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JE SUIS LA SUPRÉMATIE

CELUI QUI A DÉSOBÉI

Beaucoup se disent que le chef d'une meute de loup doit prendre son pied, c'est vrai quoi après tout de quoi se plaindrait il ? il a tout. Les femmes, l'argent, le pouvoir, le respect et la crainte de sa meute, une vie de rêve quoi, oui bien sur tous ces arguments semblent vous convaincre qu'être le chef ne serait pas si mal que ça, mais ceux qui disent ça sont des incapables, des lâches bref de vrais paresseux, mais bon vous de simples loups ne pourrez comprendre réellement ce que ça fait d'être chef.

Assurer la sécurité de la meute, être aux aguets à chaque instants, la solitude constante, ne faire confiance à personne, être la cible de toute sortes d'attaque, et surtout rester le plus fort pour ne pas se faire renverser, en matière de puissance pas besoin de s'inquiéter pour ça à mon sujet car ma puissance et mon pouvoir sont connus de tous, que ce soit par les loups du territoire oriental ou occidental car tous me craignent et ont peur de moi , je me fiche de ce que vous pensez de moi, vous vous dites surement que je suis gonflé d'orgueil, et bien sachez que vous avez raison et c'est pas pour rien si je me vente j'en ai parfaitement le droit. La loi c'est moi, la justice c'est pareil et de même pour tout le reste je décide de tout, car je ne suis pas n'importe quel Heard alpha, je suis la suprématie.

Bonjour tout le monde je me présente je suis Nayla, je suis étudiante à l'université de Blackwell, l'établissement que j'ai toujours voulu intégrer, j'ai toujours rêver de faire le droit, même si parler devant les gens ça me met mal à l'aise, à vrai dire je suis plutôt timide, très timide je n'aime pas attirer l'attention et on va dire que c'est ce côté de moi qui donne envie à mon père de s'arracher les cheveux qu'il s'imagine avoir, enfin bref faut quand même que je me dépêche je vais finir par être en retard.

_ Ines : Nayla !!!

_ Nayla : oui sœurette ?

Elle me jette mon sac à la figure

_ Nayla : non mais ça ne va pas ? Dis-je confuse

_ Ines : t'es quel genre d'étudiante ? qui oublies son sac sérieux ?

Je ramasse le sac et la regarde stoïque, je n'ai vraiment pas le temps pour me faire engueuler

_ Nayla : Ines, je t'aime beaucoup mais tu pourrais m'engueuler après le cours parce que si on arrive en retard je doute que monsieur Watson nous laisse entrer !

_ Ines : pff dépêchons nous !

Nous avons couru aussi vite que nos jambes ont pu le permettre, pour malheureusement arriver en retard, c'était la mort monsieur Watson n'allait jamais nous laisser entrer

_ Monsieur Watson : mesdemoiselles après l'heure ce n'est plus l'heure

_ Nayla : nous le savons monsieur et nous sommes désolées pitié faites preuve d'un peu de compassion comme c'est le premier jour aujourd'hui et nous sommes vos élevés adorées depuis le lycée, dis-je en le regardant avec insistance pour qu'il nous prenne en pitié.

_ Monsieur Watson : oui ! je me souviens de nos merveilleuses années de lycée. Vous aviez mis de la mousse à raser dans mes livres, enlever ma perruque lors de l'inauguration de la statue de l'école, mis de la sauce piquante dans mon café et à cause de vous je fais des cauchemar toutes les nuits.

_ Nayla : oui en fin bon je parlais plus des bons souvenirs, comme la fois où on vous a offert des chocolats pour la saint valentin, non piégés en plus.

_ Monsieur Watson : c'est aussi ce jour-là que j'ai divorcé

_ Ines : mais quel est le rapport avec nous ?

_ Monsieur Watson : il n'y en a aucun, c'est juste qu'à chaque fois que j'y pense je me dis que vos chocolats m'ont porté malheurs

_ Ines : quoi ?! vous n'êtes qu'un...

