chapitre 6

NDA : ce chapitre se déroule dans le présent, ce qui veut dire que dans quelques instants,vous l'aurez enfin votre altercation.

sur ceux je vous souhaite une bonne lecture 🌹😘

********

PDV de Éloïse

je sentis soudain la colère monté en moi et ne pu me retenir une seconde de plus, c'est donc d'un pas décidé que je me dirigea vers Raphaël :

la personne qui m'avait non seulement rejeté mais aussi l'enfant que je porte en moi qui n'est d'autre que le sien... il avait volontairement choisi de fuir ses responsabilités et de surcroît m'avait abandonné non, nous avait abandonné...

et maintenant.. maintenant il ose faire comme si je n'existais plus pour lui.

il agir comme le ferai une personne normale, qui n'aurait aucun problème à géré..

c'est simple, il fait comme si je n'existais pas, comme si rien ne s'était passé entre nous ; comme s'il m'avait rayé de sa mémoire, il agit tout simplement comme si j'étais une personne parmi tant d'autres...

et ça, ça je ne peux pas tout simplement pas le cautionné ; non ce genre d'attitude est à la fois abjecte mais aussi si dégueulasse. comment ose t'il renier son propre sang, la chaire de sa chaire, je ne l'es pas quand même fait tout seul cet enfant putain, on l'a fait ensemble, tout les deux merde et maintenant, maintenant il se la joue cool, tout pénard quoi.

C'est alors que je franchis les quelques petits mètres qui nous séparent et me poste bien droite en face de lui, adoptant une posture plutôt menaçante, afin de me donner bonne contenance et avoir l'air plutôt crédible.

Noté l'ironie avec mon à peine un mètre soixante je ne dois pas avoir l'air très menaçante, vu que monsieur Raphaël n'a toujours pas daigné à me faire face.

Sois il se paye ma tête, soit-il ne m'a pas toujours vu.

Je décidai alors de toussoter pour ainsi me faire remarquer.

C'est alors qu'il lâcha enfin son crayon et son carnet des yeux, leva la tête dans ma direction et je vis alors toute sorte d'émotions passée sur son visage. Celui-ci passa de la surprise à l'étonnement et c'est dans un froncement de sourcils qu'il me demanda :

_ Heu… Qu'est ce que tu fais là ?

Attendez attendez attendez, il vient sérieusement de me demander qu'est-ce que je fais là ? Alors là il est clairement en train de se foutre de ma gueule là.

Je ris alors amère, ce qui me valu le regard interrogateur de quelques élèves déjà présent dans la salle, surtout celui de Mia, qui d'ailleurs me lança un regard bien appuyé. Elle l'était dans l'incompréhension la totale, mais décidait néanmoins de ne pas intervenir et je ne lui serai à jamais reconnaissante pour ça.

_ tu te fous de moi là ? Tu me demandes sérieusement ce que je fous ici ? Eh bien je vais te le dire, Toi. et. Moi. Il. faut. Qu'on. Parle. Dis-je en détachant bien les mots un par un de ma dernière phrase avec un semblant de calme.

Manquerait plus que je m'emporte devant tout le monde à cause de cet idiot.

_ d'accord, mais pas ici, allons parler loin des oreilles indiscrètes. Propose-t-il en sondant la salle du regard.

Il n'avait pas tout à fait tort, il savait déjà ce dont je voulais lui parler et en effet il était plus judicieux d'aller le faire dans un endroit un peu plus calme que celui-ci et bien entendu loin des oreilles indiscrètes.

_ d'accord, je te suis.

À ces mots, l'intéressé poussa brusquement sa chaise sur le côté et se leva, me faisant face de sa carrure imposante ; eh oui si moi je mesurais à peine un mètre soixante, alors lui devait en faire au moins un mètre quatre vingt ou encore plus et je pèse bien mes mots.

Il me dépassa alors sans me lancer un regard et m'incita à le suivre. Il se dirigea ainsi à grandes enjambées et sortit de la salle en passa devant Mia qui n'avait pas bougé jusque-là, prête à intervenir au cas où la situation dégénérait. Je le suivis moi aussi et passa devant Mia, lui faisant un grand sourire au passage pour ne pas l'inquiéter et l'intima de ne pas nous suivre.

Raphaël m'emmena finalement dans une aile du lycée qui était en rénovation et dont l'accès était interdit, sauf au personnel de nettoyage et bien sûr au proviseur.

Ouais l'endroit parfait pour faire causette quoi…

Il prit place sur l'une des chaises poussiéreuses et m'intima à en faire de même, ce que je dis sans me faire prier.

La poussière présente dans l'entièreté de la pièce me valut un éternuement.

