Yusuké était arrivé dans la capitale du royaume de Kubilus. Comme il s’y attendait, la capitale était belle et animée. Les femmes étaient belles, les enfants joyeux et les hommes comblés. Du moins, c’était la première impression de Yusuké. Il admirait le paysage quand, tout à coup, il vit des hommes rassemblés en un point. Ils semblaient frapper quelque chose. Yusuké s’approcha pour constater ce qui se passait et vit qu’ils étaient en train de frapper une créature du royaume démoniaque. C’était une fille ordinaire, mais le problème, c’est qu’elle avait une corne sur le front et une queue noire qui lui servait de ceinture sous l’effet de la torture. La pauvre fille ne souhaitait plus que mourir. Ils lui avaient crevé les yeux avec des épines sans même les retirer. En dépit de tout cela, elle avait été victime de viols. On lui avait aussi griffé des pointes féeriques dans ses membres et sur ses fesses, de telle sorte qu’elle ne pouvait plus s’asseoir. Quand on la forçait à s’asseoir, elle hurlait de douleur. Ces éléments faisaient marrer les hommes qui la torturaient. Au début, la jeune fille criait à l’aide, s’il vous plaît, aidez-moi, sauvez-moi. Mais maintenant, elle murmurait d’une voix basse et agonisante : « Tuez-moi, s’il vous plaît. » Yusuké fut dégoûté par la scène.
C’est alors qu’il vit une vieille dame peinant à transporter ses bagages et décida d’aller l’aider. Il alla vers la vieille dame et lui dit : « Madame, laissez-moi vous aider. Il semblerait que vous peiniez. »
- « Ah, merci beaucoup, jeune homme », répondit la vieille dame.
Il attacha ses affaires sur son dos et tenait celles de la vieille dame par les mains. Sur la route, il demanda à la vieille dame pourquoi les hommes frappaient la jeune fille. Elle répondit :
- « Es-tu un étranger ? »
- « Oui, madame, je viens d’un village lointain du nom de Salva », répondit Yusuké.
- « D’accord, je vois », dit la vieille dame. « Puisque tu es nouveau, j’aimerais te donner un conseil : ne fais confiance à personne. Sous la beauté et la splendeur de cette ville se cache le mal absolu. Méfie-toi de ceux qui prétendent être tes meilleurs amis aujourd’hui, car ce seront les premiers à te tourner le dos demain. L’amitié ne se demande pas, elle se mérite. Vois-tu la jeune fille martyrisée il y a quelques instants, dans la rue ? C’est son meilleur ami qui l’a vendue aux hommes pour simplement quatre pièces d’argent. Regarde toi-même, la valeur d’une amitié : quatre pièces d’argent. Et pour revenir à ta question, mon garçon, dans ce royaume, les démons ne sont pas les bienvenus. Si un démon est arrêté dans ce royaume, alors il connaîtra la pire manière de mourir. À l’école, on te dira que le royaume démoniaque veut envahir la terre, mais c’est faux. L’homme est un être égoïste. Il se méfie de tout ce qui ne lui ressemble pas, n’est-ce pas ? Et il veut lui imposer sa domination. Mais lorsque celui-ci est potentiellement dangereux pour lui, il veut l’éliminer à tout prix. Vois-tu, nous avons tous peur de Dieu parce que nous ne l’avons jamais vu. Mais s’il décide de descendre sur terre, les humains chercheront un moyen de le tuer parce qu’il est capable de nous faire disparaître. L’homme veut devenir le maître du monde et les démons sont sur leur chemin. » Ces mots sortant de la bouche de la vieille dame laissèrent Yusuké perplexe.
La vieille dame fit signe de s’arrêter et lui dit qu’elle était arrivée à destination. Yusuké lui remit ses bagages et se dirigea vers l’académie. À son arrivée, il fut stupéfait par la taille des bâtiments. L’académie était immense. Quand il arriva devant la porte, il trouva deux gardes qui vérifiaient l’identité de tous ceux qui devaient entrer dans l’académie et une dizaine d’autres faisaient le tour de l’académie.
