Chapitre 3

Point de vue Javier

J’avance dans la rue qui se trouve juste en bas de l’immeuble abandonné où mes amis et moi, nous avons l’habitude de nous retrouver quand on n'a pas cours.

Javier dans sa tête : Il est déjà là

Je lève la tête pour regarder Emile qui me fait des grands signe avec ses mains de façon toujours aussi extravagante, comme c’est son habitude et comme toujours, j’ai mille papillons qui vole dans mon estomac à chaque fois que je le vois

Javier dans tête : C’est justement pour être comme il est, que je suis complètement fou de lui. Pour moi, il y existe personne d’autre sur terre qui ressemble à Emile

Cet endroit est très important pour Émile et moi, parce que c'est devenu notre lieu de rencontre tous les vendredis, sans Warren et Béa. Rien que tous les deux. Cela à commencé il y a deux ans, quand en sortant par hasard comme ça de chez moi en plein milieu de la nuit, car j’avais envie de prendre l’air

Javier dans sa tête : Je ne savais pas pourquoi, mais je ressentais le besoin d’aller marcher dans le quartier pendant que tout le monde dormait chez moi, alors que je suis conscient que nous vivons dans un quartier plutôt dangereux.

Et il était là, assis sur le toit de cet immeuble en pleurs. Dès que je l’ai vu dans cette état, j’ai eu l’impression que mon cœur était sur le point de se fondre et je n’avais qu’une seule envie, c’était de le serrer fort dans mes bras et lui faire comprendre qu'il était la personne la plus importante pour moi

Javier dans sa tête : C’était la première fois que j’avais laissé parler mes sentiments plutôt que ma raison.

Parce que oui, ça fait très, très longtemps que je suis complètement fou amoureux d’Emile. Si je ne me trompe pas, je pense que cela à commencer dès l’instant que je l’ai vu pour la première fois dans le quartier.

Javier dans sa tête : A cette époque, on avait peut-être 14 ans, pas plus

Il venait à peine d’arriver dans le quartier, placé dans un famille d’accueil. Il avait l’air triste, perdu et c'est à ce moment-là que Warren a eu l’idée de l’inviter à se joindre à notre groupe.

J’ai tout de suite flashé sur lui, je le trouvais mignon avec sa façon de parler de manière aussi exagérée, son sourire. Absolument tout me plaisait.

Javier dans sa tête : C’est aussi à ce moment-là que j’ai compris que j’aimais les garçons plutôt que les filles…

Mais je n’ai jamais eu le courage de le lui avouer. Au début, c’était par timidité. Je ne me sentais pas encore assez courageux pour lui faire une telle confession. Et au fil du temps, c’était par peur. Car je voyais que nous avions réussi à créer un petit groupe d’amis soudés, sans compter qu’il ne manifestait pas vraiment d’intérêt particulier pour moi non plus. Alors, je me suis dit que le mieux était de ne rien dire.

Javier dans sa tête : J’avais trop peur de tout gâcher. En plus, je me disais qu’un gars aussi mignon que lui ne s’intéressera jamais à moi autrement que pour être un simple ami

Pourtant, on a toujours aimé se taquiner entre nous dès le début, plus qu'avec Béa et Warren. Et j’aime bien ça, parce que ça me donne l’impression d’avoir un lien spécial avec lui.

Javier dans sa tête : Même s’il m’appelle toujours idiot

Le simple fait de le voir tous les jours et d’apprendre à le connaître un peu plus me suffit, pour le moment. Au fil des années, j’ai appris à connaître tout ce qu’il aime et tout ce qu’il n’aime pas, comme par exemple ; il aime beaucoup les bonbons au chocolat noir.

Javier dans sa tête : J'achète carrément un grand paquet tous les mois que je mets dans mon sac, rien que pour lui. Moi, je n'aime pas du tout ça

Mais je ne lui donne pas le paquet en entier, parce que je sais qu’il serait capable de tout manger d’un coup, et ce n’est pas trop bon pour sa santé. Alors, je lui en amène deux à chaque fois que je le vois.

Je m'approche vers lui et je vais m’installer tout de suite à côté de lui. J’essaie de prendre mon air sérieux comme d’habitude, pour ne pas me laisser trahir par l'enthousiasme que je ressens en réalité de le retrouver ici, comme d’habitude

Javier : T'as pas froid avec cette tenue légère que tu portes sur toi? Tu vas tomber malade, Emile

Je lui dit ça alors qu’en réalité j’avais très envie de lui dire à quel point je le trouve mignon dans ce petit haut qu’il porte.

Et comme à son habitude, il me donne une petite tape sur l’épaul avant de me dire en souriant

Emile : Mais non, idiot. C’est presque l’été, il fait plutôt chaud en ce moment. Je ne vais pas tomber malade

Javier : Hum, si tu le dis. Tiens, je t'ai apporté ça

Il sort de sa poche deux bonbon au cholat noir qu’il me met dans les mains. Il m’en apporte à chaque fois que l’on ce voit, parce qu’un jour je lui avais dit que je suis fan de bonbons au chocolat

Je sort de ma poche deux bonbon au cholat noir que je lui met dans les mains. Comme toujours, il est super content à chaque fois que je lui en amène, il sourit timidement avant de me dire

Emile : Merci

Javier dans sa tête : Ca devient de plus en plus difficile d’être aussi proche de lui et de ne pas pouvoir l’embrasser, comme j’aurais voulu. Encore plus quand il se comporte de façon aussi mignonne avec moi.

J’ai remarqué que le comportement d’Emile envers moi à changer il y a deux ans, après le soir où je l’avais trouvé ici même, en pleures et que je l’avais consoler. C’est vrai qu’avant cela, avait toujours été très tactile envers moi et il me taquinait aussi souvent, mais après cette soirée, j’ai remarqué autre chose dans la façon qu’il me regard

Javier dans sa tête : Il m’arrive souvent de le surprendre qui me fixe beaucoup, discrètement. Mais dès qu’il a vu que j’étais en train de le regarder, il détourne le regard comme si de rien n’était. Je ne sais pas si c’est moi qui me fait des idées, peut-être à force d’autant le désirer, j’ai fini par imaginer des choses moi-même

J’aurais aimé que ce soit vrai, mais j’ai du mal à le croire

Comme à son habitude, Emile dépose sa tête sur mon épaule à mesure qu’il me raconte ce qu’il se passe chez lui avec sa tutrice qu’il appelle cette sorcière et qui lui rend la vie impossible.

Je sais qu’il exagère beaucoup dans son récit et se victimise aussi énormément, mai à moi, ça m’amuse de l’écouter parler ainsi. J’ai l’impression de pouvoir faire cela pendant des heures sans que cela m’ennuie.

Je ne parle pas beaucoup, je préfère l’écouter me parler car de toute façon quand il commence, il ne s’arrête pas. Et c’est aussi vrai que je n’aime pas beaucoup parler

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