L’enfant, les yeux pleins de larmes, regarda Julz avec un mélange de peur et de détermination.
L’enfant : J’ai…
Julz : Hum ?
L’enfant : Je n’ai pas le choix. Je dois sauver la vie de mon frère et de ma mère.
Julz : (Quoi !?)
La petite était en larmes, son visage marqué par le désespoir. Julz, voyant la sincérité dans ses yeux, comprit la gravité de la situation.
Julz : (Elle ne ment pas.)
Elle annula le sort qu’elle avait lancé pour la maintenir prisonnière et s’approcha de l’enfant. Doucement, elle lui demanda :
Julz : Raconte-moi tout.
L’enfant, tremblante, reprit avec difficulté.
L’enfant : Ils sont très malades. Ma mère, mon frère et moi avons été vendus comme esclaves dans un grand magasin.
Cette révélation choqua Julz, qui, tout en écoutant, se sentit envahie par l’indignation.
Julz : (Des esclaves ! Cela explique les marques sur son corps…)
L’enfant : L’homme qui nous a pris nous faisait travailler en échange d’un abri et de nourriture. Mais quelques jours plus tard, ma mère est tombée gravement malade. Cet homme a dit qu’elle ne lui servait plus à rien et l’a mise à la porte.
Les deux hommes qui se trouvaient à proximité exprimèrent leur horreur.
Personnage 1 : Quelle cruauté !
L’enfant : Mon frère et moi avons décidé de veiller sur elle. C’est alors que mon frère a utilisé sa magie pour la soigner.
L’enfant : Mais en usant trop de ses pouvoirs, il est tombé malade lui aussi. J’ai voulu retourner voir cet homme pour qu’il nous aide, mais il a refusé.
Julz : C’est donc pour ça que tu as pris son argent, n’est-ce pas ?
La jeune fille, surprise, regarda Julz, qui confirma ses soupçons.
Personnage 2 : Comment savez-vous ça ?
Julz : Il n’y a qu’un seul sac dans sa capuche.
Personnage 1 : Oh…
L’enfant, confuse, baissa les yeux avant de continuer.
L’enfant : Oui… c’est pour ça que je l’ai volé, mais…
Julz : Je comprends.
La réaction de Julz était inattendue pour l’enfant, mais elle n’eut pas le temps de réagir davantage, car une voix familière s’éleva.
Voix : Enfin, je t’ai retrouvée, petite voleuse.
L’enfant se figea, une terreur palpable sur son visage. Elle murmura d’une voix tremblante.
L’enfant : Mon… Monsieur…
Julz, ressentant la peur de l’enfant, se tourna vers l’homme qui venait d’arriver. Un regard de mépris passa dans ses yeux, et elle pensa :
Julz : (C’est lui.)
Le marchand, d’un ton sec et autoritaire, s’approcha.
Monsieur le marchand : Sale voleuse, je vais te donner une leçon.
Il remarqua que l’enfant était entre les mains de Julz et se tourna vers elle avec défi.
Monsieur le marchand : Je vous remercie d’avoir interpellé cette voleuse, mais maintenant, je vais m’occuper de cette affaire…
Julz interrompit sèchement.
Julz : Je suis désolée, mais je pense qu’il y a eu un malentendu. Personne ne touchera à un seul cheveu de cette enfant.
Le marchand, visiblement irrité, lança : Et qui êtes-vous pour me donner des ordres ? Vous n’êtes pas en position de négocier avec moi.
Julz : Je ne négocie pas. Si vous touchez à cette enfant, vous le regretterez.
Monsieur le marchand : Tu oses me menacer ? Tu crois vraiment que tu peux nous arrêter ?
Julz : Ce ne sont pas des menaces, c’est une promesse. Je vous enjoins à ne pas toucher cette enfant.
Le marchand ricana, sûr de lui.
Monsieur le marchand : Pourquoi défendre cette enfant ? Elle m’appartient en tant qu’esclave, et je fais ce que je veux d’elle. Et elle m’a volé de l’argent.
Julz sortit l’argent volé du sac de la petite et le lança vers le marchand, qui le rattrapa avec avidité.
Julz : Prenez-le.
Le marchand, après avoir compté l’argent, sembla insatisfait.
