NovelToon NovelToon

Reina : Les Sirènes Du Soleil Levant

Chapitre 1: Les Prévisions de Taro

Dans un charmant petit village de pêcheurs au bord de la mer du Japon, résidait un jeune garçon nommé Taro. C'était un pêcheur talentueux qui parvenait à subvenir à ses besoins grâce à sa pêche.

Taro était un jeune orphelin qui n'avait jamais connu ses parents et avait toujours vécu seul. Malgré cela, il était un garçon plein de joie et débordant d'énergie. Il avait un client fidèle à qui il vendait toujours ses poissons, un homme qui avait été très aimable avec lui depuis sa naissance.

Cet homme représentait pour lui une figure paternelle qu'il n'avait jamais eue. Comme à son habitude, il se rendait avec plaisir à son petit restaurant pour lui apporter du poisson frais.

En arrivant à la boutique de M. Fujisawa, il le salua joyeusement : « Bonjour, Monsieur Fujisawa. »

M. Fujisawa se retourna et, avec le même enthousiasme, répondit au petit garçon : « Ah, bonjour Taro. Comment vas-tu, mon petit ? »

Taro répondit : « Je vais très bien, je suis en pleine forme. »

M. Fujisawa s'illumina : « Je suis ravi de l'apprendre, mon petit. »

Taro tendit le panier à M. Fujisawa et dit : « Je vous ai apporté les poissons que vous aviez commandés la dernière fois. »

M. Fujisawa examina le poisson dans le panier et répondit : « C’est incroyable ! Beaucoup de pêcheurs ne savent pas où trouver ces poissons, et toi, tu as réussi à les dénicher en seulement deux jours. »

Satisfait de lui, Taro se frotta le nez et s'exclama : « N’oubliez pas que je suis le meilleur pêcheur du village, personne ne peut me rivaliser. »

Monsieur Fujisawa ajouta avec bienveillance : « Je vois, c'est très aimable de ta part de me l'apporter. Tu peux le confier à Nanami, elle est à l'arrière. »

Taro répondit : « D'accord, je m'en occupe tout de suite. »

Il s'éloigna en courant, tandis que Monsieur Fujisawa le regardait partir avec un sourire. Taro se dirigea vers l'arrière-boutique et trouva Nanami en train de ranger la vaisselle.

Taro s'approcha d'elle et dit : « Bonjour, Nanami. »

Nanami se retourna avec le sourire et répondit : « Bonjour, mon petit Taro ! Comment vas-tu aujourd'hui ? »

Taro répondit : Je vais très bien, et toi, que fais-tu ?

Nanami lui rétorqua : Je suis en train de ranger ces assiettes, le restaurant va bientôt ouvrir. Et toi, qu'est-ce que tu fais ici si tôt ?

Taro expliqua : M. Fujisawa m'a demandé d'apporter ces poissons.

Il tendit le panier à Nanami, qui jeta un coup d'œil à son contenu. Elle prit le panier et dit : Merci, Taro, tu es vraiment un garçon adorable.

En rangeant le panier, elle demanda à Taro : Viendras-tu manger avec nous ce soir, Taro ?

Taro lui répondit avec douceur : « Euh, non merci, c'est vraiment très gentil de ta part, mais je préfère ne pas me mêler aux gens du village. »

Nanami, un peu inquiète, lui répondit : « Taro, tu ne peux pas fuir les gens du village indéfiniment… Tu restes toujours seul, même pour le dîner, et encore aujourd’hui, tu refuses. »

Taro répliqua : « Si je venais, je crains d'apporter des problèmes. »

Nanami, avec un regard compréhensif, dit simplement : « Taro… »

Taro se retourna et ajouta doucement : « Je te laisse, j'ai encore beaucoup de poissons à aller pêcher. »

Taro partit en courant, laissant Nanami dans l'inquiétude et l'incertitude, tout en continuant à s'acquitter de ses tâches. Taro, léger avec sa canne à pêche, se dirigea vers sa barque pour aller pêcher.

Lorsqu'il arriva devant sa barque, il eut la désagréable surprise de la trouver couverte de graffitis et de gribouillis sur tous les côtés, avec de la peinture renversée à l'intérieur. Il se rendit compte qu'il ne pouvait plus monter dans sa barque.

En regardant sa barque avec un air perplexe, il aperçut les enfants qui se moquaient de lui. Les voyant ainsi, il s'exclama : Et vous, vous trouvez ça drôle, bande d'idiot.

Les enfants rirent et s'enfuirent alors. Taro, un peu contrarié, déposa sa canne à pêche au sol et se mit à nettoyer sa barque. Après quelques heures de nettoyage, il se releva avec fierté en disant : Voilà, ma barque est tout belle et toute propre !

