À l’Institut pour les aveugles, la vie de Fanny Crosby était marquée par une routine à la fois studieuse et riche en rencontres. Les journées étaient rythmées par les cours, les exercices pratiques, et les moments de partage avec les autres élèves. Parmi eux se trouvait William Bradbury, un jeune homme à l’esprit vif et au talent musical exceptionnel. Leur complicité s’était construite sur des discussions profondes, des échanges de poèmes et de mélodies, mais aussi sur une admiration mutuelle.
Un après-midi d’automne, alors que les feuilles rougissaient à l’extérieur, Fanny et William s’étaient assis dans la petite cour de l’Institut. William, le regard songeur, semblait hésiter à poser une question qui le travaillait depuis longtemps. Le silence était bercé par les bruits des élèves qui s’exerçaient à leurs instruments.
Finalement, il se tourna vers elle, brisant l’hésitation qui pesait :
— Fanny… je me demande… pourquoi ne pries-tu pas pour que Dieu te rende la vue ?
La question flotta dans l’air, et un instant, Fanny resta silencieuse, les mains croisées sur ses genoux. Elle releva doucement la tête dans la direction de la voix de William et sourit avec une sérénité désarmante.
— William, si à ma naissance, Dieu m’avait donné le choix, je lui aurais demandé de rester aveugle.
William la regarda, visiblement surpris. Elle poursuivit, sa voix douce mais empreinte de conviction :
— Tu sais, le premier visage que je verrai, ce sera celui de mon Sauveur. Et en attendant ce jour, j’ai appris à voir avec d’autres yeux. Mon handicap m’a permis de comprendre des choses que je n’aurais jamais saisies autrement.
Elle prit une grande inspiration avant de réciter d’une voix calme :
« Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse » (2 Corinthiens 12:9).
William resta silencieux, frappé par la profondeur de sa réponse. Fanny, elle, posa doucement une main sur son épaule, comme pour le rassurer.
— Ce n’est pas la vue de mes yeux qui compte, William. C’est celle de mon cœur. Et tant que je peux écrire des mots qui inspirent et apporter un peu de lumière aux autres, je n’ai rien à regretter.
Le jeune homme baissa la tête, ému. Cette rencontre transforma leur amitié. William, qui pensait jusque-là que le talent de Fanny était un miracle malgré son handicap, comprit que c’était précisément grâce à celui-ci qu’elle touchait autant d’âmes.
Ce moment marqua un tournant dans leur relation. William, tout en continuant à composer des mélodies enjouées et lumineuses, devint un fervent soutien des projets de Fanny. Ensemble, ils travaillaient sur des hymnes qui célébraient la foi, la résilience et la grâce divine.
Fanny, de son côté, gardait toujours dans son cœur ces paroles tirées de Proverbes 3:5-6 :
« Confie-toi en l’Éternel de tout ton cœur, et ne t’appuie pas sur ton intelligence ; reconnais-le dans toutes tes voies, et il aplanira tes sentiers. »
Chaque jour, elle avançait avec cette confiance inébranlable. Même lorsque les défis semblaient lourds, elle les accueillait comme des opportunités de manifester la puissance de Dieu dans sa faiblesse apparente.
Jean 9:3
« Ce n’est pas que lui ou ses parents aient péché, mais c’est afin que les œuvres de Dieu soient manifestées en lui. »
( la cécité de Fanny est une opportunité pour Dieu de manifester sa puissance à travers sa vie et ses oeuvres)
Psaume 119:105
« Ta parole est une lampe à mes pieds, et une lumière sur mon sentier. »
( même dans l'obscurité physique, fanny s'appuie sur la parole de Dieu pour guider ses pas)
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Comments
Lisa Blink
J'aime beaucoup la détermination qu'a Fanny de retrouver sa vue grâce à la parole de Dieu /Smile/
2025-01-04
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