YOU LIED TO ME

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Chapitre 01 : Daichi harukana

PROLOGUE

Depuis toujours, j'ai été délaissé et mis à l'écart, que ce soit à l'école ou chez moi. On me remarquait à peine, c'est comme si j'étais invisible aux yeux de tous. J'ai toujours cherché ma place dans ce monde, un endroit où je me sentirais chez moi, où je n'aurais pas l'impression d'être un fardeau pour les autres. J'ai passé une grande partie de mon enfance à chercher quelqu'un qui m'accepterait tel que je suis, qui ne me jugerait pas.

À chaque fois que je croyais avoir trouvé ma place, je me rendais compte que ce n'était qu'une illusion. Les autres n'avaient rien à faire de moi, tous mes amis m'abandonnaient petit à petit jusqu'à ce que je me retrouve seul. Pendant 5 ans, j'ai été victime de harcèlement et de moqueries à cause de mes taches de rousseur et de ma chevelure grise.

J'ai finalement décidé de me détourner des autres, car je ne pouvais plus compter sur leur soutien. Personne ne m'a apporté l'aide dont j'avais le plus besoin, y compris mes propres parents. J'en suis venu à abandonner mes rêves et à m'éloigner du reste du monde.

⟩⟩⟩ あなたは私に嘘をつきました ⟨⟨⟨

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TU M'AS MENTI

CHAPITRE 1 : DAICHI HARUKANA

Pour dissimuler sa solitude, Daichi avait pris l'habitude de courir chaque jour à 5 heures du matin. Cela l'a toujours aidé à se détendre et à se sentir moins seul. Équipé de ses AirPods, il écoutait de la musique nostalgique à plein volume, ne laissant aucun bruit extérieur perturber la douce harmonie résonnant dans son esprit, apaisant ainsi son cœur meurtri par le monde. Après avoir parcouru quelques mètres, il se retrouvait invariablement essoufflé au milieu de la route.

En pleine campagne, une fois le village quitté, on découvre des paysages ornés de plantations et de fermes qui s'étendent à perte de vue. Daichi avait commencé à marcher pour reprendre son souffle lorsqu'il aperçut un panneau publicitaire annonçant le lancement d'une nouvelle application.

Alone : l'application qui vous aide à surmonter la solitude en vous rapprochant des autres et en retrouvant vos amis perdus.

Après avoir lu la phrase d'accroche de la publicité sur le panneau, il est passé comme si de rien n'était. Arrivé chez lui, il retire ses chaussures devant la porte d'entrée sans faire le moindre bruit et monte directement dans sa chambre, située au premier étage de la maison. Épuisé par sa course, il se jette sur son lit et ferme doucement les yeux. Quelques minutes plus tard, quelqu'un toque à sa porte.

« C'est sûrement ma petite sœur. Chaque matin, elle vient frapper à ma porte pour me réveiller. Elle pense que je dors toujours, et quand je ne réponds pas, elle entre dans ma chambre sans ma permission. » pense Daichi, qui est toujours allongé sur son lit.

- Debout, Daichi ! Tu dors encore ? Aujourd'hui, c'est la matinée de la rentrée scolaire, et il est essentiel que tu te lèves tôt pour te rendre au lycée ! . s'exclama-t-elle avec un sourire radieux.

Chaque matin, elle cherchait une raison de venir le déranger. Au fil du temps, il s'était progressivement habitué à cette situation, qui était devenue un rituel quotidien. À chaque fois, il la regardait droit dans les yeux, restant silencieux. Son silence, pesant, finissait par lui ôter son sourire, et elle quittait finalement la chambre en refermant la porte derrière elle.

Cependant, chaque matin, elle revenait toujours avec son sourire. Il n’arrivait pas à comprendre pourquoi elle se donnait tant de mal alors qu’elle n’obtenait rien en retour de sa part. À chaque rencontre, il se posait des milliers de questions, tentant de saisir ce qui pouvait la motiver à agir ainsi, mais il demeurait sans réponse, comme chaque matin. Il continuait à fixer sa petite sœur droit dans les yeux.

Le regard froid de son grand frère l’avait profondément affectée. Elle se retourna pour partir, mais s’arrêta soudainement devant la porte. Son frère ne réagissait pas.

— On t’attend en bas pour le déjeuner. dit-elle d’une voix triste avant de quitter la chambre.

Daichi s’était levé du lit et avait ouvert la commode située près de la fenêtre.