Avec un sourire joyeux, il ajouta : « Je vais enfin pouvoir pêcher. »

Il poussa délicatement sa barque dans l'eau et commença à ramer, arborant un sourire radieux sur son visage. Après avoir progressé un bon moment, il lança sa canne à pêche dans l'eau et se mit à pêcher avec enthousiasme.

La pêche avait été fructueuse pour Taro et le ciel brillait de mille feux. Cependant, un léger pressentiment l’assaillit, et il fronça les sourcils. Il leva les yeux vers le ciel, un air inquiet sur le visage, puis remonta le dernier poisson qu'il avait attrapé et dit : « Eh bien, c'est tout pour aujourd'hui, je vais rentrer. »

Il emprunta alors le chemin du retour. Pendant ce temps, dans le village, au restaurant de monsieur Fujisawa, une grande foule s’attroupait pour déguster ses mets savoureux.

Le restaurant était bondé lorsqu'il accueillit Dame Sakura et sa fille. En entrant, elles se dirigèrent vers Monsieur Fujisawa.

Dame Sakura : Bonjour, Monsieur Fujisawa.

Avec un sourire aux lèvres, Monsieur Fujisawa répondit : Ah, bonjour, Dame Sakura ! Quelle agréable surprise ! Qu'est-ce qui vous amène ici aujourd'hui ?

Dame Sakura répliqua : Je suis venue récupérer ma commande habituelle. J'espère qu'elle est prête ?

Monsieur Fujisawa répondit avec un sourire : Oui, elle est prête, on me l'a livrée ce matin.

Il se tourna alors vers la fille de dame Sakura et lui dit : Dis-moi Rika, pourrais-tu aller chercher le panier qui se trouve chez Nanami ?

Rika lui répondit en souriant largement : Oui, tout de suite !

Elle s'en alla en courant, et à peine venait-elle de partir que l'héritier du plus grand marchand du village arriva, accompagné de son père, venant acheter du poisson frais pour la maison.

Le marchand s'exclama : Bonjour, monsieur Fujisawa.

Monsieur Fujisawa : Ah, monsieur Saï, comment allez-vous aujourd'hui ?

Monsieur Saï : Je vais très bien, merci monsieur Fujisawa.

Monsieur Fujisawa : Et comment se porte le jeune Haru ?

Haru, légèrement gêné, répondit : Arrêtez de me parler comme à un enfant, je grandis maintenant !

Tous trois éclatèrent de rire, et monsieur Fujisawa ajouta avec un sourire : Pardonne-moi, cher Haru.

Rika, qui était allée chercher le panier, revint près de sa mère et, connaissant bien Haru, lui dit amicalement : Salut Haru, comment ça va ?

Haru lui répondit doucement : Je vais bien, Rika. Que fais-tu ici ?

Rika répondit avec le sourire : J'aide ma mère à faire les courses, et toi ?

Haru la rejoignit en disant : Moi aussi, j'aide mon père avec les courses.

Monsieur Fujisawa, surpris, s'exclama : Ah, vraiment ?

Monsieur Saï intervint alors en expliquant : Oui, ma femme est malade. Nous sommes venus chercher du poisson pour lui préparer une bonne soupe, cela va l’aider à guérir.

Monsieur Fujisawa, toujours étonné, ajouta : Ah, je l'espère sincèrement, qu'elle se rétablisse vite.

Il alla chercher du poisson pour Monsieur Saï, l’emballa soigneusement dans un paquet et le lui remit en disant : « Je vous souhaite un prompt rétablissement pour votre femme. »

Monsieur Saï lui répondit : « Je ne manquerai pas de lui transmettre vos vœux. »

C'est alors que Taro arriva en courant, criant le nom de Monsieur Fujisawa : « Monsieur Fujisawa !!! »

Sa voix attira l’attention de tous ceux qui se trouvaient sur place. Lorsqu'il arriva au restaurant, Monsieur Fujisawa lui demanda : « Que se passe-t-il, Taro ? Pourquoi cries-tu ainsi ? » Monsieur Saï, surpris par la réaction de la jeune Nanami, lui demanda : « Croyez-vous vraiment en ce garçon ? »

Nanami, pleine d'assurance, lui répondit : « Oui, je crois fermement en Taro. Je suis convaincue qu'il dit la vérité, après tout, c'est grâce à lui que notre restaurant est toujours debout aujourd'hui. »

Encore plus intrigué, Monsieur Saï lui posa alors une question : « Dis-moi, jeune fille, comment peux-tu être si sûre qu'il y aura une tempête ? »

Taro, légèrement essoufflé, prit un moment pour respirer et lui dit : « Une grande tempête approche, vous devriez envisager de fermer votre restaurant dès aujourd'hui. »

Surprise par cette nouvelle, elle lui demanda : « Es-tu vraiment sûr de toi, Taro ? »

Taro acquiesça avec conviction : « Sans l'ombre d'un doute, une tempête bien plus forte que la dernière arrive. Si vous restez ici ce soir, vous pourriez vous mettre en grand danger. »

Les personnes présentes au restaurant commentaient en attendant : Encore ce jeune garçon, il ne fait que dire des mensonges, ne l’écoutez pas, M. Fujisawa.

