Game 11

🌟 Ayumi

Mitsuki et moi nous sommes assis sur la balancelle de la première restanque du jardin de Yuki. Elle est légèrement isolée , et je préfère être loin de l'agitation de la fête. Je ne sais même pas pourquoi je reste avec lui alors qu'il suffirait de rentrer et me coucher, mais j'ai commencé à lui raconté l'amitié qui s'est crée entre Hisako, Hinata, haru , retsu et moi , et du coup je ne m'arrête plus de parler.

-Donc haru a....je dois t'ennuyer là, enfin je m'en fous de t'ennuyer mais je déteste parler dans le vide et....

- J'ai écouté tout ce que tu m'a raconté depuis la classe de sixième jusqu'à la quatrième. C'est marrant de voir quelq'un aussi passionné par un récit. Mais, tu voudrais bien me parler de ton oncle et ta tante ?.

Il fait se balancer le banc suspendu au grand chêne du jardin et me sonde de ses yeux émeraude.

- Je te force pas , si tu ne veux pas me le dire....

La mort des mon oncle et ma tante n'est plus un sujet tabous , je me sens plutôt détendue, alors je décide de lui faire part de ce qui m'est arrivé.

- C'est depuis mes quatorze ans, que ça c'est passé. Uhm...ils rentraient d'une fête organisé par le boulot de mon père, ils étaient un peu éméchés, et mon oncle n'a pas eu le temps de réactions qu'il aurait fallu quand un camion a dévié de sa trajectoire, j'étais justement à la maison ce soir là..

- Désolé je pensais qu'ils étaient en voyage ou quelque chose dans le genre....

- C'est rien, j'ai fait mon deuil depuis.Mais pendant un an, j'ai fait des crises d'angoisses atroces dès que je montais en voiture. Ils sont peur que ça m'arrive à nouveau en conduisant. C'est aussi la raison que je déteste les voitures.

- Les crises d'angoisses, je connais, misaki aussi en faisait, et moi j'en ai fait pendant quelques années, et toi , tu récidives ?.

Je secoue la tête.

- Non , pas depuis deux ans et demie...

Je ne sais pas pourquoi il a fait ses crises, je suppose que c'est dû à la mort de sa mère dont kazuto m'a parlé.

- Et comment vous avez fait légalement parlant ?.

- Ça va te paraître mélo-dramtique , mais notre tante était orpheline et notre oncle était brouillé avec toute sa famille.Ils étaient des solitaires un peu romandes sur les bords avant notre connaissance. Par dessus le marché ils étaient très prévoyants.Nous n'avons pas eu connaissance, mais ils avaient déjà rédigé leurs testaments depuis deux ans , quand ils sont morts, les seules adultes qu'ils connaissent étaient mes parents, les parents d'hisako et d'hinata et ceux kazuto et hima avec shino et erina.

- Donc ils avaient tout prévu ?.

- Oui , après l'accident, ma mère m'a expliqué qu'ils avaient décidé de faire ce testament en rentrant d'un voyage de trois jours, où j'avais dormis chez hinata, et où l'avion qu'ils avaient pris avaient failli se crasher.Je n'étais même pas au courante d'ailleurs. J'étais vraiment inconsolable, je les aimait vraiment beaucoup, quand nos parents avaient l'habitude d'être absent pendant de long mois, c'était eux qui répondaient toujours présent, toujours quand il fallait, mais savoir qu'ils sont morts comme ça...

- T'es vraiment une fille forte , Ayumi.

- Je raconte ça sans émotions, mais sur le coup, j'étais plus bas que terre, j'ai pleuré du matin au soir pendant des mois,... c'était une salle période.conclué-je en me tournant vers lui.

- Tu veux un câlin ? demande-t-il en ouvrant les bras.

- Non merci, je suis pas très tactile, plaisanté-je.

- Ça se voit en te regardant que t'as vécu des trucs durs.

- Je dois le prendre comment ?.

- Je veux dire que t'as l'air d'avoir les pieds sur terre et de ne pas te prendre la tête pour rien.

- Après la mort de mon oncle et ma tante. Je crois que j'ai vécu la pire douleur possible. Et je n'ai pas envie de souffrir encore, donc je me protège de autres.

