Chapitre 3: Aimi et Stolas.

Personnage 1 : Qu'est-ce qui se passe ? On entend des bruits.

Julz : Leur mère vient de nous quitter.

Personnage 2 : Je vais aller la voir.

Julz : Il serait préférable de la laisser seule pour l'instant.

À l'intérieur, la petite fille avait cessé de pleurer et semblait perdue dans ses pensées, prête à prendre une décision importante. Après un moment de réflexion, elle se leva et sortit. Julz la remarqua, mais elle savait que l'enfant n'était pas encore prête à faire son deuil.

Personnage 1 : Eh... petite, tu vas bien ?

L'enfant s'approcha de Julz, son regard déterminé. Elle parla sans hésitation.

L'enfant : J'accepte...

Julz, bien qu'elle s'y attendait, décida de vérifier si l'enfant était sûre de son choix.

Julz : Es-tu vraiment sûre de ta décision ?

L'enfant hocha la tête avec conviction.

L'enfant : Oui... je suis certaine.

Mais soudainement, des larmes commencèrent à couler de ses yeux.

L'enfant : Ma... Ma mère t'a fait confiance. C'est pourquoi elle nous a confiés à toi.

Julz se leva doucement, posa sa main sur la tête de la petite et la caressa avec tendresse.

Julz : Ne t'inquiète pas. Avec moi, vous n'aurez plus rien à craindre.

L'enfant se blottit contre Julz, les larmes coulantes, tout en la serrant fort. Quelques heures plus tard, leur mère fut inhumée dans la maison, qui devint son dernier lieu de repos.

Le frère, toujours inconscient, fut transporté sur le dos d'un des hommes. L'enfant cueillit quelques fleurs et les déposa devant la maison en murmurant, le cœur lourd :

L'enfant : Je t'aimerai toujours, maman... je ne t'oublierai jamais.

Julz la laissa dire ses adieux en silence, puis lui dit après quelques minutes :

Julz : Il est temps de partir.

L'enfant acquiesça d'un hochement de tête et se leva. Elle suivit Julz, sa main dans celle de cette dernière. En se retournant vers la maison, un regard triste envahit son visage, et dans un murmure presque imperceptible, elle dit à elle-même :

L'enfant : "Adieu, maman."

Elle marcha silencieusement aux côtés de Julz. Lorsqu'elles arrivèrent à l'auberge, Lora les attendait, inquiète.

Lora : Eh bien ! Où étiez-vous passées ? Cela fait des heures que nous cherchons !

Voyant les deux enfants, Lora s'interrogea :

Lora : Qui sont ces enfants ?

Julz : Ces enfants sont sous ma protection désormais. Je m'en occuperai à partir de ce jour.

Lora : Ah, vraiment ?

Julz : Je vais m'assurer qu'ils soient bien logés ici.

Lora : D'accord, mais...

Julz : Ils dormiront dans ma chambre, bien entendu.

Lora : D'accord, si... c'est ce que tu veux.

Julz se tourna vers les deux hommes présents.

Julz : Pourriez-vous les conduire à ma chambre, s'il vous plaît ?

Personnage 1 : Bien sûr, où se trouve-t-elle ?

Julz : C’est la deuxième porte à l'étage, celle étiquetée avec le numéro zéro.

Personnage 1 : Très bien.

La petite fille, visiblement inquiète, serra la main de Julz plus fort et recula d’un pas. Julz, voyant sa peur, s'agenouilla près d'elle et lui parla doucement :

Julz : Vous n'avez rien à craindre. Je vous rejoins bientôt. Vous êtes en sécurité ici.

L'enfant acquiesça d’un petit signe de tête et suivit les deux hommes jusqu'à la chambre. Une fois à l'intérieur, ils allongèrent le garçon sur le lit, et l'un d'eux murmura :

Personnage 1 : Voilà, il peut se reposer maintenant.

Plus tard, Julz arriva dans la chambre et remercia les hommes.

Julz : Merci beaucoup, messieurs.

