Point de vue d'Emile
Emile dans sa tête : Le voilà, il arrive !
C’est Javier, je lui fait un signe de la main en le voyant passer dans la rue qui se trouve en bas de l’immeuble. Fidèle à lui même, il lève juste la tête pour me regarder, sans plus.
Emile dans sa tête : Toujours aussi sérieux, mais tellement craquant !
Je suis assis sur le toit d’un immeuble abandonné qui se trouve dans le quartier où j’habite. Cet endroit est très important pour moi, pour deux raisons. La première, c’est un peu le quartier générale de mes amis et moi, notre point de rencontre on va dire
Mes amis Warren, Béa et Javier, nous venons souvent ici quand on n’a pas cours pour discuter tout en regardant les gens passer.
La deuxième raison pour laquelle ce lieu est si spéciale à mes yeux est, parce que c’est ici même que je me suis rendu compte pour la première fois que j’étais tombés amoureux de mon meilleur ami, Javier
Emile dans sa tête : Alors bon, je n’ai pas besoin de vous faire un dessin pour que vous puissiez comprendre pourquoi je suis autant attaché à ce lieu.
C’était il y a deux ans, c’était l’été, il n'y avait pas cours, on s'ennuyait, pas de sous pour partir en vacances. Bref ! un été de merde… Heureusement qu’il y avait mes amis, sinon, j’aurais pété le plomb
Et pour ne pas arranger les choses, cette sorcière chez qui je vis depuis que mes irresponsables parents ont préférer la drogue et la vie de bamboche plutôt que de s’occuper de leur fils, ne me rend pas la vie du tout facile
Emile dans sa tête : Elle, tout ce qui l'intéresse réellement c’est l’argent que l’état lui donne pour garder ces enfants chez elles. Elle s’en fout complètement de nous en vrai. Elle nous utilise comme si nous étions ses esclaves qui sont là uniquement pour faire ces corvées
Mais je ne me laisse pas faire sans rien dire, je suis souvent celui qui à plus de problème avec elle et sur qui elle s’acharne quand elle est en colère
Emile dans sa tête : Normal ! Car elle voit très bien qu’avec moi, elle ne peut pas faire ce qu’elle veut. Je ne me laisse pas faire
Alors, un soir, cet été là, je venais d’avoir une énième dispute avec elle. Je me sentais mal, j’avais envie de pleurer à cause de cette vie de merde que j’ai à cause de mes parents et de cette sorcière. Alors pour évacuer ma colère et pleurer autant de larmes que je pouvais, j’ai claqué la porte en plein nuit
Emile dans sa tête : Il devait être 23 heures comme ça. Bien sur que je comptais rentrer après. Car de toute façon, je n’ai nulle part où aller
Je suis venu m'asseoir ici, sur le toit de cet immeuble abandonné, seul, me sentant plus désespéré que jamais et me vidant de toutes les larmes de mon corps. Tout à coup, je vois apparaître de nulle part Javier.
Emile dans sa tête : Je n’arrivais pas à le croire. J’ai même cru que j’étais en train de rêver. Je me demandais, mais qu’est-ce qu’il pouvait faire là, à cette heure ?
Dès qu’il à vu que j'étais en pleure, il s’est empressé de me prendre dans ses bras tout en me demandant ce que j’avais. Il à été tellement gentille, affectueux, compatissant à ma douleur comme s’il pouvait la ressentir
Emile dans sa tête : C’était comme si je découvrais mon ami de toujours. Je le voyais différemment. Ce côté protecteur, du genre le mec rassurant qu’il m’avait montré ce soir là m'avait conquis et je ne pouvais pas arrêter de le regarder à mesure qu’il caressait mes cheveux et me répéter que tout ira bien, qu’il est là pour moi et que je pourrais toujours compter sur lui.