Dame Sakura, intriguée, s'exclama : Une tempête ? Pourtant, le temps est si beau aujourd’hui.

Taro répondit : C'est le calme avant la tempête, je vous assure que j'ai raison, croyez-moi, M. Fujisawa.

Nanami, ayant entendu cela, arriva et dit : Eh bien, si c'est le cas, nous allons fermer plus tôt aujourd'hui.

Monsieur Saï, surpris par la réaction de la jeune Nanami, lui demanda : « Croyez-vous vraiment en ce garçon ? »

Nanami, pleine d'assurance, lui répondit : « Oui, je crois fermement en Taro. Je suis convaincue qu'il dit la vérité, après tout, c'est grâce à lui que notre restaurant est toujours debout aujourd'hui. »

Encore plus intrigué, Monsieur Saï lui posa alors une question : « Dis-moi, mon garçon, comment peux-tu être si sûre qu'il y aura une tempête ? »

Taro, le regard fixé dans les yeux de l'homme, répondit avec calme : « Je ne sais pas vraiment comment l’expliquer, mais je le ressens au plus profond de moi. Je ne sais pas pourquoi, mais je sais qu'il me met en garde quand il y a un danger. »

Les autres étaient intrigués par le jeune garçon, mais soudain, un homme lui lança une tomate en pleine tête en s'écriant : « Va-t'en, sale enfant maudit, nous ne voulons plus t'entendre. »

Nanami, furieuse, s'écria : « Que vous arrive-t-il ? Pourquoi agissez-vous ainsi ? »

Taro hocha la tête et répondit : Ce n'est pas grave, Nanami, j'y suis habitué.

Monsieur Fujisawa, visiblement en colère, s'adressa à lui en disant : Un tel comportement n'est pas acceptable dans mon établissement. Je vous prie de bien vouloir quitter les lieux, monsieur.

Surpris, Taro s'exclama : Quoi !?

Monsieur Fujisawa ajouta : Je vous souhaite de ne plus revenir.

Furieux, l'homme quitta le restaurant. Taro, essuyant le jus de tomate sur son visage, murmura : « Je ferais mieux de m'en aller, mais j'espère que vous vous mettrez à l'abri. »

Taro partit, la tête baissée et le cœur lourd de tristesse. Rika, un peu curieuse, interrogea Monsieur Fujisawa : « Qui est ce garçon ? »

Monsieur Fujisawa lui répondit : « Il s'appelle Taro, c'est un jeune pêcheur talentueux, mais il est malheureusement mal aimé par tout le village. »

Dame Sakura, étonnée, demanda : « Pourquoi cela ? »

Monsieur Fujisawa : Les villageois le considèrent comme un enfant maudit et l'accusent des tempêtes, des disparitions et des ouragans qui frappent le village.

Haru rétorque alors : C'est vraiment absurde, ce ne sont que des superstitions. Pourquoi détester un enfant ?

Nanami ajoute ensuite : Tout simplement parce que Taro a été retrouvé mystérieusement par un vieux pêcheur en mer, et peu de temps après, cet homme a disparu en mer.

Dame Sakura : Oh !

Nanami ajouta avec douceur : Taro n'a jamais connu ses parents et nous l'avons élevé pour qu'il devienne la personne qu'il est aujourd'hui. Malheureusement, cela n'a pas empêché les habitants du village de lui porter de l'animosité.

L'histoire de Taro a surpris tout le monde, qui est resté sans voix face à une telle révélation.

Chapitre 2 :Les Liens Invisibles de la Tempête

Nanami : Taro est un garçon très chaleureux, mais pour des raisons qui m'échappent, les villageois lui manifester une profonde hostilité.

Dame Sakura, visiblement déconcertée, réplique : C'est vraiment décevant. Rejeter une telle haine sur un enfant est inacceptable.

Nanami acquiesce : Je partage votre avis, mais quoi qu'il en soit, nous devrions envisager de fermer la boutique, comme il nous l'a suggéré.

Haru intervient alors : Je pense que nous devrions faire la même chose, père.