Quand Yusuké arriva, il fit un constat au garde :
- « C’est une académie vraiment très sérieuse. Même la sécurité n’est pas négligée. »
- « Pauvre fou », répondit un garde. « Nous ne sommes pas là pour la sécurité de moins que rien comme vous. Nous sommes là pour sécuriser sa majesté la princesse A… »
Son collègue l’interrompit en posant sa main sur son épaule et lui fit signe de la tête de ne pas continuer. Yusuké avait déjà compris que l’information était confidentielle. Les gardes lui demandèrent alors de donner son nom, son prénom et ceux de ses parents, afin qu’ils puissent les noter dans un registre qu’ils avaient sur eux. Yusuké répondit :
- « Je m’appelle Nana Yusuké. Ma mère, c’est Girata Nana. Quant à mon père, il s’appelle Nindou Nana. »
Les gardes, stupéfaits, réagirent au nom de son père. L’un d’eux dit :
- « Nindou, tu dis ? Le plus grand mage que ce royaume n’ait jamais connu ? »
Yusuké répondit :
- « Comment ça ? »
Puis un des gardes demanda :
- « Tu ne sais même pas que ton père est le mage le plus puissant de ce royaume ? »
Yusuké répliqua :
- « Je ne vous comprends pas. Je ne l’ai jamais vu combattre. »
Les gardes le laissèrent de côté et continuèrent la discussion en disant : « Il paraît que Nindou a déjà battu un chancelier du roi démon juste avec de la magie de lumière. » Tandis que l’autre répliquait : « Ah, c’est vrai. Il paraît même qu’il peut maîtriser toutes les magies de ce monde. »
Yusuké leur dit : « Puis-je passer, monsieur ? »
Et il lui répondit : « Oui, oui, tu peux y aller. » Yusuké partit.
Quand il entra dans l’académie, il fut stupéfait par le nombre d’élèves présents. Le premier jour se passa sans encombre. Il passa bien sa première journée. Mais le lendemain, quand les élèves de l’académie apprirent que Yusuké était le fils du célèbre Nindou, ils le vénéraient désormais comme un dieu. Les nobles de la cour, qui accaparaient toutes les attentions des élèves, n’étaient plus que des figurants devant Yusuké. Tout cela les mettait en rogne. Mais ils craignaient la colère de Yusuké, étant donné que son père était le mage le plus puissant que le royaume n’ait jamais connu.
Jusqu’à présent, la vie de Yusuké était facile. Il venait sans effort et s’imprégnait de la renommée de son père. Tout se passait bien pour Yusuké. Il avait des gens pour porter ses bagages. Il avait des soi-disant amis sur qui il pouvait compter, et qui l’accompagnaient partout. Cependant, ce qui le rendait puissant, c’était sa maîtrise de la magie, étant le numéro 1 du lycée. Un soir, Yusuké rentra chez lui. Dans son dortoir, il entra dans sa chambre, se coucha sur son lit et commença à réfléchir, sans même se douter que c’était la veille de son cauchemar. Il pensait à la princesse A, que le garde avait mentionnée quand il était arrivé à l’académie. Il se disait que si son identité était restée secrète, c’était qu’elle ne voulait pas que les gens sachent qu’il y avait une princesse A dans l’académie. Et donc, la princesse dissimulait son identité. Une des preuves était que, depuis son arrivée, il n’avait jamais entendu parler de princesse parmi les nobles. Peu importe. Tout cela ne le concernait pas. Il fallait qu’il dorme. Demain encore, il devait commencer sa vie de roi. Il s’endormit avec un esprit d’hypocrisie démesurée et d’égocentrisme. Le lendemain, les cours devaient commencer de 9h à 12h et la pratique de 15h à 17h. Pendant la théorie, Yusuké, déjà formé par sa mère, était très doué. Pour lui, c’était comme une révision. Il se disait même : « Ah, difficile mon œil. Ce que tu m’as appris, maman, est bien plus difficile que ce que je vois ici. » Il participait activement aux cours. Tous les élèves étaient fiers de lui en disant : « C’est digne du fils de Nindou. »
***Téléchargez NovelToon pour profiter d'une meilleure expérience de lecture !***
3 épisodes mis à jour
Comments