Je me réveille avec un mal de tête atroce, la soirée d'hier était vraiment merdique. Après m'être affaler sur le lit comme une crêpe, j'ai décidé de boire un coup avant de dormir ou peut être deux ? Trois ? Je ne me souviens même plus du nombre de verres que j'ai avalé. Vous vous demandez sûrement où j'ai trouvé toutes ces bières et bien j'ai souvent tendance à acheter de l'alcool que je garde précieusement dans une armoire du salon uniquement pour les occasions comme celle-ci. Bien sûr cette armoire est toujours fermée à clé, clé que seule moi détient, je ne permettrai pas que ma mère puisse découvrir ce qui s'y cache.
La connaissant elle serait capable de m'envoyer dans un centre de désintoxication.
Je me lève et m'assois sur le lit. J'affiche un sourire en voyant le bordel que j'ai mis dans ma chambre : des bouteilles d'alcools vides et d'autres à moitié gisent sur le sol, ma chambre pue la merde.
Je ferai mieux de débarrasser avant que quelqu'un ne débarque. Je me relève et ramasse le tout, jette à la poubelle et passe ensuite la serpillère, en moins de deux tout est propre.
Quelques minutes après, je descends au salon après m'être débarbouiller. J'arrive à la salle à manger ou toute la famille enfin presque toute la famille déjeune. Je m'assois sur l'une des chaises et soupire fortement sous le regard curieux de ma mère. J'ai un mal de tête insoutenable il me faut un calmant.
- maman, donne-moi un médoc j'ai mal au crâne !
- sur la table basse du salon, y a de l'aspirine.
Je soupire fortement :
- mais maman j'ai mal !
Elle ne répond rien et continue à siroter son café.
Je râle et décide finalement d'aller le prendre puisque je n'ai pas le choix.
Je prends un verre d'eau et me dirige vers le salon, je trouve le médoc et en avale. Je retourne ensuite à la salle à manger pour le petit dej'.
*********
Je toque à la porte pour la cinquième fois depuis mon arrivée et toujours pas de tête blonde en vue. Putain, mais qu'est-ce qu'elle fiche ? Après mon petit dej' j'ai décidé de venir passer la journée avec Amélia mais surtout pour lui raconter mon aventure d'hier et voir comment elle allait. Sauf que ça fait plus de cinq minutes que je tambourine à cette porte et personne n'est venu m'ouvrir.
Ce qui est encore plus énervant, c'est le regard des voisins sur moi. Certains me regardent d'un mauvais œil peut être à cause de ma tenue, car dans ce quartier, il semblerait qu'ils soient tous saint et porter un short et un haut court est trop vulgaire pour eux. Par contre d'autres me regarde curieusement à savoir pourquoi.
La porte s'ouvre, elle pointe enfin le bout de son nez toute essoufflée.
- tu peux me dire ce que tu faisais ?
- je suis vraiment désolée Kelly, je prenais ma douche.
J'étais bien obligé de la croire, ses cheveux étaient emmêlés dans une serviette de bain et quelques gouttes d'eau ruisselaient encore sur son corps à travers le peignoir qu'elle portait.
Nous entrons au salon et directement je m'affale sur le canapé.
- je vais me changer, j'arrive.
J'hoche simplement la tête le nez sur mon téléphone. Quelques minutes après elle revient toute sèche une robe fleurie jaune sur le corps. Elle s'assoit ensuite à côté de moi avec une mine légèrement triste. Je dépose mon téléphone et me retourne vers elle :
- qu'est-ce que t'as ?
Elle semble réfléchir un moment avant de répondre :
- et bien...luke est venu me voir ce matin. Il m'a raconté ce qui c'est passé à la fête. Je n'aurai jamais dû boire autant j'avais complétement oublié que je ne tiens pas l'alcool.
- c'est pas bien grave, l'important est que tu ailles mieux.
Elle sourit et ajoute :
- il paraît que tu es restée pour terminer la fête. Te connaissant ça dû être chaud, aller raconte-moi tout !
Je ris de sa curiosité :
- oui, mais je dois t'avouer que la soirée a été au contraire merdique. Enfin presque...