Monsieur Saï, étonné par la réaction de son fils, lui dit avec bienveillance : « Tu fais vraiment confiance aux paroles de cet enfant ? »

Haru lui répondit : « Absolument pas… Mais vous savez bien que je ne crois pas aux superstitions. De plus, il vaut mieux prévenir que guérir. »

En entendant cela, Monsieur Saï sourit et répliqua : « Très bien, dans ce cas, nous allons également suspendre les livraisons pour ces soirées. J'ai vraiment hâte de voir ce que cela va donner. »

Alors qu'il s'apprêtait à partir, Nanami l'interpella : « Attendez, Monsieur Saï. »

Monsieur Saï : ...

Nanami tendit un paquet à Monsieur Saï et lui dit avec douceur : Voici, c'est pour votre femme.

Monsieur Saï, surpris, lui demanda : Qu'est-ce que c'est ?

Nanami répondit avec un sourire : C'est une algue très spéciale qui pousse dans les marécages. Elle possède des propriétés de guérison incroyables, et je suis convaincu qu'elle aidera votre femme à se sentir mieux.

Ému par ce geste attentionné, Monsieur Saï lui dit : Merci beaucoup, Nanami.

Nanami dit avec douceur : Attendons d'abord que votre épouse soit rétablie, puis vous pourrez me remercier. Pour être honnête, c'est Taro qui m'a apporté ces algues aujourd'hui pour en préparer une soupe.

Cela étonna encore plus Rika. Avec un sourire, elle s'exclama : Il a l'air vraiment intéressant, ce Taro. J'aimerais beaucoup devenir amie avec lui.

Dame Sakura, avec un sourire aimable, ajouta : Peut-être une autre fois, ma petite Rika, mais pour l'instant, il est temps de rentrer.

Ils quittèrent la boutique de monsieur Fujisawa, ayant été prévenus de l'arrivée de la tempête. Peu de temps après, Taro décida de rentrer chez lui pour se mettre à l'abri. Sur le chemin du retour, il aperçut l'homme que monsieur Fujisawa avait expulsé plus tôt du restaurant.

Taro habitait non loin d'un marécage et, en traversant la petite forêt qui menait à son domicile, il trouva cet homme, l'attendant devant la clairière.

Taro : ...

En voyant arriver Taro, le monsieur lui dit : Espèce de sale gamin, tu as vu ce que tu as fait !

Tout à coup, un autre homme sortit d'un buisson, saisit Taro et le bloqua. Taro, ne comprenant pas la situation, s'exclama : « Eh, mais attendez, qu'est-ce que vous faites ? »

L'homme en colère s'est approché avec un air menaçant et a dit : Je vais te faire regretter de m'avoir humilié devant monsieur Fujisawa et les autres.

Il s'approcha un peu plus près et donna un coup de poing à Taro. Des heures plus tard, Taro était de retour chez lui, son corps marqué de bleus. Il prit un récipient, se dirigea vers les marécages pour puiser de l'eau, puis commença à nettoyer ses blessures.

Taro murmura : « Ça fait mal... »

La douleur était insupportable, mais il ne laissa pas couler une seule larme. Son regard était plutôt vide, comme si sa vie n'avait plus d'importance à ses yeux. Après s'être soigné, il s'endormit.

À la tombée de la nuit, un vent violent s'est abattu sur le village. Le souffle du vent était si puissant qu'il a emporté les barques garées par les pêcheurs. Des éclairs illuminaient le ciel tandis qu'une pluie intense se déversait sur le village.

Cette tempête était si puissante qu'elle a soulevé les flots de la mer, causant des dommages à plusieurs navires et maisons du village. La maison de Taro n'a pas été épargnée non plus, car le vent a emporté la toiture de sa cabane, permettant à la pluie d'entrer à l'intérieur.

La cabane de Taro était vieillissante et nécessitait quelques rénovations. Cependant, étant souvent seul, il ne s'était jamais décidé à entreprendre ces travaux. Une partie de la pièce était à découvert, exposée à la pluie. Alors, Taro se réfugia dans le seul endroit de la cabane qui avait encore un toit.

Le lendemain matin, après la tempête, Monsieur Fujisawa et Nanami faisaient le tour du village pour observer les dégâts causés par le mauvais temps. Malheureusement, leur restaurant n'avait pas été épargné.

Le restaurant était inondé et certaines parties avaient été endommagées. En constatant cela, Nanami a dit : « Heureusement que nous avons fermé plus tôt hier soir, sinon je me demande comment nous aurions pu nous en sortir. »

C'est à ce moment-là que Monsieur Saï arriva au restaurant de Monsieur Fujisawa, accompagné de son fils et de sa femme, qui s'était rétablie. Surpris de les voir, il les accueillit chaleureusement : « Monsieur Saï, comment allez-vous ? »

Monsieur Saï lui répondit avec gratitude : Je me porte bien grâce à vous, et je tiens à souligner que si je n'avais pas annulé toutes les livraisons hier, ma cargaison aurait chaviré en mer, ce qui aurait entraîné des pertes considérables.