Et voilà comment tout à commencé. Et depuis ce jour, je suis devenu complètement dingue de Javier. Et vous savez quoi ? Depuis ce jour, tous les vendredis soirs je viens m'asseoir ici, sur le toit de cet immeuble abandonné à l’entendre
Emile dans sa tête : Mais le plus dingue, c’est qu’il vient à chaque fois. Comme s’il avait un radar qu'il avertissait que je venais. Pourtant je vous le jure, ce n’est pas moi qui le prévient
Javier : T'as pas froid avec cette tenue légère que tu portes sur toi? Tu vas tomber malade, Emile
Il me dit cela à peine qu’il s'approche pour venir s'asseoir à côté de moi. Une des choses qui me fait l’aimer encore plus de jour en jour, c’est ce côté très mature qu’il a et un peu trop sérieux pour un gars de son âge
Emile dans sa tête : Même si parfois, ça à tendance à m'énerver
Emile : Mais non, idiot. C’est presque l’été, il fait plutôt chaud en ce moment. Je ne vais pas tomber malade
Javier : Hum, si tu le dis. Tiens, je t'ai apporté ça
Il sort de sa poche deux bonbon au cholat noir qu’il me met dans les mains. Il m’en apporte à chaque fois que l’on ce voit, parce qu’un jour je lui avais dit que je suis fan de bonbons au chocolat
Emile dans sa tête : Je me demande est-ce qu’il n’aurait pas un stock chez lui. Sinon, comment fait-il pour en avoir à chaque fois que l’on ce voit ?
Emile : Merci
Je lui dit cela timidement, avant de tourner la tête. Comme d’habitude, nous allons passer au moins une heure assis là, à parler de tout et de rien. Lui qui me pose des questions sur comment les choses se passent chez moi avec la sorcière et moi, je lui explique tout de façon très exagéré
Emile : Parce que voilà, je suis comme ça. Je ne peux pas m’empêcher d’ajouter ma petite patte pour rendre l'histoire un peu plus croustillante.
Et patiemment, il m’écoute tout en essayant de me réconforter.
Mais par contre, il ne me parle jamais de ce qui ce passe chez lui. Au début, cela m'énerve, parce que je pensais que c’était parce qu’il ne me faisait pas assez confiance c’est pour cela qu’il ne me disait jamais rien. Il ne fait que m’écouter et rien d’autres
Jusqu’à ce qu’un jour, Béa et Warren m'expliquent qu’ils ont appris par des voisins que lui non plus, il n’a pas une vie très simple et qu’il évite d’en parler surement parce que c’est sa personnalité.
Emile dans sa tête : J’espère qu’un jour, il se sentira assez en confiance avec moi pour me dire ce genre de chose.
Point de vue d'Emile
L’heure s'est écroulée et Javier doit déjà rentrer chez lui. Nous nous mettons debout et descendons ensemble du troit. Il m’a raccompagner jusqu’à devant mon immeuble et avant de partir, il me dit juste
Javier : Dors bien, Emile. A demain
Il est tellement foi, distant parfois avec moi que cela me donne envie de l'insulter de tous les noms possibles.
Emile dans sa tête : C’est pour cette raison que je le traite souvent d’imbécile. Comment peut-il ne pas se rendre compte que je l’aime si pendant ces deux dernières années je n'ai fait que lui donner des signes pour lui montrer ce que je ressens. J’ai même été jusqu’à lui acheter des cartes d’amour pour la saint-valentin, alors que j’avais donné que des bonbons à Béa et Warren. Et malgré tout ça, il ne capte toujours pas. Il le fait exprès, ou il ne s’en rend vraiment pas compte ?
Même nos amis se sont rendus compte qu’il se passait un truc entre nous, il faudrait être aveugle pour ne pas le voir, tellement que ça crève les yeux. Mais non, lui, il fait semblant de ne pas le savoir et ça m’énerve
Après le départ de Javier, je suis monté dans l’appartement et je me suis rendu directement dans ma chambre pour ne pas croiser cette sorcière. Je ne tarde pas non plus pour aller dormir, car demain, je dois retrouver mes amis très tôt pour qu’on aille en cours ensemble
Nous n’avons que deux cours ce matin, qui viennent de se terminer, du coup, nous avons décidé mes amis et moi d’aller nous asseoir dans mon endroit préféré, avant de rentrer à la maison pour la pause de midi.
