Nous sommes passés voir la secrétaire pour lui donner la pièce d'identité de Ignacio, avant de partir. Je n’ai même pas eu le temps de faire les présentations, cet homme est naturellement sociable, il s’est présenté tout seul
Ignacio : Je suis le nouveau garde du corps de monsieur Lombardi. Nous allons nous voir souvent par ici, je pense
Elisa : C'est un plaisir de faire votre connaissance, Ignacio. Vous êtes charmant..
Il m’impressionne dans tout ce qu'il fait, je le regarde et je me rends compte que je suis de plus en plus sous son charme.
Nous avons quitté le bureau, en prenant les escaliers, comme il le voulait. J'ai l’impression que nous évitons tous les deux de trop parler, peut être qu'il nous faut encore un peu plus de temps pour briser toutes les barrières qui sont encore entre nous deux.
Nous arrivons au parking et là, je me souviens que Batolo n’était pas là, car il devait accompagner ma femme dans un tournage dans l’après-midi.
Moi : J’avais complètement oublié que mon chauffeur n’était pas là…
Je lui dis cela en prenant une expression complètement dépité, il se met à sourire avant de me répondre
Ignacio : Je crois que nous n'avons pas d’autres choix que de prendre ma vieille camionnette.
Je me suis mis à sourire aussi après qu’il ait dit cela et sans plus tarder, nous nous dirigeons dans sa camionnette.
Ignacio : Ne faites surtout pas attention aux désordres qu’il y a dedans. Disons que le rangement et moi, on ne fait pas bon ménage
Il me dit cela après que l’on se soit installés dans la voiture, j’éclate de rire à son commentaire, après avoir constaté qu’il a totalement raison en disant cela. Sa camionnette est vraiment en très mauvais état et à l’intérieur, il y a des choses qui traînent partout.
Il ne tarde pas à démarrer, je me dépêche d'attacher ma ceinture.
Sur la route, je me rends compte qu’il conduit plutôt vite. J’avoue que je ne suis pas trop habitué à ce genre de conduite, il a sûrement remarqué mon inquiétude, car il s’est retourné pendant quelques secondes pour me regarder avant de me dire
Ignacio : Je vais ralentir un peu. Moi, je suis habitué à conduire vite, surtout que je fais souvent de long trajet entre le village et la ville de Mexico. Alors, j’ai pris l’habitude de conduire vite.
Moi : Vous n’avez jamais voulu changer de voiture ?
Ignacio : Ce tas de ferraille est la seule chose que j’ai hérité de mon père, mis à part les dettes…
Ils me racontent tout cela avec un grand sourire, toujours avec sa façon très particulière qu’il à de dire les choses. On voit bien qu’il n’a pas grandi dans la ville, parce qu'il a cette façon un peu semblable aux hommes de Cro-Magnon de parler, très brusque mais qui lui donne ce côté très séduisant
Ignacio : Même s'il à l'air vieux et en si mauvais état, croyez-moi, il n’y a pas de voiture plus sur…
Je me suis mis aussi à rire après qu’il ait dit cela, il parle beaucoup, j'ai l'impression qu’il à envi de me raconter beaucoup de choses alors, je ne dis pas grande chose. Je suis tellement captivé par cet homme que je serais prêt à l’écouter parler et me raconter sa vie pendant des heures..
Ignacio : Par contre, vous allez devoir me guider. Parce que je n’ai pas de GPS intégré dans cette antiquité alors…
Moi : Aucun problème, je vais vous guider. Nous devons prendre à droite au prochain rond-point..
Ignacio : A droite, au rond-point.
Il répète ce que je viens de dire, tout en se concentrant un peu plus sur la route. Ce n’est pas de ma faute, je n’arrive pas à décoller mon regard de lui et de lui sourire comme un stupide.
Après quelques minutes de route, nous arrivons devant la maison. Je le vois ouvrir grands ses yeux et sa bouche avant de dire avec surprise
Ignacio : Ce n’est pas une maison ça, c’est un château…
Je me suis mis à rire avant de lui dire
Moi : Suivez-moi. Vous allez voir. Dès qu’on aura mis les pieds à l’entrée, Polita sera là, pour nous accueillir. C’est comme si elle avait un radar qui lui permet de détecter ma présence…
Il se met à rire quand j’ai dit cela, tout en continuant à laisser son regard se balader un peu partout.
Et comme je l'avais dit, à peine que nous avons mis les pieds à l'entrée, Polita était déjà là, elle nous attendait.
Moi : Je te présente Ignacio. Mon garde du corps…
Elle me regarde en faisant des grands yeux, elle vient de se rendre compte qu'il s’agissait de la même personne qui m’avait sauvé la vie. Elle me fait un sourire coquin avant de retourner son attention sur Ignacio et lui donner la main en disant
Polita : Quel agréable plaisir de faire votre connaissance, Ignacio. J’ai l'impression de vous connaître depuis longtemps, tellement j’ai entendu parler de vous dans cette maison…
Elle se retourne et me faire un regard malicieux en disant sa dernière phrase, Ignacio lui serre aussi la main et lui répond avec un large sourire
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