Épisode 5

Phœbe se mit à rire et ne tarda pas à se placer à mes côtés. Elle avait environ vingt-cinq ans, selon ses propres dires les plus suspects, dans lesquels, selon toutes les apparences, elle devait avoir gagné au moins dix bonnes années ; il faut également tenir compte des ravages qu'un long parcours de débauche et de boissons chaudes a dû faire sur sa constitution, et qui, sur le coup, l'a déjà amenée à cet état usé où ceux de sa profession sont réduits à penser à recevoir de la compagnie au lieu de la fréquenter.

À peine cette précieuse substitut de ma maîtresse fut-elle installée que celle-ci, qui ne perdait jamais de temps lorsqu'une occasion d'obscénité se présentait, se tourna vers moi, m'embrassa et m'embrassa avec une grande ardeur. C'était nouveau, c'était étrange ; mais attribuant cela à une pure gentillesse, qui, à ce que je savais, pouvait être exprimée de cette manière à Londres, je pris la résolution de ne pas être en reste avec elle et lui rendis le baiser et l'étreinte avec toute la ferveur que seule la parfaite innocence pouvait connaître.

Encouragée par cela, elle devint extrêmement libre de ses mains et les fit voyager sur tout mon corps avec des caresses, des pressions et des pressions qui me réchauffèrent et me surpris plus par leur nouveauté que par leur caractère choquant ou alarmant.

Les louanges flatteuses qu'elle entrelaça à ces invasions contribuèrent également à corrompre ma passivité ; et, ne connaissant aucun mal, je n'en craignais aucun, surtout de la part de quelqu'un qui avait dissipé tous les doutes sur sa féminité en faisant diriger mes mains vers une paire de seins qui pendaient mollement, d'une taille et d'un volume suffisamment distincts pour moi, du moins, qui n'avais jamais fait aucune autre comparaison.

Alors, je me suis couchée aussi docile et passif qu'elle le souhaitait, tandis que sa liberté ne suscitait en moi d'autres émotions que celles d'un plaisir étrange et jusqu'alors inconnu. Chaque partie de moi était ouverte et exposée aux voies licencieuses de ses mains, qui, telle une flamme vive, parcoururent tout mon corps et firent fondre toute froideur sur leur passage.

Mes seins, si ce n'est pas un terme trop hardi pour désigner ainsi deux monticules raides, fermes et bombés qui commençaient à se manifester ou à signifier quoi que ce soit au toucher, occupèrent et divertirent ses mains un moment, jusqu'à ce qu'ils glissent vers le bas, sur une surface lisse, où ils purent sentir le duvet soyeux qui, quelques mois auparavant seulement, avait émergé et paré la montagne agréable de ces parties, et promettait de répandre un abri agréable sur le siège doux de la sensation la plus exquise et qui avait été, jusqu'à cet instant, le siège de l'innocence la plus insensible. Ses doigts jouaient et cherchaient à s'enrouler dans les jeunes vrilles de cette mousse que la nature a conçue à la fois pour l'usage et pour l'ornement.

Mais, insatisfaite de ces avant-postes externes, elle tenta maintenant l'emplacement principal et commença à tirer, à insinuer et finalement à forcer une introduction d'un doigt dans la partie vive elle-même, de telle manière que si elle n'avait pas procédé par gradations insensibles qui m'enflammaient au point que la pudeur ne pouvait opposer de résistance à leur progression, j'aurais sauté du lit et crié à l'aide contre de telles agressions étranges.

Au lieu de cela, ses caresses lascives avaient allumé un nouveau feu qui se faufilait dans toutes mes veines, mais qui s'était fixé violemment dans ce centre que la nature lui avait désigné, là où les premières mains étranges étaient à présent occupées à sentir, à presser, à comprimer les lèvres, puis à les ouvrir à nouveau, avec un doigt entre elles, jusqu'à ce qu'un "Oh !" ait exprimé sa douleur lorsque l'étroitesse du passage intact refusait toute pénétration en profondeur.

Pendant ce temps, l'extension de mes membres, les étirements langoureux, les soupirs, les halètements courts, tout concourait à assurer cette débauchée expérimentée que j'étais plus heureuse qu'offensée par ses manœuvres, qu'elle assaisonnait de baisers répétés et d'exclamations telles que "Oh ! Que tu es une créature charmante ! Quel homme chanceux sera celui qui fera de toi une femme ! Oh ! Si j'étais un homme à cause de toi !" avec des expressions similaires interrompues par des baisers aussi ardents et salaces que ceux que j'ai jamais reçus de l'autre sexe.

Pour ma part, j'étais transportée, confuse et hors de moi ; des sentiments si nouveaux étaient trop pour moi. Mes sens chauffés et alarmés étaient en tumulte, me privant de toute liberté de pensée ; des larmes de plaisir jaillissaient de mes yeux et apaisaient quelque peu le feu qui me consumait.

Phœbe, elle-même, la Phœbe épuisée et chevronnée, à qui toutes les modes et astuces du plaisir étaient connues et familières, trouvait, semble-t-il, dans cet exercice ces goûts arbitraires, pour lesquels il n'y a aucune explication. Non pas qu'elle haïssait les hommes, ou même qu'elle ne les préférait à son propre sexe ; mais lorsqu'elle rencontrait des occasions comme celle-ci, une satiété des plaisirs de la voie commune, peut-être aussi une forte inclination secrète, l'incitaient à profiter au maximum du plaisir, où qu'elle puisse le trouver, sans distinction de sexe. Dans cette perspective, maintenant bien assurée qu'elle m'avait suffisamment enflammée par ses caresses à des fins bien précises, elle fit glisser doucement les draps, et je me vis allongée nue, ma chemise remontée jusqu'à mon cou, sans pouvoir opposer la moindre résistance, ni même le moindre ressenti. Même mes rougissements grandissants exprimaient davantage le désir que la pudeur, tandis que la bougie, laissée (sans doute pas intentionnellement) allumée, projetait une lumière crue sur tout mon corps.

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