- C'est un peu le même cas pour moi et misaki. Notre mère est morte d'un polymyosite quand j'avais neuf ans et misaki huit ans.Une semaine après les crises d'angoisse de misaki on commencé, mais sans déclencher particulier. Elle restait meute et ne parlait pas , pire elle perdait beaucoup de kilos ce qui n'est pas normal à son âge. Après mes crises on suivis, mes crises c'était chaque jour, le même cas qu'elle mais pire. Depuis notre père c'est excusé , de nous avoir laissé comme ça, il nous a dit qu'il était au bout et qu'il ne voulait pas qu'on le voit anéanti, mais je lui en veux.Je lui en veux pour ça, et aussi le fait qu'il s'est remarié, on ne peut pas vivre avec une femme qui remplace notre mère.

Je le vois un peu différemment en le regardant, je vois dans son regard qu'il est encore touché. Mais en même temps, s'il n'avait personne pour les épauler pendant cette période, ça se comprend. Je ne sais pas si j'aurais pu faire mon deuil sans l'aide d'hinata et hisako, mes frères, et mes parents, et les autres. Il montre beaucoup d'assurance mais à l'intérieur il doit avoir beaucoup de chose qui lui pèse. Je ne peux lui reprocher d'avoir des relations dénouées de sentiments si comme moi, il a juste besoin de se protéger.

- Je te cerne un peu mieux, je pensais que tu n'avais pas de coeur, mais c'est juste que tu ne veux pas en avoir....

- Tu crois ?.

- Je crois que t'as besoin d'attention, et d'amour aussi.

Il rigole.

-Tu me parles d'amour maintenant ?.

- L'amour n'est pas obligé de venir de moi !.

Nos téléphones se mettent à sonner en même temps coupant cours à notre discussion, mais je suis contente qu'on l'ai eu, cette discussion. Si on doit habiter ensemble, autant qu'on se connaisse un minimum. Je ferais attention à ce que je dirais, et inversement. Et puis, au fond je crois qu'on peut s'entendre finalement.

-Allô ? réponds a-t-on en chœur.

-Ayumi....chuchote Hisako.

Je souris et me lève en entendant sa voix ,je fais signe à mitsuki que je m'éloigne un peu alors qu'il parle lui aussi à son téléphone.

- Oui c'est moi ?.

- On s'est embrassé, genre là....

- Arrête.... t'es sérieuse hisako ?

- Oui, je suis dans ta chambre là, on s'est dit qu'on s'aimait et , putain j'ai l'estomac noué c'est horrible, je souris comme une conne.

- Voutre maturité m'épate ! , Tu vas me raconter ça quand je rentre !.

-Oui enfin demain parceque je suis crevée.

- Ok j'attendrai, mais je vais pas dormir la nuit, je suis vraiment heureuse que vous ayez pu parler sincèrement.

- Moi aussi j'ai l'impression d'être libérée.Bon, c'était juste pour te dire ça, ça va et toi ? Et Rog ça va ?.

- Oui t'inquiète il est parti avec Marine, moi je suis avec Mitsuki, étonnement on a parlé de notre passés et il est monté dans mon estime.

-Alors toi aussi tu me raconteras !.

- Oui, oui, allez bonne nuit meuf.

Elle rit et me répond la même chose avant de raccrocher. J'avais peur que la discussion ne soit mouvementée, je suis vraiment contente qu'ils aient pu se dire la vérité, et surtout qu'ils n'aient pas faire les gamins.

Je reviens vers Mitsuki qui a déjà raccroché.

- C'était Retsu, il s'est excusé de m'avoir frappé et il m'a dit qu'il avait embrassé hisako. Il m'a dit de te demander pardon de sa part aussi. Il avait l'air d'un gamin.

- Hisa aussi était étrangement heureuse, c'est l'amour ça.

- L'amour dont j'ai besoin ?.

- Peut être, dis-je en souriant .

- Viens on s'aime s'te plaît ?

- On s'aimera plus tard parceque là j'ai envie de faire pipi là, et je suis fatiguée en plus , ironisé-je.

- On est pas obligé de coucher ce soir t'inquiète.

Je lui donne un coup dans l'épaule alors qu'il se lève.

- Prends pas la confiance petit prince.

- Ouais c'est ça, allez va au toilettes.

