Ne pouvant plus rien faire, elle dût accepter l'invitation de Marguerite et la suivit dans les profondeurs de la demeure. Cette dernière la conduisit dans une grande pièce sublimement meublée. Au centre trônait un énorme îlot fait d'une matière noir qui scintillait. Les murs étaient peintes en noir et d'une couleur laiteuse. Cette pièce, Naama ne l’avait jamais visité. Elle se demandait d’ailleurs, ne nombres de pièces que comptait au total cette demeure.
-Magnifique, dit Naama sur le coup de l'admiration.
Bouche ouverte, elle tournait sur elle-même afin de mieux contempler la pièce, ce qui fit rire Marguerite.
-Eh oui, monsieur Sergio a vraiment du goût. Toute la décoration de la villa a été sélection par lui-même.
-Monsieur Sergio? Répéta Naama troublé.
-Celui qui vous a amenez ici, répondit Marguerite.
Tournant le dos à Naama, cette dernière se mit à rassembler les outils dont-elle aurait besoin pour la préparation de sa tarte. Quant à Naama, elle resta là à se répéter en elle-même le nom de Sergio. À force de se limité à contempler la carrure majestueuse de son kidnappeur, Naama se rendit compte qu'elle ne connaissait même pas son nom.
-Ah s'est celui-là, dit-elle en venant s'assoir autour de l'îlot. Non il ne m’a pas amené mais il m'a plutôt Kidnappé.
-Où se trouve donc la différence, jeune fille? Questionna Marguerite les yeux baissés sur ses pommes.
Naama se mit à réfléchir très rapidement. Malgré qu'elle reconnaissait que, entre être amenée ou être kidnappée, la finalité était qu'elle avait été déplacée d'un lieu A à un lieu B, cette dernière soutenait quand-même sa phrase.
-Accepter qu'il m'a amené serait de reconnaître qu'il l'a fait avec mon accord or ce n'est pas le cas, il ne m'a pas demandé ma permission, ainsi donc, il m'a kidnappé.
Naama avait dit tout cela en mimant des gestes avec ses mains. Marguerite attendit la fin de sa phrase pour éclater de rire car selon elle, les arguments de la jeune femme étaient drôles. Le rire éclatant qu'émettait la femme en face d'elle la surprenait terriblement. Avait-elle dit quelques choses de drôles? Voyant que Marguerite n'arrêtait de rire, Naama fit mine d'être fâchée en renfrogna le visage.
-Mais enfin je suis sérieuse, pourquoi riez-vous Marguerite? Questionna Naama de sa petite voix.
Marguerite se redressa et lui sourire ouvertement. La vieille dame connaissait parfaitement Sergio et elle était certaine qu'il ne l'avait pas enlevé pour lui faire de mal.
-Vous ne semblez pas vous plaindre d'être en ce lieu non plus, alors ce n'est plus du kidnapping. Vous avez donc été amenée, répondit Marguerite après avoir fini de rire.
Naama s'empourpra aussitôt. Il vrai que, kidnappée ou pas, elle bénissait le Seigneur d'être loin du royaume du Sultan Khalid. Enfin de compte, peut-être que c'était une chance pour elle d'avoir été kidnappé par Sergio, songea-t-elle. Qu'est-ce qui garantissait la réussite de sa fugue si elle avait suivi le plan de se peureux d'Aziz? Peut-être que le Sultan les auraient déjà rattrapé. Ou peut-être qu'ils seraient encore en train de courir dans le désert, affamer et assoiffer. En réalisant cela, Naama posa son menton dans le creux de sa main et se mit à réfléchir. Pouvait-elle faire confiance en son kidnappeur, qui dans sa situation actuelle, était comme un sauveur? Ce qui la perturbait réellement était de connaître les raisons pour lesquelles il l'avait enlevé.