_ Nayla : pauvre homme qui a subi tant de vilaine chose

Vaut mieux la calmer avant qu'elle ne fasse des bêtises, si seulement il savait que tous ce qui lui arrivait était à cause d'Ines, c'est elle qui avait orchestré tout ça et moi ? Je devais l'empêcher de faire des conneries c'est pour ça que je me retrouvais toujours mêlée à ses histoires, mais bon c'est ma jumelle je ne pouvais pas la balancer aussi, c'est pourquoi je disais toujours qu'on l'avait fait ensemble.

_ Monsieur Watson : la faute à qui ? dit-il blasé, bref vous pouvez entrer et vous assoir mais c'est votre dernier retard mesdemoiselles

Nous nous dirigeons vers nos places amusées, le souvenir de toutes nos farces réfèrent surface c'est que nous l'avions traumatisé le pauvre et le pire dans tout ça c'est qu'il n'avait aucune preuve contre nous c'est comme ça que nous avions évité le renvoi.

Pendant le cours de monsieur Watson Ines sort un livre de son sac et me le montre.

_ Nayla : Ines pitié tu ne vas quand même pas recommencer avec tes histoires de loup garou ? ils n'existent pas c'est un mythe aucun humain ne peut se transformer en loup et vice-versa

_ Ines : ça ne t'en sais rien ! des cameras ont filmés des loup garou un soir de pleine lune !

_ Nayla : bon d'accord très bien j'abandonne ce débat de toute façon tu es bien trop têtue pour m'écouter

_ Monsieur Watson : mesdemoiselles ne me faites pas regretter ma décision svp et gardez silence pendant mon cours sinon je vous exclue jusqu'aux examens, dit-il avec un ton monotone, sans crier avec un regard las.

_ Nayla et Ines : excusez-nous monsieur on ne l'ouvrira plus !

Les loups garou rien que ça c'est tellement invraisemblable ! le jour où j'en croise un je jure que je me raserai la tête, je préfère rester logique, ça n'existe pas !

Je courais à toute allure ça faisait longtemps que je ne m'étais pas sentie aussi bien, j'aimais prendre l'air, sentir le vent dans ma fourrure, laisser les herbes me passer entre les pattes, ça me procurait une sensation de liberté et de vide complet dans mon esprit. Ma vie se résumait à régulariser les activités de la meute, je ne peux avoir le temps pour moi que lorsque je vais en déplacement pour m'assurer que les constructions sur les différents sites sont effectivement en voie de finition. Je m'arrête enfin à cette falaise aussi impressionnante que belle ; j'avais l'habitude de me rendre ici avec mon père qui avant de se faire tuer a oublié de me prévenir que le rôle d'alpha n'est pas de tout repos.

_ Grayson : chef ! mon Dieu enfin je vous trouve nous avons besoin de vous !

_ Tony : Grayson je t'ai déjà dit de ne pas me déranger lors de mes moments de repos ! tu as beau être l'un de mes betas cela ne te donne aucunement le droit de venir m'emmerder quand ça te chante ! refais ça et tu vas rejoindre tes prédécesseurs ! c'est vrai quoi vous ne pouvez pas gérer des affaires administratives vous-mêmes ?!!!

_ Grayson : pardonnez-moi mon alpha mais nous avons besoin de vous de toute urgence ! c'est vraiment important ! la meute elle est...

_ Tony : elle est quoi ? parles bon sang qu'arrive-t-il à ma m...

_ Grayson : elle est attaquée dit-il en baissant la tête

Instinctivement je lève la tête et vois un nuage de fumée noir et des cendres, oh non.

_ Tony : les fumiers, qui a osé ?!! dis-je en courant vers le lieu où la bataille faisait visiblement rage et Grayson me suivait derrière

_ Grayson : ce sont des loups solitaires, normalement on aurait pu les maitriser sans problème mais ils utilisent des armes à feu beaucoup de nos soldats ont été touchés y compris... il fit une très longue pause

_ Tony : faudrait-il te payer pour parler plus vite qui a été toucher parles !!!

