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Mary On A Cross

Chapitre 1

Cette histoire contient des éléments inspirés de faits réels. L'épisode 1 est principalement inspiré du clip "Mary on a cross"

 

Épisode 1 - "Mary on a Cross"

. Dans un petit cahier est gravé quatre mots "Mary on a cross" à côté, une plume traîne, égarée dans un chaos de mots encore à écrire.

Sullivan, allongé sur son lit, regarde fixement le plafond. Le silence de la pièce est seulement perturbé par les murmures discrets d’un psychologue assis près de lui, feuilletant des notes sur une tablette. La tension est palpable, mais Sullivan, lui, n'a pas l'intention de rester calme. La colère brûle encore en lui.

Psychologue :"Sullivan, écoute, je sais que tu souffres, mais il faut accepter ce que je te dis. D'après ce que tu me montres, il est clair que tu souffres de schizophrénie. Nous devons en parler."

Sullivan :en serrant les poings"Je souffre de rien. Vous vous trompez. Vous ne comprenez rien."

Psychologue :"Je comprends mieux que tu ne le penses. C’est difficile à accepter, mais il faut que tu le fasses. Cette colère, ces visions... tout ça... ça a du sens."

Sullivan :rire nerveux"Je n’ai besoin de personne pour me dire ce qui ne va pas dans ma tête. Ce n’est pas un putain de diagnostic qui va tout expliquer. C'est... c'est vous qui êtes le problème !"

Il se lève brusquement, son regard perçant se fixant sur le psychologue. Une tension intense emplit la pièce. Le psychologue, visiblement épuisé, prend une profonde inspiration avant de se lever.

Psychologue :en s'éloignant lentement* "Tu n’es pas seul dans tout ça. Nous allons trouver une solution. Mais je dois partir pour ce soir. Si tu as besoin de parler... nous reviendrons à ça."

Le psychologue sort de la pièce. La porte se ferme dans un claquement sourd.

Quelques secondes passent dans le silence lourd, avant que la porte ne s'ouvre à nouveau. Philippe, un ami de longue date de Sullivan, entre dans la pièce avec un air perplexe.

Philippe :avec un sourire un peu nerveux "Alors, qu’est-ce que le grand psy t’a dit cette fois ?"

Sullivan, les bras croisés, se laisse tomber sur son lit, frustré.

Sullivan : "Il me dit que je suis fou. Que j’ai des hallucinations... comme si je pouvais faire confiance à un type qui me parle de ça."

Philippe :en s’asseyant sur le fauteuil"Tu sais, tu ne vas pas guérir en te renfermant dans ta tête. Peut-être qu’il y a un peu de vérité dans ce qu’il dit. Peut-être."

Sullivan lève les yeux vers son ami avec un regard dédaigneux.

Sullivan :"Tu me vois ?"

Philippe : "Ben... ouais, je vois un type qui a l'air sur le point de péter un câble. Mais est-ce que tu me vois vraiment, ou tu m’inventes comme le reste ?"

Sullivan, pris au piège de sa propre confusion, ne répond pas. Il se redresse, s’étirant comme si un poids venait de quitter ses épaules. Philippe hausse les épaules avant de se diriger vers la télévision.

Philippe :"Allez, viens. Fais-moi plaisir, regarde ce film. Je sais que tu n’aimes pas ça, mais peut-être que ça te fera du bien. Regarde, ce film d’amour."

Sullivan soupire, mais accepte finalement. Ils s’installent sur le canapé, Philippe appuyant sur "play".

L'écran s'illumine. La scène montre un couple d’amoureux dans un cadre idyllique. Les paroles de la chanson résonnent, créant une ambiance empreinte de passion et de tendresse.

*Voix du film* :

"All of me loves all of you. Love your curves and all your edges. All your perfect imperfections."

Sullivan, les yeux fixés sur l’écran, commence à se sentir envahi par une étrange mélancolie. Il regarde l’écran sans vraiment le voir, perdu dans ses pensées.

Sullivan :murmure "Le monde est fait pour les autres, pas pour moi. L’amour... l’amour c’est pour ceux qui peuvent le ressentir. Pas pour moi."

Un silence pesant envahit la pièce. Sullivan se lève, frustré par ce qu’il ressent et se dirige vers la fenêtre.

Sullivan :pensée intérieure "J’en ai marre. J’en ai marre de penser à ça. C’est pas ma réalité. Je vais aller acheter à manger. Il est trop tard pour penser à tout ça. Il faut que j’arrête de me laisser envahir."

Sullivan se lève brusquement du canapé. Il se sent pris dans un tourbillon de pensées confuses, noyé dans une vague de frustration qui ne cesse de grandir. Il fait une pause, se regarde dans le miroir un instant avant de se tourner vers Philippe.

Sullivan :en soupirant "Je vais sortir. Je vais aller acheter à manger. Ça me fera du bien."

Philippe :en levant les yeux au ciel "À cette heure-ci ? Mais c’est presque minuit, Sullivan. Où tu veux aller ? Il n’y a rien d'ouvert."

