Épisode Spécial – Présentation des Personnages
Dans cet épisode, nous allons découvrir les personnages clés de RUBIS, leurs rôles, leurs personnalités et leurs occupations.
Famille Divine
Victoria Divine
Âge : 21 ans
Occupation : Travaille au restaurant familial, passionnée de lecture
Qualités : Déterminée, intelligente, courageuse, protectrice
Défauts : Méfiante, têtue, parfois froide avec ceux qu’elle ne connaît pas
Valérie Divine
Âge : 26 ans
Occupation : Travaille au Canada (précisément infirmière)
Qualités : Responsable, protectrice, persévérante
Défauts : Trop autoritaire, sceptique, parfois dure
Valentine Divine
Âge : 19 ans
Occupation : Travaille au restaurant familial
Qualités : Douce, discrète, gentille
Défauts : Trop effacée, manque de confiance en elle
Vanessa Moliart
Âge : 50 ans
Occupation : Gère un petit restaurant
Qualités : Aimante, travailleuse, courageuse
Défauts : Trop protectrice, parfois résignée face aux injustices
Famille Strafford
Hartley Strafford
Âge : 23 ans
Occupation : Peintre et poète (en cachette)
Qualités : Sincère, respectueux, protecteur, idéaliste
Défauts : Naïf, rêveur, imprudent
Hervey Strafford
Âge : 27 ans
Occupation : Avocat
Qualités : Intelligent, charismatique, stratège
Défauts : Manipulateur, hypocrite, cruel
Rita Cornwey (Mme Strafford)
Âge : 48 ans
Occupation : Femme au foyer, influente dans la société mondaine
Qualités : Élégante, intelligente, perspicace
Défauts : Autoritaire, manipulatrice, obsédée par l’image de sa famille
Henry Strafford
Âge : 55 ans
Occupation : Homme d’affaires influent
Qualités : Puissant, respecté, stratégique
Défauts : Froideur extrême, raciste, sans pitié
Greendoelyn Rafelt
Âge : 22 ans
Occupation : Issue d’une famille noble, prétendante imposée par Rita à Hartley
Qualités : Belle, rusée, persuasive
Défauts : Jalouse, arrogante, manipulatrice
Par manque de mots, l'auteure est dans l'obligation d'ajouter le chapitre 2. Merci de votre compréhension et bonne lecture chers lecteurs.
Épisode 2 – Ombres et Lumières
Au restaurant des Divine
Victoria s'affairait derrière le comptoir, pétrissant une pâte recouverte d'une fine couche de farine. Ses mains allaient et venaient avec précision, concentrées sur la texture souple sous ses doigts. Sa mère, Vanessa, rangeait quelques assiettes tout en surveillant la porte d'un regard distrait.
Valentine, la plus jeune des sœurs Divine, n’était pas là ce matin. Elle était partie tôt pour aller chercher du pain chez le boulanger du quartier, laissant Victoria seule pour aider leur mère.
La cloche de la porte tinta, annonçant l’entrée d’un client habituel. C'était Harry, un homme d’une cinquantaine d’années, fidèle à leur cuisine depuis des années.
— Bonjour, Vanessa, lança-t-il avec son ton jovial. Comme d’habitude, un pain de maïs et une assiette de haricots rouges.
Vanessa esquissa un sourire en préparant la commande.
— Toujours fidèle, Harry, je vais te servir ça.
Pendant qu’elle s’activait, Harry prit un air songeur et demanda :
— Alors, Vanessa, des nouvelles de Valérie ?
À cette mention, le visage de Vanessa s’illumina.
— Oh oui ! Ma fille fait une excellente infirmière là-bas. Elle est très compétente, et ses supérieurs n’arrêtent pas de me dire combien elle est précieuse. Franchement, je suis si fière d’elle.
Harry hocha la tête, admiratif.
— Ce n’est pas étonnant. Valérie a toujours été débrouillarde. D’ailleurs, si elle était encore ici pour t’aider avec le restaurant, tu serais encore plus loin !
Vanessa acquiesça avec enthousiasme.
— C’est vrai, elle a toujours eu l’esprit d’initiative. Grâce à elle, on tient bon.
Victoria, qui roulait la pâte avec énergie, sentit son estomac se nouer légèrement. Ses doigts serrèrent plus fort le rouleau en bois, et ses yeux se levèrent lentement vers Harry, avec une expression froide et impénétrable.
Pris d’un léger malaise sous son regard, Harry s’empressa de récupérer sa commande.
— Bon, je vais y aller… Bonne journée, Vanessa !
— Tu pars déjà ? s’étonna Vanessa.
Mais Harry avait déjà disparu par la porte.
Vanessa se tourna vers Victoria, ignorant son trouble.
— Ma chérie, as-tu pris des nouvelles de ta sœur dernièrement ?
Victoria ne répondit pas. Elle était absorbée dans ses pensées, ruminant ses insécurités. Pourquoi Valérie était-elle toujours la première aux yeux des autres ? Pourquoi, malgré tout ce qu’elle faisait, elle restait dans l’ombre de son aînée ?
Un coup à la porte la tira de ses pensées.
— Oh, je vais voir, déclara Vanessa.
Mais Victoria, déterminée à chasser ces idées, s’essuya rapidement les mains.
— Non, laisse-moi y aller.
Elle ouvrit la porte et aperçut un facteur lui tendant une enveloppe. Elle la prit sans enthousiasme, et quand ses yeux glissèrent sur l’expéditeur, elle souffla discrètement.
— Valérie… murmura-t-elle.
Vanessa, en entendant ce nom, s’anima aussitôt.
— Ma fille ne m’oublie jamais, bien sûr !
Elle serra la lettre avec fierté, s’en vantant encore auprès de Victoria, qui retourna à son poste, silencieuse.
Du côté de Hartley
Assis sur une branche d’arbre, Hartley était plongé dans son carnet, une plume de poule coincée entre ses dents. Un crayon entre ses doigts traçait avec précision les courbes d’un visage qu’il connaissait maintenant par cœur.
Il fredonnait doucement "Unchained Melody" des Righteous Brothers, une chanson d’amour poignante écrite par Alex North et Hy Zaret.
Ses pensées voguaient, inspirées par l’image qu’il dessinait encore et encore.
Sa montre vibra légèrement contre son poignet. Il baissa les yeux : huit heures.
Un sourire effleura ses lèvres.
— Il est temps d’aller voir ma muse…
Depuis leur première rencontre, Hartley se rendait chaque jour à la librairie, juste pour l’observer. Elle était devenue sa source d’inspiration, et il ne pouvait plus s’en passer. Pourtant, il ne s’était jamais approché d’elle.
Arrivé devant la grande bâtisse, il entra et trouva sa place habituelle près des étagères poussiéreuses.
À chaque ouverture de porte, son cœur s’emballait.
— Cette beauté fait enfin son apparition…
Mais ce n’était qu’un vieil homme en quête d’un dictionnaire.
Une autre ouverture de porte.
— Cette fois, c’est elle…
Mais non. Juste une femme accompagnée de son fils.
Il baissa légèrement les yeux vers un vieux livre, feignant de lire, mais à l’instant où la porte s’ouvrit à nouveau, un frisson parcourut tout son corps.
Il n’avait même pas besoin de lever les yeux pour savoir.
Seule une personne pouvait lui faire ressentir cela.
Victoria.
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