_ Grayson : nous avons tout fait pour l'en empêcher je suis désolé mais nous n'avons pas pu

_ Tony : le voilà qui se met à tourner autour du pot !!! parles bon sang sinon avant de m'occuper d'eux je m'occuperai de toi !!!

_ Grayson : votre mère a été touchée dit-il avec une pointe d'amertume dans la voix

Non ça ne peut pas être vrai pas elle, mais par tous les ancêtres qu'est -ce qu'elle faisait sur le champ de bataille ? Mais surtout pourquoi ne l'ont-ils pas arrêté !

_ Tony : Grayson qui est chargé de la sécurité de ma mère ?

_ Grayson : c'est Talan maitre dit il la gorge serrée

_ Tony : bien nous procéderons à son exécution après, dans 3 jours exactement

_ Grayson : bien mon maitre dit il les yeux larmoyants

Bien au moins il n'essaie pas de contester sinon j'aurais été obligé de le tuer aussi

_ Tony : je sais que c'est ton ami, mais quiconque me désobéira sera condamné à mort tel est ma loi et personne ne changera ça

Nous arrivons enfin dans la meute et nos adversaires étaient plutôt bien équipés ce qui est anormal, même si le monde venait à devenir carré les loups solitaires eux ne pourraient jamais se procurer de tels armes seules, il y a donc eu de l'aide extérieure une autre meute essaye de nous affaiblir c'est évident ! dès que je découvre qui sont ces imbéciles ils auront de mes nouvelles.

Je prends ma forme humaine avant de me jeter dans la bataille, j'attrape l'un des loups solitaires non armé et l'utilise comme bouclier vivant avant d'éliminer un par un ceux qui l'étaient, lorsque nous avons pu maitriser la situation j'attrape par le cou celui que j'ai gardé vivant exprès juste pour avoir le plaisir de le torturer pour qu'il parle, mais juste au moment où je voulais le faire parler je me rend compte trop tard qu'il avait une graine d'alcalise dans la bouche, avant de la croquer il me dit longue vie au nouveau roi, après sa mort j'ai ordonné qu'on se débarrasse des corps de nos ennemies et qu'on enterre dignement les nôtres, mais avant de penser à quoi que ce soit d'autre il faut que je vois ma mère d'abord si elle aussi me lâche après mon père je crois que je vais perdre la tête.

J'accours dans ces appartements pour y trouver le médecin qui examine ma mère

_ Tony : doc comment va-t-elle ?

_ docteur : je ne vais pas vous mentir elle va mal, très mal, elle a reçu un énorme choc à la tête nous avons pu maitriser l'hémorragie encore heureux qu'elle n'était pas interne, elle a aussi de nombreuses fractures au niveau des côtes, je doute qu'elle puisse se réveiller un jour

_ Tony : non doc vous ne pouvez pas me faire ça ! ne me dites pas ça je vous en prie aidez la !!!

_ Docteur : maitre si j'en avait les moyens les morts reviendraient même à la vie mais malheureusement je ne peux plus rien faire, j'ai déjà fait le nécessaire donc tout ce que je pouvais, tout ce qu'il reste à faire c'est de prier pour son réveil parce que là elle est dans le coma.

A l'annonce de cette nouvelle je senti mon cœur se serrer et je fut submergé par le remord, au moment où une larme se présenta au coin de mon œil ; une rage indescriptible prit possession de moi et...

_Tony : je veux qu'on me ramène cette enflure de Talan sur le champ et je le veux vivant !

Pendant ce temps dans l'arrière jardin

_Grayson : Mais qu'est ce qui t'as pris de la laisser partir !!! Te rends tu comptes de la gravité de la situation

_Talan : Je, je suis, j'avais...

_Grayson : putain la ferme Talan, il veut te tuer et tes je suis, je ; ne te serviront à rien. Le mieux c'est que tu t'enfuis.

_Talan : Mais ; si je m'enfuis vous aurez de sérieux problèmes et même pire... Il pourrait vouloir vous tuer et je ne peux pas mettre vos vies en danger à cause de mon erreur.