Naama avait fini par rejoindre sa chambre, une fois la nuit tombée. Elle avait passé une agréable journée en compagnie de Marguerite mais toute bonne chose avait une fin. Néanmoins, elle avait un arrière-goût amer quelques part dans le cœur. Que regrettait-elle concrètement de sa journée ? Honteuse, Naama ferma les yeux lorsqu’elle s’avoua que c’était l’absence de Sergio. Ce dernier l’avait promis avant son départ se matin de rentrer plus vite, mais il n’avait pas tenu promesse. Troquant son abaya contre l’une des robes de nuit en soie que lui avait remise Marguerite plutôt, Naama noua sa longue chevelure noire en un chignon rehaussée au-dessus de sa tête et se plaça devant la vaste fenêtre de sa chambre. Un souvenir vint dans sa mémoire, puis elle sourire.
-Vous devriez rire plus souvent !
La voix de Sergio parvint comme un volcan au creux de ses oreilles, ce qui enflamma tous ses sens. La voix était chaude et à la fois brûlante. Se retournant brutalement, Naama posa ses yeux sur le corps d'Apollon que possédait Sergio. Elle détourna ses yeux aussitôt lorsque ses joues s’enflammèrent.
-Excusez mon retard je vous prie, j’étais débordée, dit Sergio de sa voix rauque.
-Ce n’est pas grave, je n’ai pas remarqué votre absence.
Sergio aurait pu se fâcher si seulement il n’avait pas cette belle vue, sur ses cuisses. La nuisette qu’elle avait sur le corps permettait à Sergio de mieux contempler son corps fin. Un désir imminent naquit dans les entrailles de Sergio mais il fit violence sur lui-même pour se contrôler. De l’autre côté, Naama priait pour que Sergio se rapproche d’elle afin de glisser ses doigts dans le creux de sa taille. Elle commençait par aimer cette sensation qu’elle éprouvait chaque fois qu’il posait ses doigts en cet endroit.
-Le sultan vous recherche comme un fou, annonça Sergio.
Le cœur de Naama se mit à battre d’un rythme très accélérer. Toute tremblante, elle quitta l’embrasure puis se rapprocha de Sergio. Naama avait peur car elle savait ce qui allait se passé si jamais le sultan Khalid la retrouvait.
-Eclairez ma lanterne mademoiselle Naama. Pourquoi est-ce que le sultan mettrait autant de moyen pour retrouver une simple femme évadée de son harem?
Les yeux de Sergio lançaient presque des éclairs. Il était en colère de ne rien savoir. Connaissant le sultan Khalid, ce n’était pas trop le genre d’homme à s’attacher à une femme. Il avait les yeux baladeurs, il se serait contenté de se trouver une autre femme pour compléter le nombre de femme dans son harem.
Ce matin, Sergio avait eu un appel du sultan, souhaitant lu faire part de la disparition de l’une de ses concubines. Et juste âpres cela, il avait suivi un communiqué à la télé stipulant que le sultan offrait une grande somme à celui qui lui ramènerait Naama. Une photo d’elle faisait l’urne de tous les journaux. Ce qui agaçait le plus Sergio était le surnom que les journalistes attribuaient à Naama : Promise du sultan. Sergio n’était pas le moins du monde occupé aujourd’hui, mais il était resté volontairement loin de Naama afin de calmer sa colère. Le duc Montefeltro la voyait à présent comme sienne, et n’appréciait guère le fait que le monde la voir comme la promise de ce sultan.
-Pourquoi est-ce que le sultan vous recherche à ce point Naama ?
Naama lui tourna le dos pour simple réponse. Ses yeux s’encombrèrent de larmes qui ne tardèrent pas à s’écrouler sur ses joues. Comment tout lui avouer lorsqu’elle n’avait aucune confiance en lui ? Si la vérité parvenait aux oreilles d’une personne de mauvaise foi, tout ce pourquoi Naama, son frère et ses parents avait luté serait du gâchis. Son cœur se comprimait douloureusement car elle se sentait prise au piège. Comment ferait-elle pour fuir le sultan Khalid, cet homme avait de l’influence partout dans le monde.
-Répondez-moi Naama, dit Sergio d’une voix rugissante.
-Ne me livrez pas au sultan Khalid je vous en prie. Ne me livrez pas à lui, vous serez dédommager. Je vous dédommagerais, je vous le jure. Supplia Naama d’une voix pleine de sanglot.
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