Bryan vivait son rêve. Il était l'un des basketteurs les plus en vue du championnat américain. Meneur de jeu talentueux, adulés par les supporteurs, respecté par un
ses coéquipiers, il maîtrisait le temps sur le paquet comme dans sa vie.
Son quotidien était réglé comme une partition parfaite : entraînements le matin séance de récupération l'après midi matchs le week-end. Il enchaînait les victoires sous les projections des arènes bondées, puis retrouvait le calme dans son foyer, où l'attendait sa femme et son fils jack. Avec Léna ils formaient un couple solide, du moins en apparence. Elle avait été à ses côtés dès ses débuts, partageant ses sacrifices, le soùtenant dans ses moments difficiles. Il s'était construit une vie enviable, entre les voyages, soirées mondaines et tendre insistant en famille. Mais les premiers signes de faute apparurent sans bruit.
D'abord Léna sembla moins impliquée moins présente aux matchs, moins enthoùsiàste à ses victoires. Puis il y eut ses excuses répétées ces messàges qu'elle effaçait trop vite. Bryan habitué à analyser le jeu à anticiper les actions adverses, refusait de voir ce qui se dessinait sous ses yeux. Il voulait croire que tout allait bien.
Jusqu'au jour ou la vérité s'imposa a lui comme un punk imparable, violente, incontestable et impossible à ignorer.
Léna n'était pas du genre jalouse du moins, c'est ce qu'elle s'était toujours dit. Elle connaissait la vie d'un sportif de haut niveau les déplacements, la pression, les tentations. Mais Bryan avait toujours été droit, fidèle. Leur couple était resté aux armées, aux absences et aux blessures. Et pourtant quelque chose avait changé.
C'était subtil presque imperceptible au début. Il rentrait plus tard des entraînements prétextant des séances supplémentaires. Son téléphone était devenu une extension de sa main et il le posait toujours face caché sur la table. Il souriait parfois en lisant un message, un sourire qu'elle ne reconnaissait pas. Puis, il avait eu ce parfum. Léger sucré, trop différent du sien une odeur qu'il n'y avait pas sur lui le matin en partant, mais qui l'accompagnait parfois le soir.
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