Chapitre 8

- Allô ?

- espèce de gros con ! Tu n'es qu'un men...

- je t'envoie mon adresse, on parlera une fois chez moi.

- ne me coupe pas la parole !

-....

- allô ? Allô ? ...merde !

- qu'est-ce qu'il a dit ?

- il m'a coupé au nez, le con !

Je m'assois sur le canapé suivi par Amélia.

- il ne t'a rien dit d'autres ?

- il m'envoie son adresse, il veut qu'on en discute chez lui.

- tu vas y aller ?

- oui, je n'ai pas trop le choix. Tu m'accompagnes ?

- non je resterai ici au cas où on toquerai à la porte pour m'embarquer.

Je souffle et me lève quand je reçois un message.

- arrête de dire ces conneries ! Je te l'ai déjà dit rien ne va se passer.

- je ne cesse de m'inquiéter Kelly, nous n'avons jamais été aussi dans la merde.

- tout va s'arranger, je te le promets.

Elle acquiesce simplement la mine inquiète. Je sors de la maison et prends ma bécane direction la maison du connard.

*****

-

je m'arrête à l'entrée de la cour surprise de la grandeur du bâtiment qui me fait face. Je savais qu'il était riche, mais putain pas à ce point ! Le portail s'ouvre dans un grand bruit qui me fait sursauter. À côté se trouve deux gardiens habillés de la même manière que ceux qui étaient avec lui ce soir-là, ils sont plutôt beaux.

Je rentre et descend en garant ma bécane près du garage qui je sais dois contenir de nombreux caisses.

L'un des gardiens s'approche de moi et sourit, depuis quand des gardiens ont une classe pareil ?

- bienvenue mademoiselle, monsieur vous attend à l'intérieur.

Celui-ci à l'air un peu plus jeune parfait pour moi.

- hum ok... Je m'approche de lui, pose mes mains sur son torse et le caresse à travers ses vêtements. Il est grand ! Mais j'arrive tout de même en me hissant sur la pointe des pieds à atteindre son oreille où je lui chuchote d'une voix mielleuse ...Merci.

Je me dirige ensuite vers l'entrée le laissant complètement surpris derrière moi.

- mais putain où est-il ?

Ça fait 5 minutes que je marche dans les couloirs de cette maison sans le trouver ! Tout à coup j'entends des brides de voix me parvenir d'un couloir. Je me dirige vers celle-ci et me retrouve devant un grand salon, la situation qui me fait face me laisse sans voix.

- sciocchi! che diavolo stai facendo !? ( Imbéciles ! Qu'est-ce que vous avez foutu !? )

Il accompagne ses mots d'un coup de poing suivi d'un autre sur le visage de ses deux gorilles, les mêmes qu'hier nuit.

- Ti ho chiesto solo una cosa, branco di incompetenti! hai fallito! sei inutile! Merda ! ( je vous avais demandé qu'une seule chose bande d'incapables ! vous avez échoué ! Vous ne servez à rien ! Merde ! )

- siamo spiacenti signore. (on est désolé monsieur).

Pourquoi est-il si énervé ? Et puis cette langue, c'est de l'italien non ? Est-il de cette origine ? Je me demande bien ce qu'ils se disent étant donné que je suis nul en langue étrangère sauf l'anglais que je comprends un minimum.

- uscire ! ( Dégagez ! ).

Les gorilles ne se font pas prier et sortent immédiatement, en me voyant, ils sont supris mais continuent leurs chemins.

Nous ne sommes plus que deux, le con et moi qui ne semble pas avoir remarqué ma présence. Il passe sa main dans ses belles boucles noires et soupire, ce simple mouvement le rend tellement sexy. Mais qu'est-ce que je raconte ? Je suis venu ici pour l'engueuler et me voilà entrain de baver sur son corps.

Je pénètre dans la pièce et me racle la gorge, il se retourne et semble surpris de me voir.

- qu'est-ce que tu fais là ?

Je m'approche de lui et croise mes bras contre ma poitrine.

- je pensais que tu voulais qu'on en discute chez toi ?

Il souffle et s'assoit sur son canapé.

- désolé j'avais oublié, assois-toi.

Je prends place en face de lui et le regarde dans les yeux.

- je t'écoute, comment comptes-tu réparer cette merde ? Parce qu'il est hors de question que je parte en taule.

Il sourit. Qu'est-ce qu'il y a de drôle ? Alors que je suis sérieuse ?

- ne t'en fais pas, ça n'arrivera pas.

- il me semble avoir déjà entendu ça.

Il soupire. Je ne sais pas pourquoi mais je crois qu'il ne va pas bien aujourd'hui, il semble fatigué.

- j'ai un ami qui travaille à la police, il nous aidera.

Un ami à la police ? Je m'y attendais pas du tout.