_Roy : Ton erreur tu dis ? Non très cher, c'est un grand péché que tu as commis et le maitre compte bien te le faire payer. Saches que la mort est une récompense comparer au sort qu'il te réserve Talan. Suis-moi, il est impatient de voir celui qui a eu l'audace de défier l'un de ses ordres.

LE CONDAMNÉ

Grayson serra le poing incapable de dire ou de faire quoi que ce soit vis-à-vis de l’ordre que son excellence a pu donner ; après tout ce n’est qu’un simple beta destiné à ne faire que la volonté de ce dernier. Néanmoins, il ne pouvait s’empêcher de trouver cette punition injuste et trop dur pour l’erreur commise.

_ Grayson : ça ne peut pas continuer comme ça ! il nous faut une Luna pour l’apaiser et vite sinon nous allons tous finir pas être tuer

_ Roy : et où comptes tu la trouver ? Toutes les plus belles louves de la meute ne l’intéressent même pas et tu veux te mettre en tête d’en chercher une ? laisses tomber ce type n’est même pas gay pour espérer quoi que ce soit !

_ Grayson : Pourquoi j’ai l’impression que c’est ça qui te dérange mec ? T’es gay et tu veux devenir la Luna ? Enfin je veux dire le Luna dit il avec un faux semblant de dégout sur le visage, enfin bref peut-être que son âme sœur n’est pas parmi les loups mais parmi les humains ?!

_ Roy : tu vois Grayson, toi et Talan avez beau être les betas de l’alpha mais j’ai l’impression que toi t’es un beta tout court, oh et ne me remerciez pas surtout, grâce à moi tu ne mourras pas avec ton ami pour haute trahison ; ricana-t-il avant de conduire le pauvre condamné à sa mort prochaine.

_Grayson : Espèce d’enflure, t’es bien content de savoir que ce sera toi son remplaçant mais t’inquiètes pas ; je m’assurerai de te passer l’envie d’être au service du maitre. Je me demande s’il y aura même une audience pour Talan ; mais connaissant son excellence je doute qu’une audience soit nécessaire lorsqu’il s’agit de sa mère.

J’avais du mal à me concentrer avec le crayon qui servait de baguette à mon voisin qui me semblait être un batteur accompli ; il n’était pas une lumière mais de là à souhaiter qu’on se perde tous les deux dans les cours… Avec ce prof, juste cligner les yeux suffis à ne plus rien comprendre. Une fois qu’il aura fini sa petite explication, il est certain qu’il nous posera une évaluation comme à son habitude et que la plupart des élèves « concentrés » échoueront et...

_Professeur : Première question, nous avons plus d’un million d’acides aminés ; lesquels sont les plus importants et citez -les.

_Nayla : Comme il était évident qu’il le ferait aujourd’hui et sur une matière que personne n’a encore maitriser. Heureusement que je connais la réponse mais franchement, faut être taré pour vouloir qu’aucun de nous ne réussisse.

Elle jeta un coup d’œil autour d’elle et constate la détresse de ces camarades qu’elle s’efforça d’ignorer et attendit la question suivante sans se faire remarquer. Le batteur s’était enfin calmé et essayait de remplir sa feuille avec toutes les connaissances en chimie qu’il pensait suffisantes. Je les aurais bien aidés mais je ne suis plus la petite binoclarde qu’ils utilisaient comme souffre- douleur. Je ne suis pas du genre rancunier mais…

_Professeur : Deuxième question, celle-là c’est une question cadeau ; au moins vous pourrez avoir même un 5 /10. Alors, représentez un D-Glucofructofurannoside en montrant la liaison osidique sur le schéma.

_ Elève : Euh… Monsieur ? A la première question, on doit tous les citez ou…

_Professeur : Jeune homme, je pense avoir été assez claire avec le « citez-les ». Bien ; je pense que c’est huit minutes ont été suffisantes pour une petite évaluation comme celle-ci alors en ordre s’il vous plait ; j’aimerais que ceux qui sont à l’arrière puissent remettre leurs copies à ceux qui sont devant eux afin que je puisse récupérer toutes les copies au même moment.

