Lorsqu’elle ouvrit ses yeux ténébreux, elle se retrouva dans une pièce faiblement éclairée par des rayons lumineux. Elle remarqua que son corps était allongé sur un matelas très doux et une odeur de rose remplissait la chambre. Depuis quand n’avait-elle plus eut droit à ce confort songea-t-elle. Ce sultan la faisait coucher sur un amas de bois afin de l’amener à se soumettre à lui. Lorsqu’elle se souvint de sa mésaventure d’aujourd’hui, elle prie peur et essaya de se lever du lit.
-Seigneur, murmura-t-elle en se levant.
Deux mains fermes l’attrapèrent par la hanche, lorsqu’elle faillir dégringoler au sol.
-Pour une personne sensée être muette, vous avez plutôt une belle voix, dit Sergio.
Sergio n’avait pas bougé de la chambre depuis leur arriver. Il était là à prendre sa tension et à veiller sur elle. Lorsqu’il l’avait vu se lever avec son corps frêle, Sergio était certain qu’elle allait vacillée d’un moment à l’autre. Ce qui avait créé la surprise chez Sergio, ce n’était pas non seulement la finesse qu’il avait remarquée en enroulant ses bras autour de la taille de cette femme, mais c’était l’entente de sa voix. Lui qui s’était fait à l’idée qu’il ne l’entendrait jamais parler, la voici qui s’exprimait d’une voix mélodieuse. Rien que sa voix avait suffi pour enflammer le cœur du duc Montefeltro.
D’une main, Sergio l’a maintenait précieusement accoler à lui par la taille. De l’autre bras de libre, Sergio caressa secrètement la pointe des cheveux noirs de la femme derrière son dos. Cette dernière avait les yeux écarquillés. Elle qui se pensait seul dans cette chambre plongée dans le noir, elle se maudissait à présent d’avoir livré bêtement son secret à l’ennemi. Faire la muette était une arme dont-elle se servait pour se protéger de se sultan fanatique. La jeune femme était de nature bien élancée, mais face à l’homme qui se tenait majestueusement debout en face d’elle, la pauvre se sentait du coup très minuscule. Ses joues rougirent. lorsqu’elle senti la naissance des doigts de Sergio se posé dans le creux de sa taille.
-Vous ! Lâchez-moi toute suite, hurla-t-elle en essayant de se dégager de l’emprise de Sergio.
Ce dernier sourit diaboliquement en voyant le rouge apparaitre sur le visage de sa captive. Heureux était-il de savoir qu’elle le trouvait également attirant. Sans prendre gare aux menaces de la jeune femme, il se permettait de la détailler du regard sans gêne.
-Dio mio, Que vous êtes bruyante, hurla-t-il en se décollant d’elle.
La jeune femme venait de lui mordre les doigts. Surpris, Sergio s’était décollé d’elle afin de mieux la contempler. De toute sa vie, jamais une femme n’avait osé lui mordre les doigts. Sergio trouvait cela drôle et décida de continuer le jeu. Car tout ceci était pour lui un jeu.
-Savez-vous qui je suis mademoiselle? Questionna Sergio d’une voix qu’il souhaitait bien rauque.
La jeune femme lui jeta un regard, par le moins du monde apeuré. Le noir de ses yeux et celui de ses cheveux scintillaient à l’unisson. Elle semblait si frêle que Sergio se demandait à présent d’où est-ce qu’elle tirait cette confiance en elle, car il était certain qu’une bourrasque de vent suffirait pour la renverser.
-Peu m’importe, il voudrait mieux pour vous que vous me laissez partir si vous tenez a votre vie car….
-Oui car ? Continuez, je vous prie Bella, renchérir Sergio d’une voix amusée.
La jeune femme devint aussitôt écarlate, elle avait l’air songeur. Qui allait venir à son secours ? Qui viendrait la délivrer ? Son frère ne la cherchait peut-être plus et aucune famille n’existait pour elle, nulle part dans le monde.
-Car, Car je trouverai un moyen de m’en fuir, dit la jeune femme en détournant loin de lui le regard.
Sergio se mit à rire à gorge déployée. Impossible qu’elle l’échappe se dit-il. Lui il n’était pas se vulgaire Sultan, et mieux encore, il ne la laisserait jamais s’en fuir maintenant qu’il avait décidé de faire d’elle sa femme.