Ce weekend, nous avons décidé de faire une sortie ciné pour fêter l'anniversaire de notre ami, Warren
Emile dans sa tête : Normalement, son anniversaire c’est lundi prochain. Mais comme ça tombe un jour dans la semaine, nous avons décidé d’y aller ce samedi.
Warren : Je vais vous accompagner finalement au ciné ce week end. Ma sœur m'a donné les sous.
On pensait qu’il n’allait pas pouvoir, parce qu’il n’était pas sur que sa soeur aurait pu lui donner les sous
Béatrice : Ça va être top. J’ai trop hâte. Ça fait longtemps que l’on n’a pas fait un truc comme ça.
Moi aussi je suis très content que l’on fasse cette sortie, mais malheureusement tout comme mes amis, je n’avais pas beaucoup d’argent. J’ai du inventer je ne sais combien de prétexte pour que cette sorcière accepte de me donner 10 balles
Javier : Mais pourquoi ne pas faire cette sortie la semaine prochaine, le jour de son anniv ?
Comme pratiquement toujours, Javier à un avis différent de nous
Emile : Ca tombe un jour dans la semaine, idiot. On aura cours
Il me zappe complètement, ce qui à tendance à m’énerver encore plus. Nos amis s’amusent toujours à chaque fois qu’on se chamaillent lui et moi. Mais je sens qu’il à remarquer que je n'étais pas content, alors il s’est juste de place pour venir se mettre derrière mon dos et passer son bras dans mon cou et sa main dans mes cheveux. Je joue l'intéressant mais au fond, je suis toujours super content à chaque fois qu’il fait ça
Emile dans sa tête : Il n’a pas besoin d’en faire beaucoup pour me faire tout oublier. Ah l’amour, qu’est-ce que tu peux nous rendre stupide !
Nous restons encore un moment à discuter avant que nous prenions la route pour rentrer chez nous, étant donné que nous n’aurons plus cours.
Malheureusement en arrivant dans le quartier, une très mauvaise nouvelle nous attendait. La grande soeur de mon ami Warren vient de se faire tuer devant son immeuble, beaucoup de gens sont réunis, une chose affreuse
A cet instant là, nous savions que Warren aurait besoin de nous et nous étions près Javier, Béa et moi à lui apporter toute l’aide dont il aurait besoin.
Emile dans sa tête : Et c’est ce que l’on à fait !
Nous avons tous mis un peu nos vies de côté pour rester avec lui et sa nièce Sophie, car nous savons qu’à présent, ils se retrouvaient seuls. Pour ne pas arranger les choses, nous avons aussi appris que la défunte avait beaucoup de dettes, qu’elle s’était mêlée dans des histoires de drogue avec un caïd du quartier et qu’elle était sur le point de se faire expulser du logement à cause des loyers impayés. Il fallait absolument que l’on trouve une solution pour aider Warren et c’est à ce moment-là que je me suis souvenu de mon voisin, Gérald, que j’avais un jour entendu parler de cet homme mystérieux qui était près à donner beaucoup d’argent pour qu’un mec passe une nuit avec lui.
J'en ai parlé à Warren, mais je ne pensais pas qu’il serait prêt à le faire. Il a toujours été très timide et n’a jamais aimé que les autres le touchent. Mais à notre grande surprise, il a accepté de le faire.
Ce soir-là, quand Warren à été rencontré ce mec mystérieux, j’avais tellement peur pour lui que je ne pouvais pas rester tranquille. Au beau milieu de la nuit, j’ai appelé Javier. Parce qu'à chaque fois que je me sens angoissé, il est le seul qui arrive à me calmer
Le téléphone à sonner à peine deux fois quand il a décrocher
Javier : Tu te sens trop angoissé, tu n'arrives pas à dormir. C’est ça?