Sullivan :marmonne "J’en ai rien à foutre. Je vais sortir, c’est tout."

Sans plus de mots, il se dirige vers la porte. Philippe le regarde s'éloigner, un peu perdu. Il hausse les épaules et se laisse tomber sur le canapé.

La nuit est tombée, et l'air frais semble un peu apaisant. Sullivan marche dans les rues, la brise nocturne caressant son visage. Mais une sensation étrange, comme un frisson, commence à l’envahir. Il lève les yeux et aperçoit, au bout de la rue, une silhouette qui semble presque irréelle. Une femme, d’une beauté saisissante, aux cheveux blonds éclatants, les yeux d’un bleu éclatant presque surnaturel. La lumière de la rue la baigne d’un halo presque magique.

Sullivan :pensée intérieure "C’est... c’est la femme de mes rêves… elle est… elle est parfaite."

Sa tête commence à tourner. Il a cette impression d’être pris dans un rêve, mais en même temps, l’envie de l’approcher devient irrésistible. Il commence à la suivre discrètement à distance.

 

Annonce aux lecteurs : Cette partie de l'épisode est celle inspirée du clip "Mary on a cross"

Elle se dirige vers une voiture jaune vif, se glisse dedans et démarre brusquement. Sullivan, comme poussé par une force invisible, se précipite derrière elle. Il la suit, le cœur battant la chamade.

La femme jette un coup d’œil dans son rétroviseur et, voyant qu’elle est suivie, accélère brusquement, énervée. Sullivan, sans réfléchir, saute sur l’arrière de la voiture.

Elle freine d'un coup sec, les pneus crissent, la voiture s'arrête dans un grondement sourd. Elle s'emporte, ses dents serrées, les lèvres rouges crispées.

Sullivan :en criant, avec un sourire ironique "Une femme aussi belle que vous, vous êtes bien brutale. Vous n’avez pas peur de mourir ?"

Femme :en criant "T’es vraiment un cas, toi ! Je déteste qu'on me mette des bâtons dans les roues !"

Elle redémarre en trombe. Sullivan, toujours derrière, tombe presque en arrière.

Elle le regarde dans le rétroviseur, les yeux brillants de défi. Et soudain, la voiture fonce droit vers un arbre. Le choc est brutal, mais au moment où la voiture explose, la femme s’échappe en courant.

Sullivan, hors de lui, saute du véhicule et se lance à sa poursuite, courant aussi vite qu’il peut.

Sullivan :en criant "Attends-moi ! Tu ne peux pas m’échapper comme ça !"

Ils courent à travers les rues, l’homme plus déterminé que jamais. La femme, infatigable, semble n’être qu’une ombre fugitive. Ils arrivent enfin à un endroit familier, l’iconique Hollywood Sign, les lettres blanches se découpant contre le ciel nocturne. La femme tombe, mais Sullivan ne s'arrête pas. Il court toujours, sans jamais la perdre de vue.

Puis la course continue. La femme s’arrête un instant, se tourne, regarde Sullivan avant de se précipiter dans un immeuble. Sullivan, sans hésiter, la suit.

La scène devient irréelle. Il court sans relâche. Ils arrivent à un cimetière. La lumière de la lune éclaire les pierres tombales, l’atmosphère semble à la fois étrange et pesante.

Sullivan cherche partout, fouillant chaque recoin du cimetière à la recherche d'elle. Mais la femme semble s’être volatilisée.

Il s’approche alors d’un cercueil. Curieux, il ouvre le cercueil. À l'intérieur, il voit la silhouette de la femme, étendue, les mains jointes, comme une morte. Ses yeux sont fermés.

Il hésite un instant, puis sans pouvoir s’en empêcher, tend la main pour la toucher. À ce moment-là, la femme sourit doucement et tend à son tour la main.

Femme :sourit "Tu m’as trouvée…"

Sullivan, stupéfait, se penche, et, avant même de comprendre ce qu’il se passe, il l’embrasse. Le temps semble se suspendre autour d’eux, un moment d'extase. Mais tout s'effondre en un instant.

Sullivan ouvre les yeux. Il se trouve allongé sur son lit, dans sa chambre, le cœur battant. Il est essoufflé, comme s'il venait de courir un marathon. Ses yeux sont fixés sur le plafond, plongés dans un océan de pensées confuses.

À cet instant, Philippe entre dans la pièce, comme s’il venait de le voir se réveiller d’un mauvais rêve.

Philippe :"Ah, t’es réveillé ? Peut-être que c'était juste un rêve, mon vieux..."

Sullivan tourne la tête lentement vers la fenêtre. Le soleil est à peine levé, et il aperçoit une silhouette familière, une silhouette qu’il reconnaît instantanément : la femme. Celle qu’il a vue hier soir. Elle passe calmement devant sa maison, comme si rien n’était jamais arrivé. Il la regarde, bouche bée.

Sullivan :pensée intérieure "C'est trop réel pour être un rêve... mais... comment est-ce possible ?"

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