Monsieur le marchand : Et l’enfant ? Je vous rappelle que je l’ai achetée. Elle reste ma propriété.
Julz s’avança, son regard glacial.
Julz : Le jour où vous avez décidé de la mettre à la porte, vous avez rompu tout lien.
L’homme, furieux, se tourna vers ses hommes.
Monsieur le marchand : Sale petite morveuse ! Elle m’appartient, et je compte bien m’occuper d’elle.
L’enfant, tremblante, se réfugia derrière Julz, qui, d’un geste calme, fit reculer les hommes du marchand d’un simple mouvement de la main.
Julz : Si vous insistez, tentez de la reprendre.
Le marchand, rouge de colère, donna un ordre.
Monsieur le marchand : Donnez-lui une leçon !
Les hommes s’élancèrent vers Julz, mais à peine furent-ils à portée qu’ils furent projetés en arrière par un pouvoir invisible. Le marchand, stupéfait, resta sans voix.
Monsieur le marchand : Quoi… !?
Julz s’avança, son aura imposante envahissant l’espace.
Julz : Je déteste qu’on me défie. Et les hommes comme vous… je ne les tolère pas.
Monsieur le marchand : Tu es… une sorcière ?
Julz leva une main et, d’un simple mouvement, toucha l’homme. Une douleur cuisante apparut sur sa joue.
Monsieur le marchand : Aahh !!!
Julz : C’est mon dernier avertissement. Disparaissez.
Le marchand, tremblant, fit signe à ses hommes de se retirer, et tous prirent la fuite.
Personnage 1 : Ils se sont finalement éloignés.
Le second personnage, impressionné par la puissance de Julz, réfléchissait à voix basse.
Personnage 2 : (Elle n’a peur de rien…)
L’enfant, encore sous le choc, s’effondra au sol, entre soulagement et angoisse.
L’enfant : Comment puis-je agir maintenant ?
Julz, calme, lui répondit.
Julz : Tu n’auras pas besoin d’argent.
L’enfant : Hein ?
Julz : Montre-moi où ils sont.
La petite, surprise, la fixa un instant, puis hocha la tête. Quelques minutes plus tard, Julz et les deux hommes les accompagnaient jusqu’à un abri délabré, où la mère de l’enfant gisait sur le sol, à côté de son frère, toujours inconscient.
L’enfant s’approcha de son frère avec un sourire timide.
L’enfant : Grand frère, regarde, je suis revenue avec de l’aide ! Toi et maman allez guérir.
Julz observa en silence. Elle s’inquiétait davantage pour la mère, dont l’état était bien plus grave. Elle se dit à elle-même : (Il est déjà trop tard pour elle.)
Mais, pour ne pas briser l’espoir de la petite, elle répondit d’une voix douce.
Julz : Va chercher de l’eau, s’il te plaît.
L’enfant s’élança aussitôt. Dès qu’elle s’éloigna, la mère ouvrit les yeux, murmura faiblement.
Mère : Il est trop tard pour moi… Ne perdez pas de temps.
Julz : Reposez-vous. Ne gaspillez pas vos forces.
La mère, dans un dernier souffle, prononça : Sauvez mon fils… Il est trop jeune… Ne laissez pas ma fille souffrir de perdre à la fois sa mère et son frère…
Julz se tourna vers le jeune garçon et, d’un geste doux, posa sa main sur son front. Elle diagnostiqua rapidement la source de ses maux.
Julz : (Il souffre de blessures internes et de manque de magie.)
Elle récita un sort de guérison.
Julz : Hoc sana vulnus.
Le garçon commença à réagir positivement. Julz se tourna alors vers la mère.
Julz : Il est hors de danger maintenant.
La mère, reconnaissante, murmura.
Mère : Merci… Merci…
Julz lui sourit gentiment.
Julz : Il n’y a pas besoin de remerciements.
Mais la mère, dans un dernier élan de lucidité, demanda d’une voix faible.
Mère : Puis-je vous demander une dernière chose ?
Julz s’agenouilla, attentive.