Haru ajouta : Mon père a raison, et grâce à ces algues, ma maman a pu se rétablir très rapidement.

La mère de Haru intervint avec émotion : Je ne pourrai jamais vous remercier assez pour tout ce que vous avez fait.

Nanami répondit alors avec un sourire : Je vous en prie, madame Alma, c'était tout à fait naturel pour nous, nous l'avons fait avec grand plaisir.

Madame Alma ajouta : J'aimerais beaucoup rencontrer ce jeune garçon. Je tiens à le remercier en personne pour ce qu'il a fait pour ma famille et moi.

Monsieur Fujisawa lui répondit avec courtoisie : Bien sûr, il ne devrait pas tarder à arriver. Vous pouvez l'attendre ici si cela vous convient.

Madame Alma : Je serais enchantée, et en attendant de le rencontrer, nous serons ravis de vous aider à nettoyer votre restaurant.

Un peu gênée, Nanami rétorque : Oh non, ce ne serait pas correct, vous êtes nos invités, nous ne pouvons pas accepter...

Madame Alma, avec insistance : Je vous en prie, c'est ma manière de vous remercier.

Une autre voix se joignit alors : Dans ce cas, nous serons également heureux de vous donner un coup de main.

En se retournant, ils aperçurent dame Sakura accompagnée de sa fille Rika. Elle s'approcha d'eux et dit avec bienveillance : Nous allons également vous aider, Monsieur Fujisawa.

Monsieur Fujisawa répondit, un peu surpris : Mais...

Dame Sakura poursuivit avec douceur : C'est un jeune garçon qui a permis d'éviter que mon mari ne périsse en mer. Grâce à son avertissement, il a annulé son voyage et est resté à la maison.

_Je n'ose pas imaginer ce qui aurait pu se passer s'il était parti, mais aujourd'hui, je suis reconnaissant qu'il soit encore parmi nous. C'est pourquoi je tiens aussi à remercier ce petit garçon.

Ému par leurs actions, Monsieur Fujisawa afficha un sourire de satisfaction. Ils décidèrent alors de l'aider à nettoyer le restaurant. Rika et Haru prenaient en charge le tri des déchets, tandis que leur mère s'occupait de passer la serpillière dans l'établissement. Les hommes se consacraient à réparer la partie endommagée du restaurant, et Nanami s'occupait de la vaisselle et du rangement.

Tout le monde était en harmonie. La restauration du restaurant avait été complétée seulement quelques heures auparavant, et en regardant le temps s'écouler, monsieur Fujisawa commenta : « Taro est en retard aujourd'hui. »

Nanami ajouta : « Oui, ce n’est pas dans ses habitudes. Il a sûrement rencontré quelques problèmes à cause de la tempête. »

À peine avait-on prononcé son nom que Taro commença à s'approcher du restaurant de monsieur Fujisawa. En le voyant arriver, ce dernier s'exclama : « Ah, le voilà enfin. »

Cependant, quelques éléments ne semblaient pas aller, Taro n'était pas dans son état habituel. Il avait des difficultés à marcher et peinait à se tenir sur ses deux jambes. Nanami l'avait bien remarqué. Une fois à l’intérieur, Taro déposa son panier et s'excusa en disant : Je suis désolé, Monsieur Fujisawa, je n'ai pas pu vous apporter votre commande aujourd'hui.

Monsieur Fujisawa, constatant son état, répondit : Ce n'est pas grave, Taro, nous aurons l'occasion de le faire un autre jour. Mais regarde un peu ces personnes qui sont ici.

Taro se retourna et aperçut des personnes qui le regardaient. Monsieur Fujisawa ajouta : « Ces personnes sont venues spécialement pour te rencontrer, Taro. Elles souhaitaient toutes te remercier pour ton aide. »

Dame Alma, ayant remarqué que quelque chose préoccupait ce jeune garçon, dit avec douceur : « Dis-moi, mon enfant, es-tu sûr que tout va bien ? »

Taro, en proie à des difficultés respiratoires et à une vision troublée, ne parvenait plus à se tenir sur ses pieds. Éprouvant une grande fatigue, il s'effondra soudainement au sol. Nanami, très inquiète, courut vers lui en s'écriant : « Taro !!! »

Elle le prit dans ses bras, tandis que Dame Sakura s'interrogeait : « Que se passe-t-il avec cet enfant ? »

Tout en posant la main sur le front de Taro, Nanami remarqua qu'il était brûlant. Inquiète, elle ajouta : « Il a une forte fièvre. »

Monsieur Fujisawa a ensuite déclaré : Il a certainement été exposé à la tempête d'hier soir, il serait préférable de l'amener à l'étage.

