Chapitre 9

Je l'achève en un coup et son corps se désagrège en millier d'étoile qui s'envole vers le ciel, je sens une aura puissante me faire trembler mais ne dure qu'un instant.

Je reste branché vers le ciel et me réjouis, je n'avais jamais entendu un tel cri: que c'est appétissant !

Mes pieds ne sont que flammes de sang, je marche toujours malgré les crampes qui encombrent mes pas; je ne suis qu'une voie, une voie vide et dégueulasse. Je n'admire plus le paysage et mes journées ne sont remplies que de festins morbides.

-:"Huli...Huli...Huli", je lève la tête mais il n'y a rien. Je continus mon chemin et arrive finalement dans un sous-bois, m'arrête et m'assois sur un étrange dôme rouge. Mon petit corps semble minuscule face à cette bâtisse rongée par la vieillesse et les lierres, j'ose écarter ces branches et découvrent des écrits sur ce mur que je n'arrive pas à déchiffrer. Etrangement ils m'intriguent et je pousse mon cerveau à chercher plus loin dans ma mémoire mais rien, je me lève. Ses paliers sont cachés par les branches des arbres, je me fige devant elle ;prêt à rentrer et remarque qu'il y a finalement la même porte des millions de fois.

J'ose renter et marcher dans cet ensemble incroyable et majestueux, la même écriture figure sur ces paliers.

Il semble long tout d'abord mais une voix cesse de répéter encore et encore ce mot qui me perturbe

" Huli...Huli...Huli" cette voix ne s'arrête pas et m'enferme dans ce chemin remplit de cette couleur, cette couleur qui embellit mes yeux. Je me sens soudain toucher, réprimer et cette voix augmente, je vois flou et j'ai l'impression de mettre enfermé. Je me lève malgré ma faiblesse, je cours; je cours...je ne m'arrête pas mais mes jambes disparaissent, mes yeux s'allongent et mes bras ne sont plus...je hurle à cause de cette voix. Mon nez se cambre et mon corps semble partir en vrille en déchirement, il s'étire et la souffrance s'accentue dans des douleurs atroces; ma force me quitte à plusieurs reprises.

"Ah...ah...ah...à l'aide" voici le premier mot que j'ose dire, je supplies que cette souffrance s'arrête mais elle continu et je vois ce sang dégouliner le ciel, ce ciel pourtant si bleu...si pur et lointain.

J' ouvre les yeux et découvre mes mains encore plus blanches que d'habitudes, je sens de la fourrure me chatouiller les fesses et des longs crocs sortir de ma bouche; je les touche et remarque finalement que je suis dans un temple.  Mes yeux me jouent des tours et je vois des ombres sortir de mes bras et m'entourer comme une couverture, je n'ai plus la notion du temps et dès que j'essaye de me lever j'ai l'impression que le monde tourne. Je m'assois proie à un mal de tête. Le temps le déroule infiniment lentement alors que mes mouvements sont fluides et rapides. Je vois au loin un masque et le défigure ne comprenant pas grand chose.

Je m'approche gesticulant bizarrement et l'attrape, le tâte et le mets comme inné (naturellement).

Mes crocs s'enfoncent dans ma mâchoire et mes queues disparaissent de mon c* (oh, le coquin ¬‿¬ ). Mes billes roulent quand elles s'enfoncent et je crois les avoir oubliées. Je les réexamine et vois qu'une est remplie d'une couleur commune au nuage et une autre couleur noir; leurs substances semblent se déplacer et s'éclaircir quand je les touche, je les range soigneusement et ne remarque toujours pas mon changement.

Je m'étire comme si j'étais fatigué et m'allonge sereinement sur le sol fait en bois.

[...] Je me réveille et me trouve attaché au dessus du sol par des cordes.

Je gesticule comme un moucheron qui serait coincé dans une toile d'araignée, l'araignée fait office d'un vieil homme sans cheveu qui se lève et attrape une de ses pattes pour l'abattre sur mon corps.

Je remue, ses cordes me retiennent et je vois à l'autre bout d'un faussé mon masque; il tient aussi entre ses doigts velues mes chères billes.

Il stridule* -: "Je vous ai enfin trouvé ! Je t'ai enfin trouvé ! Saleté de monstre !" il frétille de bien-être et plus je bouge, plus ces lianes compriment mon corps. Il appelle des gens et siffle -: "Venez voir ! J'ai enfin trouvé un kitsune ! " Des gens arrivent et me fixent avec peur, je vois leurs pensées se dessiner dans l'air, ils me trouvent tous dégouttant et l'uns deux commentent

-: "Il est assez jeune", l'évêque qui tient les fils explique -: "Crois moi qu'on a de la chance ! Plus ils sont jeunes, plus ils sont vulnérables ! "

ll demande comme si j'étais une bête -: " Vous croyez qu'il a quel âge ?", il réfléchit et dit -: "Je ne sais pas, il aurait pu se réincarner alors nous aurions devant nous un être suprême. Mais il semblerait que mes grands parents de mes arrières grands parents auraient découverts qu'il fallait compter ses queues." Je me sens soudain en danger et une chaleur intense commence à bruler mon corps, l'homme-mi araignée me regarde joviale, gémir.

*: Le cri de l'araignée appelé stridulation et enregistré au ras du sol. Un son plutôt aigu qu'elle émet en frottant une partie de son corps sur une autre

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