Après cette explosion, un long silence s’installa. L’appartement, jadis le refuge de leur amour, était devenu le théâtre d’un drame émotionnel où chacun se retrouvait face à ses propres doutes. Hazel se retrouva seul, le cœur en miettes, à repenser à toutes les promesses qu’il avait faites, tandis qu’Enzo, recroquevillé dans un coin sombre, luttait contre la douleur et la peur d’un avenir incertain.
Dans les jours qui suivirent, l’absence de communication laissait un vide immense. Hazel, conscient d’avoir franchi une limite, chercha désespérément à comprendre la profondeur de la blessure d’Enzo. De son côté, Enzo oscillait entre la colère, la tristesse et la peur d’un changement irréversible.
Chacun, à sa manière, se demandait comment réconcilier l’amour qui les avait unis et la réalité brutale d’une grossesse à risque qui les avait forcés à se confronter à des vérités qu’ils ne pouvaient ignorer.
Deux jours plus tard. *Enzo seul dans l'appartement vide*.)*
- *Le médecin avait été clair* : *"Avortement recommandé. Votre utérus pourrait se déchirer."*
- *Hazel n'avait pas donné signe de vie*.
Enzo *écrivit*, *les larmes tachant le papier* :
> *"Si tu ne veux pas de cet enfant...*
> *Je l'élèverai seul.*
> *Mais je ne peux pas l'abandonner.*
> *— Enzo"*
*(Il *posa la lettre sur la table de nuit*, *à côté du test de grossesse positif*.)*
Hazel dormait chez Léo un ami de Hazel.
Quelques jours après la violente dispute, l’appartement d’Enzo et Hazel était devenu le théâtre d’une atmosphère lourde de silence. Inquiets, leurs amis proches décidèrent d’intervenir pour les aider à affronter cette crise.
Lors d’une soirée improvisée dans le petit salon, Léo – un ami de longue date d’Enzo – prit la parole d’une voix basse mais déterminée :
« On voit bien que vous souffrez tous les deux. Enzo, Hazel, vous n’êtes pas seuls dans cette épreuve. Parfois, il faut accepter qu’on a besoin d’aide extérieure pour recoller les morceaux. »
Hazel, assis à la table, regardait ailleurs, ses yeux trahissant la douleur et le regret. Enzo, quant à lui, restait silencieux, ses mains crispées sur le dossier d’un fauteuil. Une amie commune, Clara, intervint :
« Je connais un spécialiste en thérapie de couple. Parfois, discuter avec un professionnel peut aider à dénouer les sentiments refoulés. Vous pourriez envisager une rencontre, juste pour vous redonner du recul. »
Ces mots résonnèrent comme une invitation à sortir de l’isolement. Même si la tension était encore palpable, chacun espérait que l’appui de leurs proches pourrait amorcer un premier pas vers la réconciliation.
*(La porte *grinça* à l'aube. *Hazel, *les yeux cernés*, *les vêtements froissés*, *se tenait sur le seuil*.)*
- *Il vit la lettre. *La lut. *La serra contre son cœur*.
- *Puis il *tomba à genoux* devant Enzo endormi, *ses lèvres effleurant son ventre*.
*"Je veux *tout*. Toi. *Lui*. Même si ça me tue de peur."*
*(Enzo *se réveilla en sursaut*, *les yeux gonflés*. Hazel *l'attira contre lui*, *les épaules secouées de sanglots silencieux*.)*
*"On va *se battre*. *Ensemble*."*
Dans le même temps, à l’hôpital, les médecins qui avaient suivi le dossier d’Enzo avaient pris très au sérieux la situation. Le Dr. Moreau, spécialiste en médecine de reproduction, se rendit compte que la grossesse à risque d’Enzo nécessitait un suivi rapproché et une prise en charge psychologique particulière. Lors d’une réunion pluridisciplinaire, il déclara :
« Enzo présente des complications qu’on ne voit pas tous les jours. Au-delà du suivi médical, il est impératif qu’il bénéficie d’un accompagnement psychologique pour gérer ce bouleversement identitaire. »
Cette recommandation fut transmise à Hazel et Enzo. Convoqués dans le cabinet du Dr. Moreau, les deux compères furent confrontés à la réalité médicale, mais également aux conseils d’un psychologue spécialisé.
Le Dr. Moreau expliqua calmement :
« Votre situation est singulière. Nous allons mettre en place un suivi médical strict, mais je vous encourage également à participer à des séances de counseling de couple. C’est essentiel pour préparer ensemble l’avenir de cette grossesse à risque. »
Hazel, le regard baissé, murmura :
« Je ne veux pas perdre Enzo… et je veux qu’il se sente protégé, quoi qu’il arrive. »
Lui, d’une voix tremblante, répliqua :
« Je… je suis effrayé par ce qui m’arrive, mais je ne peux pas abandonner cet enfant qui grandit en moi, ni notre amour. »
Le psychologue ajouta en toute douceur :
« La colère, la peur, et même la jalousie que vous avez éprouvées sont des réactions normales face à une situation aussi bouleversante. Il vous faut maintenant trouver ensemble des moyens pour construire un avenir commun, en prenant soin de vous et de votre santé. »
Suite à cette réunion, Hazel et Enzo se retrouvèrent plusieurs fois autour d’un café, invités par leurs amis pour discuter de leur avenir. Lors d’une rencontre informelle dans un petit café du quartier, Léo entama la conversation :
« Alors, avez-vous pensé à comment gérer tout cela ? À la fois le suivi médical, l’aspect psychologique, et… l’avenir de ce bébé ? »
Hazel, toujours marqué par la pression des événements, répondit :
« J’ai proposé à Enzo d’envisager un avortement pour sa santé, mais il a catégoriquement refusé. Maintenant, il se sent trahi, et moi je suis terrifié à l’idée de le perdre. »
Enzo, assis en face, intervint d’une voix rauque :
« Je sais que ma grossesse est à risque, et je suis conscient des dangers, mais cet enfant, c’est aussi une partie de moi. Je veux l’élever, même si je dois le faire seul. »
Les regards se croisèrent, et dans ce moment de franchise, chacun comprit que l’avenir serait compliqué, mais que leur amour et le soutien de leur cercle proche pourraient les aider à affronter l’inévitable.
Clara, avec douceur, proposa :
« Peut-être qu’en construisant un plan de soins complet, en concertation avec les médecins et en vous engageant dans une thérapie régulière, vous pourrez trouver un terrain d’entente pour avancer. »
Hazel hocha la tête, la détermination mêlée à la tristesse dans les yeux.
« Je veux protéger Enzo, je veux qu’il se sente aimé, en sécurité, même si cela signifie revoir mes convictions sur la famille et sur ce que je considère normal. »
Enzo, qui jusque-là avait lutté contre ses émotions, finit par dire, la voix pleine d’émotion :
« Je ne sais pas ce que l’avenir nous réserve. Mais je sais une chose : je ne veux pas affronter cela seul. Même si je suis effrayé, je veux qu’on essaye de trouver une voie commune, pour moi, pour cet enfant et pour nous deux. »
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