Sérieux il aurait pu choisir mieux comme lieu vraiment. Car ladite aile de rénovation était en fait un vieux gymnase délabré qui avait sans doute connu des jours meilleurs. les murs de celle ci étaient tous délavés et étaient recouverts de petites plantes qui avaient profités des quelques fissures présentes dans ceux ci pour élire domicile, les fenêtres étant toute cassée laissait les rayons du soleil pénétré dans la pièce qui avait sans doute été plongé dans la pénombre durant pas mal de temps. L'état miséreux dans lequel se trouvait le matériel qui avait servi autre fois aux élèves et le plancher grinçant sous nos pieds sans compter des toiles d'araignée et la poussière entourant chaque recoin de ce lieu me faisait penser qu'il avait été abandonné depuis Belle lurette.

Non seulement cet endroit sentait le renfermé, mais il n'était pas très rassurant non mais il a été interdit d'accès pour une bonne raison merde.

Gigotant constamment dans mon siège dû à l'inconfort qu'il me procurait, je tentais néanmoins d'avoir un air sérieux devant Raphaël, ses yeux d'une nuance de vert-gris me scrutant avec insistance, attendant sans doute que je parle.

_ alors comme tu t'en doutes déjà si on est ici, ce n'est pas pour rien donc... commençais-je, avant d'être brusquement interrompu par mon interlocuteur.

Son regard semblait dure et froid, comme d'habitude, mais j'y dessellai quand même une pointe de nervosité.

Était-il nerveux ? Ça je n'en sais rien.

_ vas-y abrège. Me dit-il sans détours, mettant ainsi fin à mes pensées.

Malgré ces mots crus, je ne relevais pas le pique qu'il venait de me lancer et essaya néanmoins de garder mon calme.

_ j'aimerais te parler du comportement de lâche égoïste que tu as démontré face à la nouvelle que je t'ai annoncé, car ouais je peux te le dire franchement tu n'es qu'un sale connard. Lançais-je avec le même ton qu'il a pris plus tôt.

Il est bien vrai que j'avais décidé de me montrer un temps soit peu courtoise et civilisé avec lui, mais avec le genre de personne que j'ai en face de moi, autant ne pas mâcher ses mots et y aller sans détours.

Surpris par le ton que j'ai employé, il serra les poings et fronça les sourcils, mais resta tout de même calme.

_ moi aussi je voulais te parler Éloïse, je sais que le comportement que j'ai adopté à ton encontre était lâche de ma part et que je me suis comporté en " lâche égoïste " comme tu dis et que tu as le droit d'être en colère

_ ah oui tu crois ? Ironisais-je

il poussa un profond soupir et croisa ses bras autour de son buste, ce qui lui donnait un air encore plus imposant et menaçant.

_ il est vrai que la " nouvelle ' que tu m'as annoncé m'a d'abord pris au dépourvu, mais j'ai bien réfléchi et ai trouvé une solution qui pourrait nous arranger tous les deux. Dit-il en relevant une des mèches de ses cheveux châtains posée sur son front et qui lui entravait la vue.

_ vas y je t'écoute. L'intimai-je à poursuivre, curieuse de ce qu'il avait à me proposer.

Je vis de l'hésitation dans son regard.

Il ouvrit la bouche, mais se ravisa ensuite, puis encore, il l'ouvrit ensuite se ravisa. Il répéta ce petit schéma une bonne dizaines de fois avec de prendre une profonde inspiration avant de lâcher :

_ voilà il faut que tu avortes. dit-il d'une traite.

mes yeux s'arrondire de stupeur et mon visage passa alors de la surprise à du dégoût.

avais-je vraiment bien entendu ce qu'il avait dit ?

Me suggérait-il vraiment d'avorter ?

C'était une blague, j'espère, mais à son visage sérieux j'en déduis que non.

_ t'entends-tu seulement parler ? demandais-je avec une pointe de colère.

Ça y est je commence à m'énerver.

_ oui je sais que ça, c'est grave, mais arrêt de te voiler la face, cet enfant ne nous apportera rien de bon et toi et moi savons que c'est la seule solution, il n'y pas d'autre choix.

_ NON NON NON IL EST HORS DE QUESTION QUE J'Avorte, C'EST CLAIR ? M'emportais-je.

_ ah parce que tu crois vraiment qu'on va s'en sortir comme ça ? Nous sommes beaucoup trop jeunes pour prendre en charge un enfant, ne sois pas têtu et écoutes moi putain. Criais t'il à présent.

