Mlle Élisa...
Une voix...
Mlle Élisa...
Maman ? Non, elle semble trop douce. À qui appartient-elle ?
Mlle Élisa...
Qui est Élisa ?
Un vaisseau de lumière brisa l'obscurité régnante, la lumière gagna du terrain et devint reine m'aveuglant dans son éblouissante percer. Mes yeux s'ouvrirent en douceur, c'est alors que je vis un visage qui m'était dès lors inconnu. Avec des traits délicats et fins des yeux couleur miel, elle m'adressa le plus beau sourire que j'avais jamais vu.
— Je vous prie de vous redresser mademoiselle. Je vais faire votre toilette.
« Mademoiselle » ? Quelle étrange façon de m'appeler, d'habitude les adultes ne nous témoigne pas autant de respect.
Je me redressai à sa demande, une bonne odeur de lavande mélangée à de doux et délicieux parfums dont la senteur m'était dès lors inconnue me frétilla le nez. Elle trempa un chiffon dans une bassine remplie d'eau, une au clair, la plus claire que je n'avais jamais vu. Elle essora le chiffon et frotta délicatement le visage, le contacte de ce chiffon contre ma peau me fit le plus grand bien et je me détendis.
C'est alors que les événements précédents me revenu violemment en tête, Saki et Harumi qui m'abandonnait, ma violente altercation avec Hina, mon réveil à l'hôpital et puis...ma mort.
Je suis censé être morte !
Je commençai à regarder plus attentivement mon environnement qui avait radicalement changé. Il n'était ni moderne, ni ancien, ce décor avait l'air d'un autre monde. Il était féerique. Le sol brillait d'un bel éclat bleu miroitant, les murs étaient blanc et broder de motifs dorés représentant toute sorte de symbole. La seule chose qui était un peu près « normal », c'était ce somptueux lit baldaquin où je pouvais facilement mettre 5 personnes.
La femme à mes côtés me regardait un peu déconcertée sûrement dû à mes réactions disproportionnées. Bizarrement, plus je scrutais cette femme, moin elle me semblait normal. Ses yeux miel brillaient telles des pierres précieuses et sa peau n'avait aucune imperfection en plus de son accoutrement qui ressemblait étrangement à celle d'une servante.
— Mlle Élisa ? Est-ce tout-va bien ?
— Qui est « Élisa » ?
Ma voix !
Ma voix était plus fébrile, plus douce et naïve un peu comme celle d'une enfant. Je me levai d'un bond et bondis de mon lit, je m'écrasai tête la première sur le sol. Mes jambes étaient pourtant suffisamment grandes pour descendre du lit et pourtant, c'est comme si elle avait rétréci.
— Mlle, vous allez bien ?! Mais enfin que vous arrive-t-il ?! Demanda-t-elle d'une voix inquiète tout en venant m'aider.
Un peu honteuse, je me redressai, c'est alors que je vis sur le sol luisant un visage inconnu. Une peau et des cheveux aussi blanches que la neige et des yeux bleus étincelants.
Un ange.
Je caressai le sol et à mon grand effroi ce n'était pas un tableau où une peinture, mais un reflet. Le reflet d'un visage et...c'était le mien !
Je me touchai et me caressai de partout, les proportions de mon corps et sa taille avait changé. Mais comment était-ce possible ?! La dame m'emprisonna les mains pour m'empêcher de continuer, j'étais dans un état de panique sans précédent.
— Mlle Élisa, mais arrêtez voyons !
— Mais qui est Élisa ?! Pourquoi m'appelles-tu comme ça depuis tout à l'heure ?! Et où est ma mère ?!
Un ange passa dans la pièce, pendant un temps interminable personne ne prononça le moindre mot. Pas un seul. Le visage de la femme se décomposa de douleur et elle me prit dans ses bras, un câlin chaleureux et emplit d'amour.
— C'est vous Mlle Élisa, je sais que vous souffrez de...l'absence de votre mère, je sais que c'est dur et qu'elle vous manque chaque jour. Mais je serai toujours là pour vous, vous ne serez pas seul dans cette épreuve, je vous le promets.
Mon cerveau se mit en pause à ce trop-plein d'informations, tout à coup l'obscurité prit place dans la pièce qui était la seconde avant, bien éclairé. Je levai la tête vers le plafond qui était recouvert de verre translucide, et ce que je vis me coupa littéralement le souffle. Un immense bateau flottait au-dessus de nos têtes se laissant porter par le vent. Je pointai du doigt cette chose surréaliste comme pour la rendre plus réelle, j'ouvris grand la bouche de stupeur les sons se bloquait dans ma gorge s'empêchant mutuellement de sortir. La dame suivit le bout de mon doigt et se mit à sourire.
bateau Impérial :
— C'est le bateau Impérial ! Ce qui signifie que l'empereur est revenu de son expédition !
L'empereur ? Bateau Impérial ? Expédition ?
Des milliers d'informations et des millions de questions se bousculaient dans ma tête sans temps morts.
MAIS QU'EST-CE QUE C'EST QUE CE DÉLIRE !!!!
- Mlle Élisa vous allez ?! Mlle Élisa restez avec moi ! Mlle Élisa ! Mlle Élisa !
...3 mois plus tard......
— Mlle Élisa, il est l'heure de se lever.
