Chapitre 5

D'autant que je me souvienne, ma mère m'a toujours dit de ne jamais suivre un inconnu dans la rue. Et même de s'enfuir s'il essayait de m'approcher.

Alors je me demande bien ce que je fous dans cette voiture, assise à côté de cet inconnu terriblement sexy.

Au début, j'avais pour intention de refuser, mais après avoir réfléchi longtemps, enfin pas tellement que ça, j'ai décidé d'accepter. De toute façon, je suis sûr qu'il m'aurait entraîné de force. Et donc je suis montée et quel fut ma surprise de découvrir un mec diablement beau et sexy, j'en fais un peu trop là non ? Enfin bref, plus beau que l'autre con et je dirais aussi plus vieux, vu sa carrure et sa barbe.

Il était habillé d'un costume noir super classe qui l'allait parfaitement. Il m'avait l'air d'une personne très imposante. Et ce sourire qu'il possédait, m'a fait presque oublier la situation dans laquelle je me trouvais.

Nous sommes assis côte à côte à la banquette arrière. Bien sûr j'aurais pu mettre un minimum de distance entre nous étant donné que c'est un meurtrier, mais ce genre de mec ne se voit pas tout les jours. Même s'il a l'air dangereux, il est grave sexy quand même ! Ça ne me pose donc aucun problème. Le seul souci ici, se sont ces deux colosses cravatés jusqu'aux os assis juste en face de nous, au côté conducteur. Non sérieux j'ai l'impression d'avoir affaire à deux gorilles d'agents secrets ou peut être du FBI ? Non je délire complètement ça ne peut pas être ça. Ils n'ont pas ce genre de petit micro à fil dans les oreilles ni ces lunettes noires ringardes qu'on voit souvent dans les films. En plus la caisse est bien trop classe pour être celle du FBI. Et si c'était des mafieux ? C'est bien plus logique...non il n'ont pas d'armes sur eux, peut être qu'ils l'ont juste cacher ? Aaaaah, il faut que j'arrête avec ces questions, ma tête va exploser ! Je suis sûr que c'est juste un homme d'affaires qui passait par là et a vu une pauvre fille comme moi poursuivie par des tarés et en bon gentleman il a décidé de l'aider en tuant froidement ces cons. Ouais ça doit être ça !

Une heure était passée depuis mon départ dans cette voiture, et je me faisais grave chier.

J'étais pied nu et j'avais toujours froid. Personne ne semblait se soucier de moi. L'inconnu était au téléphone depuis déjà trente minutes. J'avais tout fait pour attirer son attention, mais il semblait que sa conversation soit plus importante que moi.

Je sais que je n'ai aucun droit sur lui, mais quand on sauve une fille qui allait se faire violer, on ne l'abandonne pas après. Je suis traumatisée et j'ai besoin qu'on me soutienne, qu'il me serre dans ses bras et peut-être un peu plus ?

- aaaah merrrrrde !

Il se tourne, me regarde et hausse un sourcil. N'ayant aucune réaction de ma part, il continue sa conversation.

Je râle encore et cette fois-ci plus bruyamment. Je crois que je l'énerve puisqu'il met fin à sa conversation. Il se retourne ensuite vers moi et souffle.

- bon qu'est-ce que vous vous voulez ?

j'ai réussi à avoir son attention.

- qu'est-ce que je veux ? Je suis là depuis plus d'une heure et personne ne se soucie de moi ! J'allais me faire violer quand même ! Ce n'est pas une chose à prendre à la légère. Je...je...j'ai si peur.

Je monte mes jambes sur le siège et les ramène contre moi, je passe ensuite mes bras autour d'elle, pour rendre mes dires encore plus crédibles.

- je suis désolé. Dites-moi, qu'est ce qui pourrait vous réconforter ? Je vous promets de vous le donner.

Il l'avait demandé si sérieusement que j'ai hésité de lui dire ce que je voulais. Mais comme il a ajouté le "je te promets" j'ai maintenant plus envie de lui dire.

- je ne veux qu'une seule chose.

- laquelle ? Un câlin ?

- non, une baise.

Il me regarde surpris, décidément il ne s'attendait pas à cette réponse.

- je ne crois pas que vous faire l'amour, après ce qui c'est passé vous aidera.

- c'est moi la victime ici, et c'est la seule chose qui peut me réconforter. Tu as promis de me donner tout ce qui m'aidera.

- si j'avais su que c'était votre souhait, je ne vous aurais jamais promis.

- mais tu l'as fait ! Assume maintenant.

Et sans crier gare, je me lève et m'assois sur ses jambes de sorte à avoir nos visages en face l'un de l'autre, je passe ensuite mes jambes autour de sa taille et de mes mains je rapproche sa tête vers moi.

- mais qu'est-ce que vous faites ? descen...

Je l'embrasse pour le faire taire, mais le baisé devient plus intense, je crois que je ne peux plus m'arrêter ou plutôt on ne peut plus s'arrêter parce que malgré son refus il n'a pas cherché à me repousser, en plus de ça il embrasse bien le con. Nos langues se caresse, se taquinent, se cherchent, c'est vraiment délicieux. Le baiser passe à l'étape plus fougueux, putain je ne savais qu'il était possible d'embrasser aussi longtemps. J'ouvre sa veste, défait sa chemise et passe mes mains sur son torse, merde ! Ce mec a des abdos juste parfait aucune femme ne pourrai rester indifférent face à lui et je crois que ma culotte est d'accord avec moi. Il ouvre la fermeture éclaire et passe ses mains sous ma robe qui ne demande qu'une seule pression pour dévoiler mon string rose bonbon. Il caresse mon corps à travers ma robe sans pour autant toucher à ma culotte ce qui est frustrant, il remonte ses mains jusqu'à ma poitrine, pendant ce temps je passe les miennes sur son bas-ventre et m'attaque à sa ceinture, je suis sur le point de la défaire quand tout à coup, il met fin au baiser et arrête ses mouvements, il me pousse littéralement par la suite manquant de me faire tomber sur le tapis.