- et comment feras t-il pour nous aider ?

- soit il efface les preuves trouvées ce qui serait suspect ou soit il falsifie les empreintes pour...

- ... qu'elles soient celle d'une autre personne.

- exactement !

- hum, c'est vrai que ça nous arrangerait. Mais qu'est ce qui dit qu'il acceptera ?

- il me doit un service.

- pour quelles raisons ?

- je l'ai aidé dans le passé.

- et c'était quoi ?

Il se lève et s'approche de moi toujours assise, il se penche à ma hauteur et attrape mon menton, le relève puis sourit.

- la curiosité est un vilain défaut kelliana.

Merde, il est proche trop proche je peux même sentir son parfum, il est délicieux. Ses lèvres sont tellement proches des miennes que j'ai l'impression qu'il va m'embrasser.

- ce n'est pas de la curiosité, c'est juste...le besoin de tout savoir.

Conne comme je suis il a fallu que je lache ces mots dans un souffle comme si je venais de faire du sport, complètement essoufflée ! Et malheureusement ce con l'a remarqué puisqu'il sourit et me lâche. Il se redresse et se sert un verre d'eau posé sur la table basse du salon, il me regarde tout en buvant.

- ce besoin de tout savoir est un vilain défaut aussi.

J'étais prête à répondre quand une chose me vient en tête, tout à l'heure il avait prononcé mon prénom, comment l'a-t-il connu ? Alors que je ne le lui ai pas dit. Je me lève et m'approche de lui, merde je savais qu'il avait la taille, mais pas à ce point à côté de lui j'ai l'impression d'être une enfant, ce qui n'est pas du tout déplaisant. Et toute cette musculature me donne une de ses envies !

- comment connais-tu mon prénom ? Et ne me fait surtout pas croire que je te l'ai dit.

Il réfléchit un instant comme s'il devait me le dire ou pas. Après quelques minutes, il se décide enfin à parler.

- disons que j'ai fait quelques recherches.

Mais alors là !

- tu m'as espionné !?

Il me regarde surpris, un sourire se forme sur ses lèvres et tout à coup il éclate de rire. Je ne sais pas pourquoi mais voir ses traits si détentu me fait du bien. Franchement je ne suis pas aussi dans mon état normal avec lui.

- bien sûr que non. Juste des recherches, il fallait bien que je connaisse qui j'ai sauvé.

- tu pensais quoi ? Que j'étais une criminelle ?

Il hausse les épaules et répond:

- peut-être on ne sait jamais.

Je ris malgré moi.

- j'espère que c'est la seule chose dont tu t'es renseigné sur moi.

- oh non ! je crois que j'ai été aussi un peu trop curieux de savoir plus.

J'hausse un sourcil en plus de ça il a fouillé ma vie privée ?

- et qu'est-ce que tu sais d'autres sur moi ?

Il se rapproche plus de moi, je suis obligée de me tordre le cou pour le regarder, il plante ses yeux dans les miens.

- par exemple, je sais que tu sèches les cours d'histoire à chaque 15 h parce que pour toi, c'est d'un ennui mortel. Je sais aussi qu'à cette même heure tu rends visite à une amie bizarre.

Je souris, bizarre ?

- Betty n'est pas bizarre.

- si tu le dis. Tu es sûr de vouloir savoir tout ce que je sais sur toi ?

- oui. Mais ça deviendrai chiant à la longue, donc donne-moi une dernière chose que tu saurais sur moi.

- et bien tu t'es fait deux tatouages, un sur le dos et l'autre sur le bas ventre.

Il pose sa main sur mon ventre dénudé ce qui me provoque des milliers de sensations, elle est chaude.

- non tu t'es trompé. Le deuxième est sur ma cuisse et non sur mon bas ventre.

- c'est pareil.

- non pas du tout.

Nous nous fixons dans les yeux sans que personne ne parle. Je regarde ses lèvres roses et bien charnues j'ai l'impression qu'elles se rapprochent de plus en plus de moi peut-être veut-il m'embrasser ? Je crois bien que oui.

Nous ne sommes qu'à quelques mètres l'un de l'autre et c'est seulement lorsque nos lèvres se touchent que nous entendons des cris et des claquements de talons dans le hall.

- Angelo ! Angelo !

Il se détache de moi et met soudainement une distance entre nous, il passe sa main dans ses cheveux l'air ennuyer.

- Angelo ! Où es-tu !?

Cette voix, elle m'est familière, je la reconnais. Elle se rapproche, elle rentre dans la pièce.

- Angelo ! Réponds quand je...

Lorsque ses yeux se pose sur moi elle perd ses mots. Son regard devient noir ses sourcils se fronces de colère.

- que fait cette trainée chez moi !?

Attendez...je me retourne vers "Angelo" qui semble surpris de la situation.

- cette salope est ta meuf !?

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