Je repense à la rencontre que j'ai faite au plus tard, cette discussion avec...avec qui d'ailleurs ? Je viens de me rendre compte que je ne connais rien de lui, même pas son nom. Un parfait inconnu enfaite.
Amélia me sors de mes pensées :
- Kelly.
- oui tu disais ?
- raconte-moi ce qui c'est passé.
- et bien, après ton départ...
Je lui raconte donc tout sauf...
- attend, pourquoi ce type et ses amis t'ont attaqué ?
...sauf ce détail.
- et bien...c'est...parce qu'il...a voulu tenter un coup avec moi à la fête, mais je l'ai repoussé il était moche en plus il puait trop l'alcool.
Elle hoche simplement la tête et me fixe le sourcil levé, signe qu'elle ne me croit qu'à moitié.
Vous vous demandez sûrement pourquoi je ne lui ai pas dit la vérité ? Et bien, c'est simple pour éviter une crise d'angoisse. Amélia est, bien que vous ne croyez une fille très fragile et lui avouer qu'elle a encore faillis se faire violer ne serai pas une bonne idée. Alors pour la préserver je préfère ne jamais rien lui dire. C'est pour cette raison que je n'ai rien raconter à Luke, ce bouffon ne pourrai pas garder sa langue.
Tout d'un coup elle s'enthousiasme et me demande vivement :
- c'est qui ce beau mec qui t'a sauvé la vie ?
- je ne sais pas.
- vu comment tu l'as décrit tu dois au moins savoir qui il est !
- j'ai oublié de lui demander son nom mais il m'a donné son numéro.
- s'il t'a donné son tél c'est sûrement parce qu'il s'intéresse à toi !
- monsieur a "une petite amie" en plus c'est un coincé du cul "fidèle". Je te l'ai dit je ne me caserai jamais avec quelqu'un, surtout pas avec lui.
Le silence règne, elle semble réfléchir. Je sais très bien à quoi elle pense, Amélia a toujours voulu que je me case avec quelqu'un. Tomber amoureuse, avoir un petit ami, de nous deux elle a été la seule à appliquer ces deux critères. Elle a eu un amour d'enfance, elle est tombée amoureuse, elle est sortie avec des petits cons et maintenant il y a Luke. Sauf que tout ceci ont eu des conséquences : des coeurs brisés, des pleurs, des trahisons douloureuses. Mais malgré tout ça Amélia n'a jamais cessé d'aimer et là avec Luke j'ai peur que ce bouffon lui brise encore le cœur.
Moi dans tout ça ? Et bien j'étais là à enchaîner des coups d'un soir à refuser tout type qui en voulait plus. Je ne veux pas être la meuf d'un mec, condamné à lui seule pour l'éternité je pense que je ne pourrai pas tenir et notre relation serai la plus catastrophique du monde.
Amélia semble enfin retrouver la parole :
- dû à ta frustration t'a dû te noyer dans une tonne d'alcool n'est-ce pas ?
- évidemment ! Tu ne sais pas à quel point ce mec m'a donné faim !
Elle rit pendant un bon moment, puis tout à coup son regard se voile d'inquiétude. Putain Amélia est la seule à pouvoir changer aussi brusquement d'expression à chaque minute !
- mais...ces trois types qu'il a tués...tu es sûr qu'il se débarrassera de tout ?
- ne t'en fais pas, il me l'a assuré, il n'y aura aucun corps sur place.
Elle n'a pas l'air pour autant soulager, je me souviens de l'avoir déjà expliquée ça quand même.
- je sais mais...je fais allusion à l'arme du crime et aux empreintes qui sont peut-être restées là-bas.
Je ne saisis pas trop ce qu'elle veut dire par là ? Quel arme de crime ? On se croirait dans un film policier.
- de quoi tu parles ?
Elle soupire visiblement lassé de mon incompréhension.
- des talons, les chaussures !
Là je viens de comprendre, l'arme du crime : mes chaussures !
***Téléchargez NovelToon pour profiter d'une meilleure expérience de lecture !***
10 épisodes mis à jour
Comments