-Mademoiselle Chahar…Khazar…bref, dites-moi une chose. Qu’est-ce qu’une femme telle que vous, cherchait dans un harem et pourquoi avez-vous tenté de fuir ?
Sergio avait du mal à se souvenir du prénom de la femme qui le troublait. Toutefois, cela ne l’avait pas distrait dans son interrogatoire. Il avait posé sa question aussi directement que possible et le visage dur qu’il affichait à présent montrait clairement que le jeu était fini. Rien que le fait de voir la peau laiteuse de la jeune femme en face de lui, faisait naitre en lui un volcan de colère lorsqu’il pensait que le Sultan y avait déjà passé les mains. Essayant de maitriser la colère qui se mouvait en lui, il mit les mains dans le creux de ses poches, puis plongea ses yeux dans ceux de la jeune femme. Cette dernière détourna le regard et se mit à se tordre les doigts. Lui faisant dos, elle se tourna vers la balustrade qui trônait dans la chambre. Elle se demandait à présent, si elle devait avoir peur de lui ou plutôt se fier à lui. Un bâillement se faufila entre ses lèvres, preuve qu’elle était épuisée.
-Qu’allez-vous me faire ? Questionna-t-elle en se retournant face à lui.
Ce n’était pas la réponse à sa question mais il ne s'attarda pas sur ça. Qu'est-ce qu'il allait faire d'elle? Certainement qu'elle deviendrait la duchesse Montefeltro, se dit-il. La femme qui se tenait devant lui, était l'incarnation même de la beauté. Elle semblait si jeune et si naturelle. Elle était si mince à la fois. C’était égoïste de sa part d’y songer, mais avec elle, Sergio savait qu’il avait trouvé la bonne pour détrôner Georgina et aussi clouer le bec à tout ce monde qui ne cessait de lui réclamer une épouse. Peut-être bien que sa mère en serait également heureuse. Ce qui agaçait Sergio était le faite que, malgré ses regards scripteurs, il n'arrivait à rien lire sur le visage de la jeune femme. Cette dernière ne souhaitait visiblement pas lui parler, alors, il se devait de trouver, toutes les informations par ses propres moyens. Une question lui vint en mémoire; pourquoi désirait-il? si tant faire d'elle sa femme or il ne l'a connaissait pas. Ses yeux noirs songea-t-il. Ses yeux noirs l'appelaient à l'aimer et à prendre soin d'elle. Peut-être bien que la kidnapper n'était pas la meilleure méthode pour l'attirer, mais le mal était déjà faire. Se reprochant d'elle de toute sa taille, il se tint à deux pas d'elle, et plongea ses yeux, dans ceux de la jeune femme.
-Vous deviendrez sans nul doute mon épouse, déclare-t-il un peu plus durement qu'il l'aurait souhaité.
Cette dernière ouvrit la bouche et bégaya quelques choses anodines. La surprise se peignait parfaitement sur son visage mais cela ne dérangea aucunement Sergio. Elle avait commis le crime de faire battre le cœur de Sergio à un rythme plus agréable, alors Sergio était décidé à la faire sienne.
-Vous semblez plus fou que votre ami le sultan, dit-elle en s'écartant de lui. Jamais je ne deviendrai la femme d'aucun d'entre vous deux.
Ainsi donc le Sultan désirait fait d'elle sa femme. Était-ce la raison de sa fuite? Décidément, il fallait que Sergio se mette en quête d'information. Toutefois, il souhaitait mettre une chose au clair dans la tête de la jeune femme.
-Je vous conseille d'oublier le Sultan dès aujourd'hui, car vous ne le reverrai plus jamais.
La jeune femme l’observait avec des yeux écarquillés. Devait-elle le croire ? se demandait-elle. La pauvre craignait à présent tout le monde, en occurrence, elle craignait plus Sergio car elle l’avait plusieurs fois vu discuter avec le sultan. Ce n’était pas une bonne idée se dit-elle, elle devait trouver un moyen de rejoindre son frère.
-Mais enfin, où m’avez-vous emmené ? Questionna la jeune femme apeurée après savoir vu l’extérieure à travers la fenêtre.
-Bien venue à Seattle, dit Sergio en quittant la chambre.
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