Personnage 1 : C’est avec plaisir.

L'enfant, reconnaissante, se tourna vers les deux hommes et les remercia.

L'enfant : Mer... Merci beaucoup.

Les deux hommes, touchés par sa gratitude, lui répondirent avec un sourire :

Personnage 1 : Ne t'inquiète pas, ce n'est pas nécessaire de nous remercier.

Personnage 2 : Prends soin de toi et de ton frère.

Ils quittèrent la chambre, laissant Julz et les enfants seuls. Après avoir vérifié l'état du garçon, Julz annonça :

Julz : Il va bien. Il se réveillera d'ici quelques heures, ou au plus tard demain matin.

L'enfant : Merci beaucoup, madame la sorcière.

Julz : Tu peux m’appeler Julz. Au fait, je ne connais pas ton nom, ni celui de ton frère.

L'enfant : Je m'appelle Aimi, et mon frère s'appelle Stolas.

Julz : Enchantée, Aimi. Tu dois avoir faim après tout ce que vous avez traversé... Je vais aller chercher quelque chose à manger.

Avant qu’elle ne parte, Stolas toucha légèrement sa gorge et se mit à tousser, ce qui fit sursauter Aimi. Il ouvrit lentement les yeux, et Aimi s’écria avec joie :

Aimi : Grand frère !!!

Elle le prit dans ses bras, visiblement soulagée. Julz observa la scène, un sourire aux lèvres.

Julz : Il s’est enfin réveillé.

Stolas essaya de se redresser, mais sa faiblesse le fit vaciller. Aimi l’aida à se lever.

Aimi : Prends ton temps, grand frère.

Il réussit à se redresser et demanda, confus :

Stolas : Où sommes-nous ?

Julz : Nous sommes dans une auberge, en pleine forêt. Vous êtes en sécurité ici.

Aimi : Mademoiselle Julz nous a amenés ici pour que tu puisses te reposer et recevoir des soins.

Julz : Je t'ai déjà dit de m’appeler Julz, Aimi.

Elle sourit en s’adressant aux enfants :

Julz : Maintenant que tu es réveillé, nous allons manger. Tu dois avoir faim, non ?

Quelques minutes plus tard, ils se retrouvèrent autour d'une table, les plats délicieux disposés devant eux. Aimi et Stolas, émerveillés, s’assirent et commencèrent à goûter. Julz les incita à manger :

Julz : Allez-y, servez-vous.

Aimi, hésitante : Mais...

Julz : J'ai promis à ta mère de veiller sur vous, et cela inclut aussi de vous nourrir. Mangez sans crainte.

Les enfants se servirent, impressionnés par la richesse des saveurs. Julz observa avec satisfaction.

Julz : Vous aimez ? N’hésitez pas à vous resservir.

Les enfants étaient à peine rassasiés lorsqu'un groupe de chevaliers royaux fit irruption dans l’auberge, accompagnés d'un homme visiblement en colère.

Tous les convives se turent, surpris par cette arrivée, mais Julz, implacable, continua de manger ses brochettes. L'homme pointa du doigt Julz.

Marchand : C’est elle ! Cette sorcière m’a blessé et a enlevé mon employé !

Lora s’approcha, interloquée.

Lora : Que se passe-t-il ?

Ren, un chevalier d'élite, répondit en se tournant vers Julz :

Ren : Nous avons une plainte contre vous.

Julz, visiblement agacée, se leva avec calme.

Julz : Qu'est-ce qu'il y a encore cette fois ?

Ren : Cet homme ici présent accuse que vous avez protégé son employé et l'avez agressé.

Julz : Vraiment ? Intéressant.

Elle tourna le regard vers le marchand, un sourire en coin.

Julz : Je vous ai rendu votre argent, n’est-ce pas ?

Ren, surpris, se tourna vers le marchand : C'est vrai ?

Le marchand, pris de panique, hésita, mais finit par répondre d’une voix tremblante : Oui, mais…

Julz : Quant à votre blessure au visage, considérez-la comme un acte de compassion de ma part.

