plus tard.
- : « Je m’ennuie ! Je m’ennuie ! Monsieur ! »
Je suis en pleine méditation et ce petit garçon saute dans tous les sens.
« Tu vois pas que je dois me concentrer, retourne à la maison si tu t’ennuies. »
- : « Vous n’êtes pas sociable, vous et puis il n’y a rien à
faire là-bas. »
« Je n’ai jamais dit que je l’étais. »
Il s’énerve et m’embête et je perds patience.
« Très bien, viens avec moi. »
- : « Cool ! On va où ? » répond t’il.
« Dans un endroit que tu vas forcement aimer. » je marmonne.
« Suite »
Je vais l’emmener à la cascade, l’eau est tellement froide qu’il abandonnera d’y rester ; moi comme je suis habitué, je pourrais faire ma méditation tranquille. Je ris, on arrive.
J’enlève mes affaires, na et va sous la cascade et hurle pour qu’il m’entende
« C’est dommage, l’eau est vraiment froide, tu n’as qu’à attendre sur la berge ou rentrer à la maison. »
- : « Youhou ! C’est trop bien Monsieur, comment vous faites pour ne pas avoir froid, je vais essayer aussi ! »
Il n’abandonne pas et nage jusqu’à moi et me suis où que j’aille.
Je lui fais découvrir les montagnes, les forets, et d’autres endroits dangereux mais il est toujours aussi courageux et toujours avec beaucoup d’enthousiasme.
On rentre à la maison et son grand-père est là et moi, je tiens par la main un enfant capricieux.
- : « Comment était votre journée ? » demande l’homme et Harakû répondait de plus belle avec une consonance joyeuse et gamine que c’était le cas.
Nous mangeons ensuite et cet enfant n’arrêtait pas de suivre mes gestes et de me taquiner.
La pensée qui comblait mon esprit était ‘je veux dormir’.
« Je suis fatigué, je vais me coucher. »
Le jeune se lève et me suit, je m’installe.
Il plonge dans les couettes pour se serrer contre mes bras. Je sens sa chaleur me fondre lentement et j’entends doucement son souffle qui est devenu long et détendu ; il dort.
Je me redresse et essaye de ne pas le réveiller.
Le vieil homme m’attendait
« Qu’est-ce que vous voulez au juste ? » je grelotte.
- : « Tu sais, il me fait penser à toi. » commence t’il
« Comment ça ? » je questionne
- : « Toutes les vacances il vient me voir et toutes les vacances ses parents l’abandonnent ici.
Et malheureusement ses parents, ne lui donnent pas assez d’amour. Il est seul du matin au soir et ils se fichent complètement ce qui lui arrivent. Mais je l’aime, je l’aime pour qu’il survive. »
Je coupe
« Et alors ? »
Il regarde la lune puis moi
- : « Toi aussi, Jiu tu fais parti de cette famille. »
« Suite »
Je suis troublé et esquive
« Je n’ai pas besoin de ça et de toute façon, je n’ai pas de famille. »
- : « Tu es déjà comme un frère pour lui, ne gâche pas tout et protéger les gens qu’on aime donne plus de force.
Je saute et cours dans la foret, disparais de sa vue et trouve par hasard une grotte.
‘On est plus tranquille, ici’ je me dis.
Je croise les jambes, vide mon cerveau de pensées
[…]
Je suis dans une impasse grise et sombre, des lumières noirs et
blanches sont autour de moi, je distingue la roche brune de calcaire et le sol environnant sans couleur.
J’ai pourtant les yeux fermés.
Une de mes pensées coule sur un fil blanc, une image nette apparaît.
J’aperçois une fleur violette et mignonne. Quelle est belle, quelle est belle…
Une ombre noire et menaçante émane de mon corps et se dirige vers cette beauté si petite, j’ ordonne d’arrêter
avec maladresse. Il ne faut pas que cette ‘chose’ la détruise.
Je suis calme, je suis calme, oui calme… Je respire lentement, un nouveau regard sans que mes paupières s’ouvrent se pose sur cette plante autotrophe.
Avec un esprit vide, neutre et blanc. Sans rien et sans plus. Je suis devenu un peu plus sage. Je récite
« Quelle est belle cette violette. » Rien ne ce passe et je brime avec cruauté
« Tombe. »
La fleur se flétrit, se sèche, se jaunit et sa petite vie sans importance meurt.
J’ouvre les yeux et je suis toujours dans cette grotte, la fleur s’est vraiment écroulée.
J’entends une voix qui hurle
- : « Jiu ! Jiu ! » Sur plusieurs reprises mon prénom résonne à travers les bois.
La lumière de la journée me chatouille le visage et je décide de sortir.
J’arrive à la cabane en bois, Harakû me voit et se jette sur moi en pleurant.
- : « Monsieur Jiu ! » Il pleure beaucoup en me broyant les cotes et le visage stressé du papy arrive.
Il m’aperçoit et se calme, il me touche l’épaule sous l’émotion et tremble
- : « Tu nous as fait peur. » Je souris vraiment heureux.
Après s’être calmé, j’allège
« Qu’est-ce qui vous arrive ? Je ne suis parti que hier. »
« Suite »
Les deux personnages se regardent, interloqués et le plus âgés ajoute
- : « Tu as disparu pendant un mois. »
« Un mois ! Je comprends votre réaction maintenant. » je fulmine.
Le son d’une voiture s’approche et je commente à tous
« Je pense que tu vas y aller, Harakû »
celui-ci me fixe avec peine.
- : « Allez, fiston ton père est là » essaye le vieux de le raisonner.
Je n’ai même pas besoin de savoir ce que pense Harakû que je manifeste
« Il peut rester avec nous. » Un large sourire s’illumine sur ses lèvres cependant l’ambiance joyeuse se rompt quand son père fait apparition en disant pressé
- : « On y va Harakû ! »
L’enfant se cache derrière moi et désobéit. Le père répète et je fulmine
« Peut-être qu’il ne veut pas partir avec vous. »
L’homme de bureau exprime avec mécontentement
- : « Je parle à mon fils, pas à vous. » Je corrige
« Vous le traitez comme votre enfant ? (je rigole) Vous ne faites même pas attention à ses désirs, son bonheur se résume à vos envies. Laissez le nous. » Il parle fort
- : « Mon dieu mais vous êtes qui pour me parler ainsi, vous
n’êtes pas de la famille que je sache et vous êtes mineurs, non ? Veuillez vous excusez ! »
Je suis toujours sérieux et inébranlable
« Fort bien, son grand-père n’a qu’à devenir le tuteur légal. Où sont les papiers ? » Il s’exclame
- : « N’importe quoi ! Tu entends Harakû ? Monsieur inconnu veut t’élever avec ce vieillard ; quel bande de mal poli ! Vous avez pensé aux frais scolaire, aux besoins nutritif ? »
« Nous avons les moyens » je réponds avec tact.
- : « Je préfère voir un juge ! (Il se calme) Le rendez-vous sera demain à 9 heure. »
« Si vous voulez. »
***Téléchargez NovelToon pour profiter d'une meilleure expérience de lecture !***
24 épisodes mis à jour
Comments
j'adore cette histoire 😌💢
2024-12-19
0