Dès cet instant précis où après s’être retournés , l’on s’est regardé les uns les autres, dans nos têtes, trottaient bien évidemment la même question
« À quel moment nous ont ils traversés ? »
Il n y avait pas eu moyen de douter un seul instant de ces voix, c’était les mêmes que celles qui étaient devant nous il y’a quelques instants.
- Retournos au lieu du deuil.
Avais je dis avant que Joseph ne rétorque…
- Donc, maintenant ça sera à nous de les suivre ?
- Joseph , on aurait pas dû être ici ! C’est de ta faute
- Regardez, le chemin du retour non seulement est risqué avec ces voix dont on ignore à qui elles appartiennent mais aussi, elle est plus longue que le fait d’arriver à la route principale.
- On aurait même pas dû être là en train de réfléchir ! On aurait dû attendre le matin.
- Nous y sommes déjà ! On ferait mieux de continuer et de quitter cet endroit car, moi même je ne le sens pas.
Au même moment, Joseph qui était en train de parler se mit à regarde autour de lui comme si il avait entendu quelque chose. Lorsque nous aussi, a notre tour nous avons prêté attention, nous étions apeurés de constater que l’atmosphère avait quasiment changer à cet endroit.
On avait l’impression de ne plus être seul mais d’être espionné par des esprits blancs.
Moi, je pourrai même jurer que j’en avais vu se camoufler derrière les gros arbres qui étaient en bordure de route comme si il nous tendait un piège.
- Soit on avance, soit on rentre!
- Avançons !
Je ne saurai jamais vous dire ce qui se serait passé si et seulement si nous étions retournés au lieu du deuil mais ce qui se passera puisque nous avions pris la décision contraire, vous le saurez!
Alors qu’on avançait vers la route principale, les cœurs battants, la broussaille autour de nous, celle qui nous entourait n’était plus du tout vide.
On était suivi par je ne sais qui ou encore quoi…
J’avais l’impression qu’on nous avait interdit de parler mais du regard, on se comprenait. Même Joseph qui avait initié tout celà, avait peur. Seul son faux courage lui permettait d’être devant comme le leader qu’il prétendait être.
- Aïe !
Il y’a Dénis qui s’exclame derrière nous, puisque c’est lui qui est le dernier sur la ligne.
- Qu’est-ce qui ne va pas ?
C’est ainsi que après la question de Henry, tout le monde se retourne vers Denis qui lui aussi nous donne le dos, pour savoir qui vient de le frapper par derrière.
Il ne se posera pas cette question assez longtemps car son agresseur se tenait devant lui.
- Qu’est-ce que c’est ça ?
Devant nous tous, plus précisément devant Dénis, se tenait une silhouette toute blanche et grande de taille dont la tête était invisible.
On avait même l’impression que ça rentrait dans le ciel lorsqu’on avait levé la tête.
La chose se tenait devant nous. Personne ne saurait dire si elle nous voyait pas, puisque nous on ne voyait pas sa tête…
Reste à savoir si cette chose en avait même… Toujoues est il qu’elle était effrayante car jamais nous n’avons vu une créature pareille.
- Ne restons pas là !
Cette fois, c’était le signal et ce que je craignais était arrivé… On se mit à courir comme des bandits pour non seulement fuir cette chose qui ne nous avait d’ailleurs pas suivi mais aussi pour vite retrouver la route principale.
Car , il se disait que la limite des sorciers de ce village était là route principale , nette au niveau où le goudron commençait.
Nous étions donc en ce moment en train de courir de toutes nos forces et ceci sans crier. Seuls les bruits de nos pas retentissant sur le sol, déchirait le silence de la nuit.
- La route !! Je pense que j’aperçois la route.
Je lève légèrement ma tête et mes yeux pour me rassurer que c’est vrai et effectivement, la noirceur du goudron qui se tient à l’horizon essaye de nous annoncer la bonne nouvelle afin de nous rassurer.
Encore quelques pas et nous voici affalés sur le goudron comme de pauvres feuilles après cinq bonne minutes de course.
- Je vous ai bien dit qu’on reste au lieu du deuil et on rentrait le matin.
- Michel, nous sommes déjà en route! Si tu n’es pas content, tu peux rentrer! C’est quoi ces plaintes à tout moment ?
- Mais je pense que Michel a raison…
Lança Dénis avant de continuer…
- Imaginez un seul instant que cette chose m’avait attrapé ?
- Nous avait attrapés…
Avais je ajouté, avant que Joseph ne dise…
- Je pense que nous avons déjà fait le plus dur! Maintenant avançons en attendant qu’une voiture passe et nous porte !
Il est clair que pour le moment, nous étions tous d’accord que faire marche arrière était la dernière des solutions mais nous étions aussi désormais abandonné à notre propre sort dans un lieu qui nous était inconnu jusque là.
Bien que nous étions sur la route principale, rien ne nous garantissait une sécurité et un retour paisible.
Nous nous mîmes donc à marcher vers le chemin de la ville où avec beaucoup de chance et un énorme pourcentage, nous espérâmes trouver un véhicule pour le quartier.
- Pourquoi j’ai l’impression qu’on va arriver à pieds au centre ?
Avait demandé Florent. Puisque ça faisait déjà un bon moment que l’on était en train d’avancer mais aucune voiture ne passait.
Alors qu’on se lamentait de la fatigue et de la rareté du véhicule, on a entendu le goudron vibrer sous nos pieds et là, on s’est tous dit qu’un Véhicule était en train d’arriver.
Effectivement, de loin, nous avons aperçu les phares et nous nous sommes dis être sauvés. Joseph se plaça au milieu de la route pour faire des signes au véhicule mais ce dernier n’avait pas eu l’intention de s’arrêter.
Joseph au milieu de la route, les bras levés , fais des signes au véhicule qui fonce vers lui
- Joseph dégage de la route !
- Joseph il ne va pas s’arrêter.
Lorsqu’on réalise que le véhicule ne va pas s’arrêter , il est trop tard, il a foncé sur Joseph. Tout le monde a enlever son regard pour ne pas assister au massacre.
Mais nos oreilles , n’ont entendu aucun bruit, aucun choc , rien d’anormal pour le moment, jusqu’à ce qu’on se retourne et qu’on voit notre ami debout au milieu de la route, lui même surpris, se tenant le corps.
- Qu’est-ce qui s’est passé ? Où est le véhicule ?
Joseph sue de peur, il respire à peine, il n’a aucune égratignure, juste apeuré. Et il dit.
- Il m’est…il m’est passé dessus comme si… comme si j’étais invisible… Je l’ai senti passer dans moi mais aucun choc.
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