— Alors ? demanda doucement leur mère, une femme d’une trentaine d’années, avec quelques légères rides aux coins des lèvres et de longs cheveux châtains.

— Comme à chaque fois, il m'ignore. J'en ai assez qu'il me traite comme si je n'existais pas. Maman, je ne monterai plus le réveiller . répondit-elle, les larmes aux yeux.

Déjà prête à partir pour le collège, elle portait son uniforme scolaire. Ses courts cheveux châtains, semblables à ceux de sa mère, elle avait de taches de rousseur sur son visage. Elle prit un mouchoir pour essuyer ses larmes, puis ouvrit la porte de la maison et sortit.

— Tu ne prends pas de petit-déjeuner, Sakura ? demanda la mère d'une voix dévastée.

Sakura s'arrêta et se retourna pour regarder sa mère.

— Non, je n'ai plus d'appétit. À plus tard, maman, répondit-elle avec un sourire forcé avant de se retourner et de partir pour le collège.

La mère resta silencieuse, le cœur lourd, se sentant impuissante. Elle se dirigea vers la cuisine pour débarrasser la table du déjeuner.

Après s'être préparé, Daichi quitta sa chambre et descendit les escaliers. Il remarqua que la maison était étrangement silencieuse, bien plus que d'ordinaire. Intrigué, il décida d'en découvrir la raison. Il se dirigea vers la cuisine, se rappelant que sa petite sœur l'avait informé qu'il l'attendait pour le déjeuner. À son arrivée, il ne trouva que leur mère, assise sur une chaise, la tête posée sur la table, dormant paisiblement. Daichi se retourna immédiatement.

Il avait quitté la maison et avançait paisiblement le long de la rue, ne se souciant pas d'éventuels retards, car il était déjà familiarisé avec le contenu du cours que l'enseignant prévoyait de dispenser.

Dépourvu d'amis et d'activités, il consacra son temps à réviser ses cours et à effectuer des recherches sur les sujets étudiés par les élèves plus âgés. Par conséquent, il avait constamment une longueur d'avance et obtenait d'excellentes notes, se classant systématiquement premier. Inutile de se stresser pour arriver à l'heure au lycée ; il préférait savourer ces instants de tranquillité, bercé par la douce brise automnale qui l'entourait, tout en se promenant paisiblement au son de la musique.

Il est arrivé au lycée avec quelques minutes de retard, tandis que tous les autres élèves étaient déjà en classe. Le surveillant, en raison de ce retard, ne souhaitait pas lui permettre d'entrer. En temps normal, il se serait simplement retourné pour rentrer chez lui. Cependant, aujourd'hui était un jour particulier, c’était son premier jour de terminale, et il ne voulait le manquer sous aucun prétexte.

— Je vous en prie, Monsieur, laissez-moi entrer, ne serait-ce que pour aujourd'hui, implore-t-il, le regard détourné.

« C'est la première fois que Daichi me supplie de le laisser entrer au lycée après être arrivé en retard. Cela indiquerait-il qu'il a changé ? » s'interrogeait le surveillant, visiblement surpris.

— Il s'agit effectivement de la première fois que tu souhaites entrer au lycée après être arrivé tard. Étant donné que c'est le premier jour de la rentrée, je vais accepter de te laisser entrer, mais à une condition : après les cours, tu devras rester pour aider le concierge à maintenir l'établissement en propreté . déclara le surveillant.

— Merci, répond Daichi.

Daichi progressait dans le couloir du lycée, en quête de la salle de classe terminale B. Il ressentait une élévation inexplicable de son rythme cardiaque, comme si son cœur battait plus rapidement que d'ordinaire, prêt à s'échapper de sa poitrine. Il resta immobile devant la porte de la classe, hésitant à l'ouvrir.

« Pourquoi me sens-je figé ? Pourquoi n’arrive-je pas à entrer dans la salle ? C’est un schéma qui se répète chaque année, pourtant rien ne change et ma situation demeure inchangée. Je me retrouve toujours seul, et aujourd'hui ne semble pas être différent. Alors, pourquoi suis-je toujours là, immobile ? » se questionne Daichi, visiblement stressé, tandis qu'il transpire malgré la fraîcheur ambiante.

Un autre élève du lycée était arrivé en retard, s'étant égaré en cherchant la classe de terminale B. C'était Tetsu Toriya, qui avait trouvé Daichi figé devant la porte.