- Tu m'attends en bas des escaliers ok ?.

- T'es mignonne.

- Arrête je rigole pas, j'ai pas envie de te chercher trois heures mais tu vas pas m'attendre devant les toilettes non plus.

- Ok j'te attends en bas des escaliers, mais j'ai soif d'abord.

- Super.

Il me pousse dans le dos et je ne me fais pas prier pour m'éloigner de lui. Je descends les escaliers en pierre et passe la baie vitrée pour retourner dans la maison, la fête bat toujours à son plein.Je pousse quelques personnes pour arriver jusqu'aux escalier que je monte quatre à quatre. En traversant le couloir, je passe devant une pièce très enfumée où se trouvent plusieurs gars louches. J'accélère le pas jusqu'aux toilettes Parce qu'ils n'ont pas l'air très fréquentable.

...• • •...

Je ressors des toilettes en essuyant mes mains sur mon jean quand une voix m'interpelle.

- Tiens Ayumi.

Je relève la tête vers mon interlocuteur,Ryan, un mec qui était dans ma classe l'année dernière et qui me fait régulièrement du rentres dedans très insistant. Il a une très mauvaise réputation, et certains filles se sont déjà plaintes de lui.

Je déglutis et continue mon chemin dans le couloir sans lui répondre, il empeste l'alcool et la drogue.

-Eh eh eh pas si vite, tu me dis même pas bonjour ? demande-t-il en m'attrapant le poignet. J'essaie de me dégager mais il resserre sa prise.

- Laisse moi Ryan. Je suis pa intéressée , je te l'ai déjà dit.

Je frémis et cesse tout mouvements lorsqu'il se colle à mon dos.

- Et alors...j'aime bien quand elles se débattent.

Mon cœur accélère à cette remarque.

- Je t'ai vue passé dans le couloir et je me suis dit que t'avais besoin de compagnie ,. continue-t-il en posant sa main sur ma cuisse.

Ma respiration se bloque un instant, je ne sais pas comment réagir . Il plaque sa main sur ma bouche, me fait reculer jusqu'à une pièce du couloir, et pousse la porte pour entrer.

- Depuis le temps que j'attends cette occasion , chuchote a-t-il en plaquant mon buste au mur de la chambre.

Il me tient si fermement que je n'arrive pas à bouger, je suis tétanisé, comment j'ai pu me retrouver dans une situation comme celle-là en l'espace de cinq minutes. Sa main sur ma bouche ne me permet que d'émettre des gémissements plaintifs, des larmes se forment au coin de les yeux lorsqu'il remonte mon débardeur noir pour s'en servir de baîllon.

Une de ses mains retient mon poignets alors qu'il colle nos bassins.

- T'es l'une des filles les plus bonnes que j'ai rencontré ayumi, tu le sais ça ?.

Mes larmes débordent en silence alors qu'il empoigne mes cheveux et me tire la tête en arrière.

- J'ai de la chance que pour une fois ces connards de retsu ou haru ne t'accompagnent pas hein, j'espère que t'es encore vierge, je préfère.

La porte de la chambre est encore entreouverte , je me mets à prier de toutes mes forces que quelqu'un me sorte de là. Je ne veux pas revivre un traumatisme, si Dieu existe, il ne pense pas que j'en ai déjà vécu assez comme ça...le pire , c'est que je suis sûre qu'il était dans la pièce enfumé devant laquelle je suis passée et que ces petits copains sont entrain de fumer en sachant très bien ce qu'il est entrain de faire.Je me rends compte que c'est tellement facile pour une femme de se faire abuser, je m'étais toujours dit que le jour où ça m'arriverai, je saurai me défendre, or, je n'ai même pas à faire un mouvement.

Mes sanglots son étouffer par le bâillon lors que sa main glisse sur le bouton à pression de mon jean. Je ferme les yeux pour contenir toutes les émotions qui me submergent.

- Pinky ?,appelle une voix dans le couloir.

Je réouvre les yeux et mes larmes redoublent quand j'essaye de crier en vain. Ryan se stoppe et s'immobilise.

- Putain,. peste-t-il avant de relâcher directement son emprise.