C’est la première chose qu’il me dit, avant même que je n’ai eu le temps de parler
Emile dans sa tête ; C’est simple, il me connaît trop bien
Emile : Je n’arrête pas de penser à Warren. Et si le gars qu’il va rencontrer est un mec méchant qui va lui faire du mal? En plus, peut-être que c’est un vieux dégoûtant qui..;
Je me mets à parler sans pouvoir m’arrêter, je stresse carrément. Alors lui pour me stopper, il m’appelle en haussant un peu le ton de sa voix. Pourtant, le ton de sa voix est quand même assez bas. Je pense qu’il a peur de réveiller sa famille, car il est déjà tout de même 22H30
Javier : Emile. Emile. Ne t’inquiète pas. Je suis sûr que ça ira pour lui, il faut avoir la foi ..Quelque chose me dit que tout ce passe bien pour lui
Quand il veut, Javier peut-être le gars le plus compatissant, le plus doux que je connaisse et qui ait notre âge. Parfois, lui, j’ai tendance à oublier qu’il a le même âge que nous, tellement qu’il se comporte comme un vieux monsieur
Emile : Je ne vais pas te déranger plus longtemps. Il vaut mieux que je te laisse dormir
Je lui dis cela après que je l’ai remercié pour m’avoir dit ces mots réconfortants, mais au fond, je priais pour qu’il me demande de rester un peu plus.
Javier : Bonne nuit, Emile.
Malheureusement, il ne me l'a pas demandé. A peine que j’ai raccrocher le téléphone, j’ai pris mon oreiller et j’ai commencer à me tapper le visage avec
Emile dans sa tête : Mais en réalité, c’est lui que j’avais envie de taper pour être aussi idiot
Point de vue Javier
J’avance dans la rue qui se trouve juste en bas de l’immeuble abandonné où mes amis et moi, nous avons l’habitude de nous retrouver quand on n'a pas cours.
Javier dans sa tête : Il est déjà là
Je lève la tête pour regarder Emile qui me fait des grands signe avec ses mains de façon toujours aussi extravagante, comme c’est son habitude et comme toujours, j’ai mille papillons qui vole dans mon estomac à chaque fois que je le vois
Javier dans tête : C’est justement pour être comme il est, que je suis complètement fou de lui. Pour moi, il y existe personne d’autre sur terre qui ressemble à Emile
Cet endroit est très important pour Émile et moi, parce que c'est devenu notre lieu de rencontre tous les vendredis, sans Warren et Béa. Rien que tous les deux. Cela à commencé il y a deux ans, quand en sortant par hasard comme ça de chez moi en plein milieu de la nuit, car j’avais envie de prendre l’air
Javier dans sa tête : Je ne savais pas pourquoi, mais je ressentais le besoin d’aller marcher dans le quartier pendant que tout le monde dormait chez moi, alors que je suis conscient que nous vivons dans un quartier plutôt dangereux.
Et il était là, assis sur le toit de cet immeuble en pleurs. Dès que je l’ai vu dans cette état, j’ai eu l’impression que mon cœur était sur le point de se fondre et je n’avais qu’une seule envie, c’était de le serrer fort dans mes bras et lui faire comprendre qu'il était la personne la plus importante pour moi
Javier dans sa tête : C’était la première fois que j’avais laissé parler mes sentiments plutôt que ma raison.
Parce que oui, ça fait très, très longtemps que je suis complètement fou amoureux d’Emile. Si je ne me trompe pas, je pense que cela à commencer dès l’instant que je l’ai vu pour la première fois dans le quartier.
Javier dans sa tête : A cette époque, on avait peut-être 14 ans, pas plus
Il venait à peine d’arriver dans le quartier, placé dans un famille d’accueil. Il avait l’air triste, perdu et c'est à ce moment-là que Warren a eu l’idée de l’inviter à se joindre à notre groupe.
J’ai tout de suite flashé sur lui, je le trouvais mignon avec sa façon de parler de manière aussi exagérée, son sourire. Absolument tout me plaisait.
Javier dans sa tête : C’est aussi à ce moment-là que j’ai compris que j’aimais les garçons plutôt que les filles…
Mais je n’ai jamais eu le courage de le lui avouer. Au début, c’était par timidité. Je ne me sentais pas encore assez courageux pour lui faire une telle confession. Et au fil du temps, c’était par peur. Car je voyais que nous avions réussi à créer un petit groupe d’amis soudés, sans compter qu’il ne manifestait pas vraiment d’intérêt particulier pour moi non plus. Alors, je me suis dit que le mieux était de ne rien dire.