Je me réveillai difficilement, un peu dans les vapes, je m'étirai tandis qu'Anna ma domestique me purifia le visage en me récitant sa prière habituelle :
— Oh dieu fondateur, vous qui veillez sur notre passé, corrigé notre présent et guidez notre futur. Bénissez votre création par cette eau dont vous êtes la source, purifiez-la de ses pêcher et guidez-la vers un avenir radieux. Seria.
— Seria.
« Seria » n'a pas vraiment de signification, c'est un mot qu'on dit à la fin d'une prière et ce mot marque l'espoir que notre prière parviennent aux dieux.
Cela fait trois mois que je suis dans ce monde, mais même après tout ce temps, je n'arrive pas à m'y habituer. Tout est si nouveau et étrange, il y a un tel décalage entre ce monde et celui où j'étais avant qu'il me soit difficile de m'en accommoder. J'ai plusieurs théories plus ou moins rationnelles, la première : cet univers aurait été créé par mon cerveau et que je suis actuellement dans un coma suite à ma chute. La deuxième : ceci est le monde après la mort, le problème avec cette théorie, c'est que personne ne semble croire être morte. La quatrième : un peu tiré par les cheveux, mais qui peut tenir la route, on m'a mis malgré moi dans un univers simulé et je suis un bêtatesteur malgré moi. La dernière : je me suis réellement réincarné dans un autre univers.
D'après Anna, je me nommerai Élisa-Cobelt- Gospias-Rosas 6ème de Risis Linderter. Je sais ce que vous vous dites, ce nom est long. Et vous avez raison ! Moi-même, j'ai eu du mal à l'apprendre. Avec les cours d'histoire que j'ai suivie, j'en ai appris un peu plus.
Au départ, il y avait 3 dieux et 3 diables capitaux et un chef : Éros le dieux du courage et de la bravoure, Rispas le dieu du respect et de la loyauté, Auras la déesse de la bonté et pardon. Risitas le Diable de l'infamie et de l'ostentation, Troyard le Diable de la forfaiture et de l'introversion, et enfin Sombra la Diablesse de la luxure et de l'ostentation. Parmi eux. Il y a Thurstant qui est là pour faire régner la paix et l'harmonie entre les deux camps dans l'univers. Autrement dit, c'est le chef.
Seulement un jour Auras la déesse de la bonté et du pardon et Troyard le Diable de la forfaiture et de l'introversion ont commis un acte irréparable, un acte contre-nature et qui était à l'encontre de toutes les règles établies dans l'univers : ils ont eu une liaison. Thurstant, fous de rage, leurs a envoyé des centaines de milliers de météorites, mais ces mêmes météorites ont fusionnées pour former Célestia une planète.
Thurstant transforma Troyard en une boule de feu et Auras en une énorme roche planant au-dessus de Célestia. Thurstant déclara ensuite :
« Vous qui par votre amour abominable aviez tranché les lois de l'univers, je vous condamne à vous tourner autour et à vous contempler sans jamais pouvoir vous toucher tel est le triste sort qui vous est réservé pour l'éternité... »
Peinture célèbre de Slobry Dias créé au Aurore primaire, elle représente la déesse Auras ainsi que le diable Troyard dans leurs relations infructueuses :
La lumière qui se dégage de Troyard, ainsi que son feu ardent, est alimenté par l'amour inconditionnel qu'il porte a Auras. La beauté de la roche et sa lumière argentée est alimentée par l'amour qu'Auras portes à Troyard, de cet amour est né « l'eau », cette même eau qui a créé la vie, les végétaux, les végétaux et enfin les hommes. Nous sommes nés d'une union pécheresse entre ces deux divinités.
C'était bien la première fois que je suivais avec autant de passion un cours d'histoire. C'était intéressant, mais sincèrement, Trustant est vraiment un nerveux. Il faut vraiment qu'il se détende, sa réaction me semble un poil exagéré.
Prends une camomille. Ça va bien se passer.
Seulement une chose me dérangeait, cela fait trois mois que je suis ici. Trois mois à me coltiner des cours de courbettes ennuyeuses, d'histoire, de science, de langue, de biologie et j'en passe, mais je n'avais toujours pas rencontré ma « famille ». J'avais deviné que la mère n'était malheureusement plus de ce monde, mais son père... Avait-elle des frères ou sœurs d'ailleurs ?
— Anna ?
— Oui. Répondit-elle de façon enjouée tout entendant le linge.
— Où est ma famille ?
— V-votre père et votre frère aîné son en voyage d'affaires, je ne sais pas quand ils rentreront, mais ça ne devrait plus tarder ne vous inquiétez pas !
Alors elle a aussi un grand frère...
— D'accord, merci Anna.
Je vis son regard se teinter d'une légère pitié.
— C'est tout naturel Mlle Élisa. Que diriez-vous d'une part de gâteau ?
À l'entente du mot « gâteau » ma bouche salivait, tandis que mon ventre gargouillait de faim. Ce n'était pas l'heure du goûter, mais je n'allais sûrement pas lui rappeler.
...Le lendemain matin....
— Mlle Élisa ! Mlle Élisa !
— Qu'est-ce, tu as Anna ? Tu es bien agité ce matin. Disais-je à moitié endormi.
— Votre père et votre frère viennent d'arriver.
— Super.
Je me rallongeai dans mon lit, indifférente à l'information.
— Mlle Élisa, vous n'êtes pas contente de pouvoirs les revoirs ?
— Mon sommeil est ma priorité.
Anna retira soudainement le drap sur mon corps et m'ordonna de me lever avec un air sévère au visage.
Fait chier ! Ils n'auraient pas pu revenir un autre jour !
À suivre...
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