— Bonjour, es-tu également en terminale B ? demanda-t-il avec enthousiasme.

Sa voix était réconfortante, et il possédait de longs cheveux noirs et soyeux, étant légèrement plus grand que Daichi. Cependant, Daichi demeura silencieux et ne répondit pas à la question de Tetsu.

— Si tu n'as pas l'intention d'entrer, pourrais-tu au moins me laisser un passage ? Le cours a probablement déjà commencé et je suis déjà en retard », dit-il d'un ton décontracté.

Daichi s'était écarté du chemin, permettant ainsi à Tetsu de passer. Visiblement effrayé, il dissimulait son visage pour éviter de croiser le regard de Tetsu. Ce dernier, quant à lui, ne comprenait pas la raison de ce comportement et, pressé par le temps, se dirigea vers la salle de classe, déjà en retard. À sa grande surprise, le professeur n'était pas encore arrivé, et les élèves discutaient entre eux. Tetsu choisit alors de se placer à l'arrière de la classe, loin des autres.

Daichi est entré, tremblant de tout son corps, et s'est approché lentement en se collant au mur, le visage marqué par la peur. Tous les regards étaient rivés sur lui, donnant l'impression qu'il était sur le point de s'évanouir. Il s'est finalement installé au fond de la classe, près de Tetsu, tandis que tous les élèves se tournaient pour l'observer.

« Ils me dévisagent comme si j'étais un phénomène de foire. Je suis profondément dégoûté, c'est toujours la même chose à chaque rentrée. Pourquoi ai-je pensé que cela serait différent cette année ? » réfléchissait-il, la gorge nouée et les yeux humides, au bord des larmes.

Daichi baissa les yeux, et son voisin Tetsu l'avait remarqué. Il comprit que les autres ne regardaient rien d'autre que la couleur de cheveux unique de Daichi, le trouvant étrange, comme s'il venait d'un autre monde. À ce moment-là, Tetsu toucha Daichi à l'épaule. Ce dernier tourna la tête et aperçut Tetsu, le lycéen qu'il avait croisé à l'entrée. Sans savoir pourquoi, Daichi ressentit une peur soudaine ; le simple fait d'avoir été touché par lui l'avait profondément troublé.

— votre visage me semble familier. C'est amusant, j'ai l'impression de vous avoir déjà rencontré ! . dit-il en souriant.

À cet instant, Daichi ressentit une étrange sensation qui l'envahissait. Il avait l'impression d'avoir tout raté. Le sourire affiché par Tetsu semblait être celui de quelqu'un qui s'apprête à faire une blague.

— Pas encore, cela ne peut pas se dérouler ainsi. Pourquoi ces événements ne m'arrivent-ils qu'à moi ? Qu'ai-je fait pour mériter cela ? » se dit-il avec un profond désespoir.

— Peu importe, moi c'est Tetsu Toriya. Qu'est-ce qui se passe ? Ne te sens-tu pas bien ? demanda-t-il avec un sourire.

L'évocation de son nom a fait resurgir en Daichi des souvenirs d'une période marquée par des émotions intenses, notamment ceux de sa dernière année à l'école primaire. À cet instant, il le regarda avec un dédain palpable, laissant transparaître la haine et la profonde rancœur qu'il éprouvait envers Tetsu.

« Après m'avoir harcelé tout au long de la primaire, il se présente maintenant à mes côtés, feignant de ne pas me reconnaître et arborant un sourire. Que croit-il ? Que j'ai oublié les souffrances qu'il m'a infligées ? », se demanda Daichi.

Soudain, la tension commença à monter en lui ; il ne supportait plus de voir son sourire. Il repoussa la main de Tetsu de son épaule, et une colère grandissante l'envahit tandis que Tetsu paraissait quelque peu surpris.

— Qu'est-ce qui te prend, mec ? Reste calme, je voulais simplement être sympa avec toi !. lui dit Tetsu, visiblement déçu.

Alors qu'il écoutait les paroles de Tetsu, Daichi se leva brusquement de sa chaise, animé par un désir impulsif de frapper Tetsu au visage. Alors qu'il levait son poing, le professeur fit son entrée dans la salle. Daichi n'eut pas le temps de s'en prendre à Tetsu, qui s'était déjà effondré dans la classe.

⟩⟩⟩⟩ À SUIVRE ⟨⟨⟨⟨

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