Javier dans sa tête : J’avais trop peur de tout gâcher. En plus, je me disais qu’un gars aussi mignon que lui ne s’intéressera jamais à moi autrement que pour être un simple ami
Pourtant, on a toujours aimé se taquiner entre nous dès le début, plus qu'avec Béa et Warren. Et j’aime bien ça, parce que ça me donne l’impression d’avoir un lien spécial avec lui.
Javier dans sa tête : Même s’il m’appelle toujours idiot
Le simple fait de le voir tous les jours et d’apprendre à le connaître un peu plus me suffit, pour le moment. Au fil des années, j’ai appris à connaître tout ce qu’il aime et tout ce qu’il n’aime pas, comme par exemple ; il aime beaucoup les bonbons au chocolat noir.
Javier dans sa tête : J'achète carrément un grand paquet tous les mois que je mets dans mon sac, rien que pour lui. Moi, je n'aime pas du tout ça
Mais je ne lui donne pas le paquet en entier, parce que je sais qu’il serait capable de tout manger d’un coup, et ce n’est pas trop bon pour sa santé. Alors, je lui en amène deux à chaque fois que je le vois.
Je m'approche vers lui et je vais m’installer tout de suite à côté de lui. J’essaie de prendre mon air sérieux comme d’habitude, pour ne pas me laisser trahir par l'enthousiasme que je ressens en réalité de le retrouver ici, comme d’habitude
Javier : T'as pas froid avec cette tenue légère que tu portes sur toi? Tu vas tomber malade, Emile
Je lui dit ça alors qu’en réalité j’avais très envie de lui dire à quel point je le trouve mignon dans ce petit haut qu’il porte.
Et comme à son habitude, il me donne une petite tape sur l’épaul avant de me dire en souriant
Emile : Mais non, idiot. C’est presque l’été, il fait plutôt chaud en ce moment. Je ne vais pas tomber malade
Javier : Hum, si tu le dis. Tiens, je t'ai apporté ça
Il sort de sa poche deux bonbon au cholat noir qu’il me met dans les mains. Il m’en apporte à chaque fois que l’on ce voit, parce qu’un jour je lui avais dit que je suis fan de bonbons au chocolat
Je sort de ma poche deux bonbon au cholat noir que je lui met dans les mains. Comme toujours, il est super content à chaque fois que je lui en amène, il sourit timidement avant de me dire
Emile : Merci
Javier dans sa tête : Ca devient de plus en plus difficile d’être aussi proche de lui et de ne pas pouvoir l’embrasser, comme j’aurais voulu. Encore plus quand il se comporte de façon aussi mignonne avec moi.
J’ai remarqué que le comportement d’Emile envers moi à changer il y a deux ans, après le soir où je l’avais trouvé ici même, en pleures et que je l’avais consoler. C’est vrai qu’avant cela, avait toujours été très tactile envers moi et il me taquinait aussi souvent, mais après cette soirée, j’ai remarqué autre chose dans la façon qu’il me regard
Javier dans sa tête : Il m’arrive souvent de le surprendre qui me fixe beaucoup, discrètement. Mais dès qu’il a vu que j’étais en train de le regarder, il détourne le regard comme si de rien n’était. Je ne sais pas si c’est moi qui me fait des idées, peut-être à force d’autant le désirer, j’ai fini par imaginer des choses moi-même
J’aurais aimé que ce soit vrai, mais j’ai du mal à le croire
Comme à son habitude, Emile dépose sa tête sur mon épaule à mesure qu’il me raconte ce qu’il se passe chez lui avec sa tutrice qu’il appelle cette sorcière et qui lui rend la vie impossible.
Je sais qu’il exagère beaucoup dans son récit et se victimise aussi énormément, mai à moi, ça m’amuse de l’écouter parler ainsi. J’ai l’impression de pouvoir faire cela pendant des heures sans que cela m’ennuie.
Je ne parle pas beaucoup, je préfère l’écouter me parler car de toute façon quand il commence, il ne s’arrête pas. Et c’est aussi vrai que je n’aime pas beaucoup parler
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