- hé !

- je suis désolé mais je ne peux pas continuer.

Je rêve où il vient de me rejeter ?

- tu te fous de moi ?

- absolument pas, mais on ne peut pas continuer...j'ai une petite amie et...

- j'en ai rien à foutre de ta salope ! Tu me laisses aller jusqu'au point du non-retour et tu mets fin à tout !?

Je crois que mon taux d'irritation est montée à cran-là.

Il me prend par la taille et me jette sur le siège sans aucune délicatesse. Je rajuste ma robe, il est énervé ? Et ben moi aussi !

- vous ferez mieux de retirer ce que vous avez dit et pour votre information je ne vous ai jamais demandé de me sauter dessus comme une chatte en chaleur.

- malgré ce qui vient de se passer, tu continues à me vouvoyer ? Mais tu es coincé du cul ma parole ! Et je te rappelle par la suite que toi aussi tu ne m'as pas repoussé, tu voulais te faire la chatte en chaleur on dirait !

- j'étais sous le choc en ce moment.

- ah ouais ? Tu étais sous le choc quand tu m'embrassais ardemment ? Et quand tu me touchais le cul là aussi t'étais "encore" sous le choc et mes seins, quand tu les...

- ok, ok c'est bon, je reconnais que c'était nul comme excuse.

- tu veux plutôt dire conne comme excuse ?

- écoutez, je suis désolé encore une fois pour ce que je vous ai faits, c'était...

- idiot de ta part ?

- non je dirais déplacé mais bon, idiot de ma part. Je sais que c'est vexant de subir ça alors je m'en excuse.

Je souffle tout ça me fatigue, mais bon il s'est excusé ça peut aller, même si mon corps lui ne l'accepte pas.

- tu sais, c'est la deuxième fois de la soirée que je me fais rejeter.

- ah bon ? Et qui a été le premier.

- un petit connard qui pense que tout lui est permis, il m'a gâché la fête en plus de ça. Même après l'avoir remis à sa place je ne me suis pas sentis bien.

- vu ton caractère, je me demande si ce n'est pas toi qui t'es mis ses trois garçons sur le dos.

- enfin ! Tu m'as tutoyé et comment ça vu mon caractère ?

- eh bien tu es vulgaire, grossière, impolie et énervante .

- je suis énervante ? C'est vexant ce que tu dis là !

- je suis sûr que tu le sais très bien.

Ouais il n'a pas tort, on m'a très souvent dit ça mais je m'en foutais à chaque fois comme maintenant.

- c'est le cas. Mais pour ce qui est des trois bouffons, c'est eux qui ont commencé. Principalement la tronche de cake que tu as tué en premier. Ce taré tripotait ma meilleure amie à la fête.

- hum je vois, une très bonne excuse.

- mais c'est la vérité !

- je sais, c'était juste pour rire. J'aime bien les femmes à fort caractère comme toi.

- ta meuf, elle en est un ?

- hum...pas tellement.

- alors qu'est-ce que tu fous avec elle ?

- tu ne peux pas comprendre.

- c'est sûr que je ne peux pas comprendre,...ces trucs d'amour à la con.

Une voix retentit à l'avant, ça doit être un de ces gorilles.

- monsieur, nous sommes arrivés.

Déjà ? Je commençais bien à apprécié notre conversation.

- je crois qu'il faut qu'on se quitte.

- ouais, tu ne me manqueras pas !

Il sourit, j'ai pas pu baiser aujourd'hui mais au moins j'ai embrassé un dieu grec ! Je sors de la voiture mais juste avant de fermer la portière il m'interpelle :

- prend ceci.

Il me tend une carte.

- qu'est-ce que c'est ? Une carte bancaire ?

- non j'y ai inscrit mon numéro.

- et qu'est-ce que tu veux que je foute avec ?

- appelle-moi en cas de danger ou de problème, je t'aiderai.

- tu m'as aidé une fois, c'est assez suffisant. Voir ta tronche encore me rappellera ce moment désagréable.

- prend le juste, tu n'es pas obligé de m'appeler.

Après un moment d'hésitation, je le prends. Je m'apprête à partir quand une chose me vient en tête.

- les corps de ces bouffons sont encore là-bas et si quelqu'un les voit il avertira la police, je suis encore trop jeune pour faire de la prison !

- je m'en occuperai, tu n'as pas à t'en faire.

- très bien.

Je claque la portière et me dirige vers la maison.

- tu pourrais au moins me remercier !

Je lui fais un doigt d'honneur.

Je peux l'entendre rigoler avant que la voiture ne redémarre.

J'arrive devant la porte, j'espère vraiment que ma mère dort où sinon j'aurais droit à un interrogatoire plus chiant que l'autre. Tout à coup je sens une brise de vent frais me caresser le dos faisant trembler tout mon corps. Comment c'est possible ? J'ai pourtant...oh non j'ai oublié de refermer la fermeture de ma robe, quelle conne ! J'entre et ne trouve personne, les lumières sont éteintes ça prouve que ma mère dort ! Je suis sauvée ! Je monte Au plus vite les escaliers et en moins de deux je retrouve ma chambre, je jette mon sac qui atterri je ne sais où et m'écroule sur le lit.

- putain ! Quelle nuit de merde !

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