Tous se rendirent à l'étage, où Taro était allongé dans un lit, brûlant de fièvre. Madame Alma, qui se tenait à ses côtés, l'examina attentivement et s'exprimant avec préoccupation, elle ajouta : Sa fièvre continue d'augmenter, et si cela persiste, cela pourrait devenir dangereux.

Dame Sakura, visiblement inquiète, observa : Il semble vraiment très mal.

Nanami monta à l'étage avec une bassine d'eau. Elle prit une serviette propre, la plongea délicatement dans l'eau, puis la posa sur le front de Taro. Visiblement inquiète, elle dit : « Il a l'air de beaucoup souffrir. »

Madame Alma lui répondit : « Ne t'inquiète pas, tant qu'il reste bien au chaud et qu'on s'occupe bien de lui, il va rapidement aller mieux. »

Elle se tourna alors vers son mari et ajouta : « Saï, je pense que je vais rester ici encore un moment. »

Monsieur Saï lui demanda alors : « Tu ne vas pas rentrer ? »

Elle répondit avec douceur : Non, je vais rester ici pour aider Nanami à s'occuper de ce petit garçon. Mais toi, tu as des choses à faire, je ne peux pas te garder ici.

Haru répondit alors : Alors je reste avec toi, Maman.

Avec un sourire, elle lui dit : C'est vraiment très gentil de ta part, mon petit Haru.

Monsieur Saï partit en laissant sa femme au restaurant de Monsieur Fujisawa. Taro, quant à lui, était bien pris en charge par ces deux dames, et après plusieurs heures de soins attentifs, sa fièvre avait diminué. C'est à ce moment-là qu'il ouvrit doucement les yeux et aperçut Dame Sakura, Dame Alma et Nanami à son chevet.

Un peu étourdi, il essaya de se relever, mais Nanami l'encouragea gentiment en lui disant : Tu dois rester allongé, tu n'es pas encore complètement rétabli. 

Nanami aperçut alors des contusions sur le bras de Taro et lui demanda avec douceur : « Que t'est-il arrivé ? »

Mademoiselle Alma s'approcha pour examiner cela de plus près et s'exclama avec assurance : « Ce sont des bleus ! Mais qu'est-ce qui t'est arrivé ? »

Bien que Taro se sente affaibli, il s'efforça de se redresser dans son lit et murmura : « Il faut que je parte... Je... Je ne peux pas rester ici. »

Nanami, visiblement très en colère, s'exclama : Non, tu ne pars nulle part ! Tu restes ici, car tu n'es pas en état de t'en aller. Maintenant, il est temps que tu nous dises qui t'a fait cela.

Haru, en constatant l'état du jeune garçon, était stupéfait. Il se permit alors de supposer : C'est le monsieur du restaurant qui t'a fait ça, n'est-ce pas ?

Pendant ce temps, Taro sursauta de surprise. Sa réaction trahissait déjà sa pensée. Comprenant cela, Haru ajouta doucement : Je m'en doutais.

Dame Alma se tourna vers son fils et lui demanda : De qui parles-tu, Haru ?

Haru : Il s'agit d'un homme très désagréable que Monsieur Fujisawa a dû mettre à la porte hier. Il s'était mal comporté avec Taro, et c'est la raison de son expulsion.

_ Cependant, je ne m'attendais pas à ce que la situation en arrive aux mains avec lui.

Rika, qui était également présente, a alors exprimé : C'est vraiment un personnage vulgaire. Pourquoi s'en prendre à Taro ? Il mérite d'être sanctionné.

Dame Alma, visiblement troublée, répondit d'un ton apaisé : Et il le sera, mais pour l'instant...

Il se tourna vers Taro, qui venait de perdre à nouveau connaissance, et dit : « Concentrons-nous sur sa guérison, il a besoin de soins. »

Chapitre 3: Le Poids de la Solitude, la Chaleur de l'Amitié.

Dame Alma, avec l'aide de Dame Sakura, s'occupait de changer le bandage de Taro, qui commençait à se détacher. Nanami, inquiète pour lui, ne pouvait pas le laisser seul et est donc restée à ses côtés tout le temps.

Haru et Rika aidaient également en apportant de l'eau fraîche à leur mère pour soigner le jeune Taro. Ce jour-là, le restaurant de Monsieur Fujisawa ne fonctionnait pas ; bien qu'il continuât à vendre, il n'avait pas ouvert son établissement.

