J’avais d’abord pensé à une blague de sa part surtout qu’il était réputé pour ce genre de chose… je regarde autour de moi et il n’y a personne. C’est quand même étrange car vue notre position et en si peu de temps, il ne pouvait pas disparaître ainsi
La partie de l’eau où il se trouvait, sa pirogue y était et l’eau était calme. Il était impossible de penser que quelqu’un soit entré dans cette eau là
Je me suis mis à l’appeler tout en regardant de partout mais aucune réponse et c’est là que j’ai eu peur
Je me suis dépêché pour le village afin d’aller signaler aux autres que notre frère Dambu était porté disparu
- Comment ça porté disparu ?
Je leur ai donc raconté la scène et certaines réactions me laissèrent perplexe. Surtout quand ils se regardèrent entre eux et firent des « hum »
- Allons-y à la rivière
Nous sommes arrivés et sa pirogue, celle de Dambu était encore là placée comme je l’avais laissé et du doigt je l’ai pointée
AUBIN: C’est là !!
Certains se sont mis en tenue de nageurs et ont plongé, d’autres ont pris les pirogues, moi parmi pour chercher aux alentours
Personne ne pouvait penser à une noyade. Même moi car Dambu était un très grand nageur. D’ailleurs qui de nous ne savait pas nager ? C’était la base.
On fouillait et j’avais l’impression que l’eau grondait. Certaines parties avaient des phénomènes comme des tourbillons qu’il fallait d’ailleurs éviter
Parfois le bâton qui nous servait de pagaie, donnait l’impression d’être coincé au fond de l’eau. Comme ci quelqu’un l’attrapait en bas afin de remonter
Il fallait donc parfois tirer avec un peu de force pour pouvoir avancer
Toute la journée nous avions fait des recherches et tout ceci pour un résultat vain. Mon groupe avec lequel j’étais en pirogue, nous avions décidé de rentrer
Nous sommes arrivés à la rive et les autres nous attendaient sauf un autre groupe de trois qui aussi avait pris la route pour la recherche
Au départ on ne se douta de rien, peut-être ils étaient allés assez loin et sur le chemin du retour, ils étaient.
Nous attendîmes donc…
1h…2h…3h… de temps et nos trois frère ne sont pas encore revenus
L’un de nous par un hurlement commun qu’on connaissait tous, se mit à faire appel aux autres qui normalement devraient répondre peu importe où ils étaient mais hélas.
Personne ne répondit …
- Ça devient sérieux! Je pense que nous devrions en parler au chef du village. Cette histoire est très étrange
Moi qui ne croyait pas en ces choses, j’avais toujours un côté de moi qui me disait que tout ceci n’était qu’une blague et maintenant les trois autres s’y étaient mêlés
Je ne parlais pas… D’ailleurs qu’allais-je dire… ? Je ne faisais qu’observer les autres faires et leur agissement me faisait croire que ce qu’ils disaient depuis étaient vrai
- Le village ci hein!!
S’exclama un
On prit la route du village, il était 21h par la. Toute une journée passée dans l’angoisse, la peur et la réflexion
Personne ne parlait. C’était une tradition lorsqu’on avait fouillé un corps qui a priori se serait noyé dans l’eau et que les plongeurs n’avaient rien trouvé, sur le chemin du retour personne ne devait parler
Même un seul mot
Moi je n’y croyais pas mais au vue du sérieux des autres, j’ai préféré fermer ma bouche
Nous sommes arrivés chez le chef. Merci il était encore assis avec ses notables, déjà au courant de la disparition de Dambu mais surtout pas des autres
Lorsqu’ils nous avaient aperçu de loin, ils eurent espoir mais déçu lorsqu’ils nous vis apparaître moins que nous sommes partis
- Où sont les autres ?
Demanda un notable avant que l’un des nôtres ne répondit
- Disparus pendant les recherches… ils ont prit une pirogue et ils ne sont jamais revenus
- Comment ça jamais revenus ?
- Nous avions attendu durant des heures jusqu’à ce que nous décidions maintenant de remonter
Le chef leva la tête vers le ciel puis baissa ses yeux et secoua sa tête. Il cracha au sol et dessina un truc avec la boue qu’il forma entre ses crachats et la poussière
Puis sans rien dire, il se leva et s’en alla dans sa case suivi par deux notables
Le troisième s’approcha de nous et dit
- Soyez prudents ! Quelque chose ne va pas ! C’est tout ce que je peux vous dire pour le moment
J’ai eu la chaire de poule. Pour la première fois, j’avais eu peur de ce que j’entendais mais surtout de ce que je voyais et j’avais vu
La noirceur du ciel et l’absence des étoiles ne présageait rien de bon au point où d’une voix tremblante et douce j’ai demandé à un de mes frères
AUBIN: Je…je peux dormir chez toi cette nuit ? Tu sais que je ne peux pas rentrer à cette heure seule chez moi
Oui c’était drôle, ils se sont moqués de moi et ils avaient raison car moi je rentrais à n’importe quelle heure
Ceux qui dormaient seuls, nous avaient rejoins. On se retrouva environs quatre ou cinq chez l’un de nos frères. Les intestins crispés par la panique et la peur
- Et si quelque chose arrêtaient nos frères ?
- Ce n’est pas normal je t’assure. Les démons de ce village ont décidé de prendre désormais sans demander
- Je t’assure que cette histoire ne finira pas comme ça. Un cœur me dit que ce n’est que le début du cauchemar
Jusqu’ici je n’avais même pas encore raconté ce que j’avais vu cette nuit. J’avais même en réalité oublié et surtout que je me disais que j’étais ivre d’où cette vision. Mais bon, je ne perdais rien à leur raconter ce que j’avais vu
Alors je leur racontai…
- J’espère que ce n’est pas les hallucinations d’alcool hein Aubin
AUBIN: J’aimerai vraiment que ce soit ça ! Vous connaissez ma position face à genre de choses
- Nous ne perdons rien à raconter ce que tu as vu au chef
AUBIN: En même temps. Mais c’est quand même fort ça. Disparaître comme ça pour rien ?
- Ils sont morts !
- Ne dis pas ça
- Tu expliques donc comment ? Qu’ils sont où ?
- On va savoir mais pas la mort !!
Soudainement j’eus une envie pressante. Nous sommes au village alors je ne devais que sortir
Dire alors à quelqu’un de m’accompagner ? J’avais honte de le faire… Mais c’est avec beaucoup de courage et aussi pas de choix que j’avais fini par me lever pour sortir
Les toilettes derrière, j’y suis allé et voilà que pendant que j’y suis j’entends des pas tout autour des toilettes qu’on appelle W.C. Ils sont en tôles et les tôles se mettent à vibrer. Les pas s’intensifient, mes fesses se resserrent, j’ai envie de disparaître, mon rythme cardiaque accélère
Je regarde en haut en bas, au gauche à droite, je ne sais même pas exactement où exactement les pas sont situés, sans vous dire qui c’est
Une chose est sûre ce n’est pas quelqu’un… ce n’est pas quelqu’un de vivant…
D’un coup je vois quelqu’un passer devant moi de dos, il avance vers la broussaille, du côté des épines, il avance, il avance puis d’un coup il s’arrête, ensuite il se retourne, me regarde
C’est Dambu…
Il me fait signe de la main en me disant au revoir, puis il entre dans la broussaille et disparaît…
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