_ NON, c'est toi qui vas m'écouter petit merdeux, cet enfant sera certainement la chose la plus belle qui me sera arriver alors avorter c'est non, tu peux te mettre ta solution miracle là où je le pense ; écoute si tu refuses de prendre tes responsabilités d'accord, mais ne me demande pas de faire une chose pareille d'accord ?. Criais-je moi aussi en le levant brusquement.

_ attends, mais comment tu me parles là ? Je ne vais pas foutre ma vie en l'air à cause d'une simple erreur de jeunesse ça non donc si tu refuses de faire ce que je te dis alors démerde-toi toute seule. S'emporta-t-il en se levant lui aussi de sa chaise.

Désormais nous nous faisions tous les deux face, lui me surplombant de toute sa hauteur, son visage déformé par la colère et la rage, je ne l'avais jamais vu comme ça mit un ne me fait pas peur pour autant.

_ une erreur ? Alors tout ceci n'est qu'une erreur pour toi ? Mais bon sang ce gosse, je ne l'ai pas fait seule, on l'a fait ensemble putain. Dis-je les larmes aux yeux.

Je ne pouvais tout simplement plus supporter ça et des larmes silencieuses roulèrent le long de mes joues. À la vue de mes larmes, Raphaël s'adoucit un peu et se rassit sur sa chaise.

_ ne pleure pas Éloïse tu sais que je t'aime, mais la s'il te plaît écoute-moi et fais ce que je te dis. Supplia-t-il.

_ toute façon, c'est impossible je suis enceinte de cinq mois, j'ai dépassé la date limite pour un avortement, le fœtus est déjà assez bien développé. L'annonçais-je, la voix toute chevrotante.

Son visage se déforma une nouvelle fois, mais cette fois-ci son regard était rempli de désespoir, c'est normal après tout, je venais d'anéantir tous ces petits espoirs.

_ Cela… Ce n'est... Ce n'est…. Pas… Pas grave, on... On peut toujours... essayer. Bégaya-t-il.

_ mais tu es fou ça risquerait de me mettre aussi en danger. Psalmodiais je

_ au point où nous en sommes autant tout essayer.

_ mais c'est non je te dis vas te faire foutre Raphaël je n'avorterai pas un point un trait, tu sais quoi ? Je viens de prendre une décision. Je te libère de toutes responsabilités qui soit, je considérai à présent que mon enfant n'a pas de père en je l'élèverai toute seule fin de la discussion. conclus-je.

_ attends, mais tu ne peux pas faire ça je…

_ stop, j'ai dit va te faire putain, tu ne voulais pas être père non eh bien voilà je viens d'exaucer ton souhait. Tu es libéré Raphaël, tu sais quoi ? Oublie tout, oublié moi et MON enfant et vie ta vie comme ça te chante.

Sur ces paroles, je lui fis vont face et partie, mais avant que je ne puisse faire un pas, il attrapa mon poignet.

_ mais qu'est ce que tu fous encore ? Je n'as pas déjà été assez clair comme ça ?

_ non mais tu ne peux pas faire ça, c'est delà folie.

Je ris une nouvelle fois amère.

_ oh crois-moi si, si que je le peux.

Je retirai min poignet de son emprise et cette fois tourna les talons pour de bon alors qu'il ne cessait de m'appeler.

_ Éloïse, Éloïse, Éloïse attends s'il te plaît. emplora-t'il.

C'est alors qu'une idée plutôt malsaine commença à gérer dans ma petite tête et à quelques pas de la sortie du gymnase abandonné, je me retournai pour la deuxième fois et avec froideur et dureté, j'ose lui dire :

_ et au cas où tu ne le saurais pas toujours, toi et moi c'est fini Raphaël ! Dis-je avec assurance avant de me retourner pour de bon et partie, le laissant seul tel le connard qu'il est.

Qui a dit que j'avais besoin d'un homme dans ma vie ? je serai une femme indépendante et elèverai mon enfant seule s'il le faut et lui donnerai tout l'amour dont il aura. vous pouvez me traiter de folle ou d'inconsciente mais j'ai pris ma décision et n'abandonnerai pas mon enfant il est en hors de question.

JE. N'ABANDONNERAI. PAS .MON. ENFANT.

Populaire

Comments

Fawziat Bermina OUEDRAOGO

Fawziat Bermina OUEDRAOGO

La suite 🤧

2024-07-10

2

Tous
Episodes

Télécharger maintenant

Aimez-vous ce travail ? Téléchargez l'application et vos enregistrements de lecture ne seront pas perdus
Télécharger maintenant

Bien-être

Les nouveaux utilisateurs peuvent télécharger l'application pour débloquer 10 chapitres gratuitement.

Recevoir
NovelToon
Ouvrir la porte d'un autre monde
Veuillez télécharger l'application MangaToon pour plus d'opérations!