La journée s'écoula tranquillement. Monsieur Saï fit un retour au restaurant pour retrouver sa femme à l'intérieur. Après avoir reçu des nouvelles du jeune garçon, il prit sa femme et son fils avec lui et s'en alla. Dame Sakura fit de même, et ils promirent de revenir le lendemain à l’aube. Ainsi, Taro passa la nuit chez Monsieur Fujisawa.

Nanami resta auprès de Taro toute la nuit. Au matin, à l'aube, elle se réveilla et constata que Taro n'était plus dans la chambre.

Nanami :...

Inquiète, elle courut rapidement vers son père, le cœur affolé, en s'exclamant : « Papa, Taro... »

Avant qu'elle n'ait le temps de terminer sa phrase, elle aperçut Taro avec son père au restaurant, Taro était en train de savourer son plat.

Le cœur léger et les larmes aux yeux, elle s'élança vers Taro et l'enlaça en disant : « Je suis tellement soulagée, tu t'es enfin réveillé. »

Taro lui offrit un petit sourire et répondit : « Je suis désolée de t'avoir inquiété, mais tu vois, je suis maintenant en pleine forme. » Taro répondit avec un sourire : Je vais très bien, je suis en pleine forme.

Mademoiselle Alma posa sa main sur son front, visiblement étonnée. Taro, surpris par son geste, l'écouta attentivement. Elle s'exclama : C'est incroyable, tu n'as pas de fièvre !? Tu es complètement guéri !?

Taro, toujours souriant, répondit : Oui, je me sens maintenant en pleine forme... Je vous remercie sincèrement de m'avoir soigné lorsque j'étais malade.

Mademoiselle Alma rétorqua avec un sourire : C'était tout à fait normal, surtout après tout ce que tu as fait pour nous.

Nanami, souriante, répondit : « Je peux le voir, et tes blessures sont presque guéries. »

Taro, également souriant, lui répondit : « Tu as remarqué ? Je me suis remis de mes blessures en un jour et, comme tu peux le constater, je n’ai plus de fièvre. »

Nanami, étonnée, s'exclama : « Eh bien, tes capacités de récupération sont impressionnantes. »

C'est alors qu'une voix s'éleva : « Je vois que notre petit garçon a enfin ouvert les yeux. »

Ils se retournèrent et aperçurent dame Alama, accompagnée de dame Sakura et de leurs enfants, Rika et Haru. Ils s'approchèrent d'eux, et Nanami les salua en disant : Bonjour à vous, comment allez-vous ?

Mademoiselle Alma répondit : Bonjour Nanami, nous allons très bien, et toi, comment vas-tu ?

Nanami répliqua : Je vais bien, merci. Taro, quant à lui, les regardait avec surprise, silencieux. C'est à ce moment-là que mademoiselle Alma s'approcha de lui et lui demanda : Et toi, mon petit Taro, comment te sens-tu aujourd'hui ?

Taro répondit avec un sourire : Je vais très bien, je suis en pleine forme.

Mademoiselle Alma posa sa main sur son front, visiblement étonnée. Taro, surpris par son geste, l'écouta attentivement. Elle s'exclama : C'est incroyable, tu n'as pas de fièvre !? Tu es complètement guéri !?

Taro, toujours souriant, répondit : Oui, je me sens maintenant en pleine forme... Je vous remercie sincèrement de m'avoir soigné lorsque j'étais malade.

Mademoiselle Alma rétorqua avec un sourire : C'était tout à fait normal, surtout après tout ce que tu as fait pour nous.

Taro dit alors : « Je dois maintenant partir. »

Nanami, surprise, s'exclama : « Tu pars !? Que se passe-t-il ? »

Taro lui répondit : « Je dois aller réparer ma maison, elle a été endommagée par la tempête. Si je ne fais rien, je n'aurai pas de toit ce soir. »

Nanami, d'un air rassurant, lui dit alors : « Ne t'inquiète pas pour ta maison, le problème a déjà été réglé. »

Taro : ...

Quelques minutes plus tard, Taro se trouvait devant sa maison, qui avait été entièrement réparée et bien nettoyée. Étonné, il s'exclama : C'est vous qui avez fait cela ?

Nanami lui répondit avec un sourire : Oui, en fait, tout le monde a participé.

Dame Sakura ajouta : C'était notre façon de te remercier pour toute l'aide que tu nous as apportée.

Mademoiselle Alma intervint : Grâce à toi, j'ai pu guérir de ma maladie.

Rika ajouta : Tu as sauvé mon père en l'empêchant de mourir en mer.

Dame Sakura conclut en disant : Oui, c'est tout à fait vrai.

Taro était ému par la gentillesse de toutes ces personnes. Pour la première fois, il ne percevait pas de haine dans leurs regards, mais une chaleur réconfortante qui remplissait son cœur de douceur.