Ren fronça les sourcils.

Ren : Cela reste un crime.

Julz, d’un ton froid, rétorqua : Un crime, en effet… Mais qu’en est-il de l’achat d'humains pour en faire des esclaves ? N’est-ce pas là un crime ?

Ren, stupéfait : Que voulez-vous dire ?

Julz, avec une lueur de colère dans les yeux, désigna le marchand : Ce n'est pas à moi que vous devriez poser la question, mais à cet homme

Dans un état de panique, le marchand s'écria : « Ce ne sont que des mensonges ! Cette sorcière essaie de vous manipuler, de vous retourner contre moi ! »

Avant qu'il ne puisse achever sa phrase, Julz effleura à nouveau son visage d’un geste si rapide que personne n'eût le temps de réagir. Pris de terreur, le marchand poussa un cri de douleur : « Aaaaaaaaaahhh !!!! »

L'incapacité à supporter cette violence poussa Ren à intervenir, criant : « Ça suffit ! Vous... »

Mais avant qu'il n'ait pu finir, il remarqua l'expression de rage grandissante sur le visage de Julz. Un frisson parcourut son corps. Il se figea, ne sachant comment réagir face à la colère palpable de Julz. Elle continua, sans le moindre doute dans sa voix :

« J’essaie de vous retourner contre lui, vous dites... »

Le marchand, pris de panique, balbutia, le regard désespéré : « Mais… mais… »

Julz poursuivit d’une voix ferme, pleine de douleur et de colère : « Ces enfants… ils ont perdu leur mère à cause de votre cruauté. »

Ren, figé, était abasourdi par cette révélation. Julz, le centre de la confrontation, ajouta avec une conviction inébranlable : « Les sorcières sont des êtres vivants, tout comme vous. Quel droit avez-vous de les traiter ainsi ? »

D’un simple geste de la main, elle retourna l’auberge, déchaînant une vague de panique parmi les présents. C’était la première fois que Ren voyait Julz perdre son calme de manière aussi spectaculaire. Un sentiment étrange de confusion envahit Ren. Désireux de comprendre, il se tourna vers le marchand, cherchant la vérité.

« Est-ce que ce qu’elle dit est vrai ? » demanda-t-il, la voix grave, les yeux perçants.

Le marchand, toujours en proie à la panique, tenta de se justifier, mais ses mots étaient hésitants : « Non, ce n’est pas… pas exactement… je… »

Ren insista : « Ont-ils remboursé votre argent ? »

Le marchand, mal à l’aise, répondit : « Oui… mais… »

Ren ne lâcha pas prise : « Êtes-vous impliqué dans le commerce d’esclaves ? »

Le marchand hésita encore une fois, le regard fuyant : « Eh bien… »

Ren conclut, d’un ton tranchant : « Dans ce cas, vous êtes le véritable responsable ici. »

Le marchand, choqué, recula : « Quoi !!!? »

Julz retrouva alors son calme, mais son regard restait aussi acéré qu'une lame. Elle déclara avec fermeté : « Dites à votre roi de libérer tous les enfants retenus dans les sous-sols du palais. »

Ren, stupéfait, articula à peine : « Quoi !? »

Julz poursuivit, sans se laisser déstabiliser : « Vous avez conclu un accord avec le roi, n’est-ce pas ? »

Le marchand, visiblement pris de court, bafouilla : « Oh… ? »

Julz, la voix froide comme la glace, annonça : « Vous avez trois jours. Si votre roi ne respecte pas ce délai, je me chargerai de lui rendre visite moi-même. »

Ren, complètement bouleversé, s’interrogeait intérieurement, sa tête en pleine tourmente : « Des enfants dans les sous-sols du palais ? Cela me semble impossible. Mais si ce qu’elle dit est vrai, le roi nous aurait donc tous manipulés ? Pourquoi ces enfants sont-ils retenus là-bas ? Que cachent-ils donc ? »

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