La mère de la petite, visiblement affaissée, se tourna lentement vers Julz, ses yeux pleins de détresse. Elle posa une main frêle sur la sienne et, d'une voix faible, dit : « Si je venais à quitter ce monde, ils se retrouveraient seuls, sans abri ni famille… J’aimerais que vous preniez soin de mes enfants, s'il vous plaît. »
Surprise par cette demande inattendue, Julz fixa la femme un instant, perdue dans ses pensées. Elle n'eût d'autre choix que de répondre, incapable de refuser une telle promesse.
Julz : « Je vous le promets, je veillerai sur vos enfants et les protégerai de tout danger. »
Les yeux de la mère se remplirent de gratitude. Un léger sourire se dessina sur ses lèvres, un sourire empreint de soulagement.
Mère de la petite : « Merci… beaucoup. »
Elle fixa Julz intensément, comme si chaque mot prononcé avait un poids immense.
Mère de la petite :« Tu lui ressembles tant… »
À cet instant, la petite fille revint dans la pièce, un seau d'eau dans les mains et un sourire innocent sur son visage. En entrant, elle s'arrêta, l'atmosphère de la pièce avait changé. Elle s'approcha de sa mère, les yeux pétillants, et lui dit joyeusement : « Maman, toi aussi, tu vas guérir… »
Mais son sourire se figea en voyant sa mère, appuyée contre Julz, visiblement affaiblie, ses yeux lointains. La mère murmura, ses dernières forces sur le point de la quitter.
Mère de la petite : « Ma fille, tu ressembles tant à la grande sorcière Kamui... »
À peine ces mots furent-ils prononcés que la mère se laissa emporter, son souffle s’éteignant dans un dernier souffle. Elle ne bougea plus.
La petite fille se pencha sur elle, ses mains tremblantes cherchant à la réveiller.
L'enfant : « Maman… Maman, tu vas te lever, n'est-ce pas ? Julz va s'occuper de toi et nous pourrons vivre de nouveaux moments ensemble, nous serons heureux. »
Julz, les yeux emplis de tristesse, s'agenouilla près de la petite. Elle posa doucement sa main sur son épaule.
Julz : « La magie ne peut pas ramener les défunts à la vie, je suis désolée. »
Le monde sembla s'effondrer autour de la fillette. Sa souffrance éclata, un cri déchirant se faisant entendre.
L'enfant : « Noooooooooon ! »
Elle s'effondra en sanglots, posant sa tête sur le corps inerte de sa mère, inconsciente de la présence de son frère, qui, dans un dernier sursaut de vie, ouvrit les yeux. Mais, n'ayant pas la force de comprendre ce qui se passait, il perdit rapidement conscience.
Julz, la gorge serrée, se leva et s'éloigna doucement de la scène dévastatrice. Elle se tourna vers la petite fille.
Julz : « Je vais te laisser te calmer, je vais rester à l'extérieur avec les deux messieurs. »
En franchissant la porte, elle murmura une dernière promesse : « Votre mère m'a demandé de veiller sur vous, et je lui ai promis sur son lit de mort que je le ferais. »
La petite, surprise, la regarda sans comprendre.
L'enfant : « Euh !!! »
Julz: Je ne fais jamais marche arrière sur mes promesses, mais la décision te revient. Je t'attends à l'extérieur, préviens-moi lorsque tu es prête. »
Julz ferma la porte derrière elle, laissant la jeune fille dans ses pensées. Elle rejoignit les deux hommes à l’extérieur. L’un d’eux, préoccupé, lui demanda :
Personnage 1 : « Nous avons entendu des cris. Quelqu'un va-t-il bien ? »
Julz : « Elle vient de perdre sa mère. »
Les deux hommes se sentirent immédiatement affectés, leurs visages se fermant sous le poids de l'émotion. L’un d’eux s’écria, le cœur lourd :
Personnage 2 : « Pauvre petit, je vais aller la voir. »
Julz secoua la tête, sa voix empreinte de sagesse et de calme : « Il serait préférable de la laisser seule ; elle en a vraiment besoin. »
Personnage 2 : « Oh !!! »
Julz se tourna vers la porte, sentant la lourdeur de la situation. La petite devrait désormais faire face à l’inéluctable réalité de la perte. Après tant de larmes, elle devrait maintenant prendre une décision pour son avenir, et celui de son frère.
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