Sensible et heureux, il s’exclama d'une voix chargée d’émotion : Merci... Merci infiniment.

Après ces chaleureuses retrouvailles, Taro eut la sensation de ne plus être seul au monde. Quelques heures après, les hommes qui s’étaient attaqués à lui furent appréhendés et punis pour leurs actes.

« Maintenant que Taro était guéri, il prit la décision d'aller pêcher.

Taro : Je tiens à vous remercier sincèrement pour tout. Vous avez pris soin de moi et réparé ma maison, et pour cela, je vous en serai toujours reconnaissant.

Dame Sakura répliqua alors : Tu n’as pas besoin de nous remercier autant, c’était un réel plaisir de pouvoir t’aider.

Puis, mademoiselle Alma ajouta : Et n’oublions pas que c’est toi qui nous as aidés en premier.

Monsieur Fujisawa intervint alors : Que prévois-tu de faire maintenant, cher Taro ? »

Taro lui répondit avec un grand sourire : « J'ai l'intention d'aller pêcher et de vous ramener un énorme poisson pour ce soir, vous n'allez pas en croire vos yeux ! »

Nanami lui répondit ensuite, avec une certaine sévérité mais en gardant son calme : « Tu viens à peine de te rétablir, et tu penses déjà à retourner en mer... Parfois, je me demande ce que tu cherches là-bas ! »

Taro lui répondit avec un air un peu tendu : « Eh bien, j'adore passer du temps en mer. Là-bas, je me sens revivre, un peu comme si c'était le seul lien qui me reliait à quelqu'un. »

En entendant cela, Nanami fut surprise et s'exclama avec étonnement : Un lien !?

Taro répondit avec assurance : Oui, c'est comme si nous étions connectés, et ce lien me plaît beaucoup.

Nanami regarda dans les yeux de Taro et vit à quel point cela lui tenait à cœur. Elle ajouta alors : D'accord, je comprends... Tu peux partir en mer.

Taro afficha un sourire radieux, mais Nanami précisa : Je te laisserai partir, à condition que tu me promettes de venir dîner avec nous ce soir.

Taro, hésitant, répondit : Mais...

Monsieur Fujisawa ajouta alors : « Oui, Taro, accorde-nous cette faveur. »

Taro, un peu déconcerté, hésita à accepter l'invitation dans leur restaurant : « Mais... »

Dame Sakura et Mademoiselle Alma lui dirent alors d'une voix ferme : « C'est non négociable. »

Taro, un peu inquiet, leur demanda : « Êtes-vous certains que ma présence ne dérangera personne là-bas ? »

Monsieur Fujisawa lui répondit avec assurance : « N'oublie pas que c'est moi le propriétaire de l'établissement. Si quelqu'un n'est pas content de te voir, il peut toujours s'en aller. »

Nanami ajouta avec un sourire : Bien dit, papa ! Personne n'osera te chasser d'ici.

Mademoiselle Alama poursuivit : Et ne t'inquiète pas pour ces vilains messieurs qui t'ont fait du mal, ils ne te causeront plus jamais de souci.

Dame Sakura reprit : Ce serait vraiment un grand plaisir de partager un repas avec toi, Taro.

Tout le monde était d'accord pour que Taro se joigne à eux pour le dîner, et après de nombreuses insistances, Taro finit par accepter leur invitation.

Taro : Très bien, je viendrai dîner avec vous ce soir... Merci beaucoup... Merci à vous tous.

Avec des sourires rayonnants, ils regardèrent Taro avec affection et tendresse. Puis Rika ajouta : Dis, ça te dirait que je vienne pêcher avec toi ?

Taro, surpris par sa proposition, réagit avec étonnement : Quoi !? Venir pêcher avec moi !?

Rika répondit alors : Oui, tu es d'accord, maman ?

Dame Sakura lui dit : Oui, pourquoi pas. Ce sera l'occasion de faire connaissance, c'est une très belle idée.

Taro, toujours surpris, s'exclama : Quoi !?

Rika, toute joyeuse, lui dit ensuite : « Je suis sûre que nous allons devenir de grands amis, tous les trois. »

Taro, surpris, s'exclama : « Tous les trois ! ? »

Les paroles de Rika réchauffèrent le cœur glacé de Taro. En voyant l'affection sincère dans les yeux de ses nouveaux amis, il ressentit une profonde émotion. Après une longue journée de pêche avec eux, Taro, pour la première fois, dîna en leur compagnie au lieu de rester seul chez lui.

Veuillez télécharger l'application MangaToon pour plus d'opérations!

téléchargement PDF du roman
NovelToon
Ouvrir la porte d'un autre monde
Veuillez télécharger l'application MangaToon pour plus d'opérations!