Mes jambes ne me soutiennent plus alors que je me laisse tomber au sol en pleurant. Ryan s'accroupit à ma hauteur et me fais signe de me taire avant d'enlever le débardeur de ma bouche.

- Si tu....

La porte s'ouvre avant qu'il n'ait le temps de terminer. Mitsuki me regarde avec incompréhension alors que Ryan s'approche de la porte.

- Je viens de la trouver comme ça, tu la co...

Mitsuki lui décroche une droite sans le laisser finir, son regard est sans émotion, il n'y a pas la lueur d'amusement qu'il avait quand le lourdo m'a abordé la dernière fois. Suite à ça, il attrape sa nuque pour lui asséner un coup de genoux dans l'estomac, Ryan n'a pas le temps d'esquisser un seul mouvement. Mitsuki termine par lui coller sa main derrière le crâne pour l'envoyer au mur. C'est d'une violence inuit , mais il a exécuté ça en l'espace de quelques seconde.Je regarde Ryan s'écroulait au sol, il doit être complétement assommé.

Il n'a que ce qu'il mérite, la manière qu'il a eu d'exécuter ses mouvements me laisse facilement deviner que je ne suis pas la première , et qu'il a dû arriver à ses fins avec d'autres.

Ça ne me fait que pleurer d'avantage, tout mes membres tremblent sans distinction lorsque mitsuki me relève.Il me serre contre lui tout en me soutenant, je laisse mes larmes couler dans son cou en posant spontanément mes mains sur son torse. Je n'ose même pas imaginer ce que Ryan m'aurait fait s'il n'était pas là. Qu'il arrive à me mettre dans un tel en quelques minutes , c'est horrible ce qui se bouscule dans ma tête à ce moment précis, des spasmes viennent secouer mon corps alors que mitsuki me serre davantage .

- Heureusement que je t'ai pas écouter en attendant en bas...

- Merci....sangloté-je

- Pourquoi tu me remercies, je n'allais pas te laisser te faire agresser, je suis pas idiot à ce point...

- Je sais....

- La vie ne t'aime pas on dirait...

Quand j'étais petite, et que je pleurais, ma mère me disait toujours de respirer calmement , je me souviens de sa voix et de ses gestes affectueux quand elle me serait dans contre sa poitrine. J'ai toujours été de nature stressée , elle disait ‹‹ dès que ça ne va pas , ou que ça ne va pas aller, inspire et expire sans penser au reste, dis toi que tout va bien, que tout ira bien ›› Ça m'a aidée quand je faisais mes crises d'angoisse.

Je me concentre sur la respiration de mitsuki, et me mets à inspirer et expirer en essayant de faire abstraction de ce qui vient de se passer.

Tout va bien...Tout va bien....je ne vais pas me lamenter, j'ai vécu pire, il n'a pas eu le temps de faire ce qu'il voulait . Ça ne doit pas me faire paniquer, ni me faire sentir mal . Je vais bien. pensé-je.

Depuis que je fais mon deuil, l'important pour moi , c'est d'être toujours positiver. Toujours voir du bien dans le mauvais, me dire que chaque épreuves forgent mon caractère et font de moi ce que je suis. C'est facile à dire, mais c'est pour ça que je ne suis jamais abattue, je me suis convaincu que quoi qu'il arrive , je survivrais et j'en ressortirais plus forte.

- Ça va ?.

Je hoche la tête , mes jambes tremblent toujours , c'est sous le coup de l'émotion, je crois. Quand la peur vous prend et que vous n'arrivez plus à contrôler vos propres réactions. Sans me demander, il me soulève en passant ses avant-bras sous les fesses, je ne proteste pas, parce que je ne suis pas sûr que mes jambes vont soutenir mon corps correctement . Ryan gît toujours au sol.

- Tu ne l'as pas tué j'espère.....

Malgré la situation, la remarque le fait rire.

- Je ne suis pas violent à ce point , il est juste assommé pour un moment.

...____________________________...

...2880 mots...

...N'hésitez pas à nous donner vos avis SVP !...

...On adore les commentaires des cactus !...

...Bon sérieux.... cette scène était totalement pourrie même si on a essayé de la rendre le plus crédible possible, désolée....

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Comments

Abdou Ahamada

Abdou Ahamada

le viole est un des actes les plus dures et difficile à vivre

2023-09-16

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