J’ai l’habitude de ce genre d’épreuve, j’espère quand même que les autres ont pu s’en sortir aussi. Je suis sure qu’ils n’ont pas pu tous échouer tout de même.

DRIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIING

Enfin, j’avais tellement envie de rentrer pour préparer mon week-end spécial randonner. Je suis tellement impatiente ; ça faisait longtemps qu’on n’y était pas aller Inès et moi, il arrive que le grand air soit l’un des meilleurs moyens de vider le stress.

_Nayla : Quoi ? Mais pourquoi ?

_Inès : Je suis vraiment désolée mais je ne pourrai pas y aller avec toi cette fois-ci. Essaye de me comprendre, ça fait tellement longtemps que j’attends que Ben m’invite enfin à cette fête. Ne le prend pas mal mais je ne raterai ça pour rien au monde.

_ Nayla : non t’inquiète je le prends pas mal, ce n’est pas comme si ma meilleure amie et sœur me lâche pour aller avec un gars qu’elle connait à peine

_ Ines : oh aller ! arrêtes de dramatiser c’est qu’une randonnée on en a fait plein et on en fera plein d’autres !

Elle s’assoit à coté de moi me prend dans ses bras

_ Ines : ne sois pas triste tu sais ce que ça représente pour moi, je t’ai toujours soutenue je m’attend à ce que tu fasses de même Sister ! me dit-elle avec son magnifique sourire de ses lèvres rosées et pulpeuses, comme elle est belle ma sœur avec des traits aussi fins que ses sourcils , avec ses magnifiques cheveux blonds lisses qui se marient parfaitement à ses yeux verts qui rappellent souvent les émeraudes, c’est même le prénom qu’elle a failli porté mais bon ça c’est une autre histoire.

Dans le large couloir vers la salle privée de Tony, Talan voyait sa vie défilée devant ses yeux. De sa rencontre avec Grayson au funeste jour où il a laissé sortir la personne la plus importante de la meute après l’alpha. Il prit soin regarder tout ce qui était autour de lui et de savourer la petite brise qui s’emblait n’atteindre que lui ; lui qui pensait perdre sa vie de vieillesse ou sur le champ de bataille, le voilà allant vers son cher maitre qu’il a toujours servi avec patiente et détermination.

_Garde : Mon seigneur, sir Roy vous ramène le traitre.

Tony leva sa main et fit un geste clair indiquant au gardien de laisser entrer ces deux personnes. Il avait dans la main une pièce qu’il s’amusait à lancer et rattraper pour tuer un peu le temps mais surtout pour ne pas perdre patience et risquer de casser des objets précieux aux alentours.

_Roy : Me voilà maitre, et je vous ramène celui qui doit périr.

_Talan : Celui qui doit mourir vous salue grand maitre.

Tony se leva de sa chaise et s’approcha d’un pas lent et brutal vers celui qu’il considérait être le responsable de ce grand malheur.

_Tony : Tu me surprendras toujours Talan, tu as eu l’occasion de t’enfuir mais tu as préféré rester et affronter ma colère. Avant tout dis-moi ; pourquoi je veux te tuer à ton avis ?

Talan prit un long moment pour inspirer et regarda pour la première fois son alpha droit dans les yeux.

_Talan : j’ai par ma négligence, laisser la mère de l’alpha se faire blesser dans l’attaque qu’il y a eu aujourd’hui même.

_ Tony : se faire blesser hein ? Il lui attrape le cou d’une seule main et le décolle du sol, à cause de ta stupidité elle est dans le coma maintenant, sur ces mots il resserre la poigne déjà ferme qu’il avait sur le cou du pauvre condamné, du sang se mit à sortir du nez, des oreilles et de la bouche de Talan, s’était une vraie vision d’horreur pour son meilleur ami qui ne pouvait pas rester silencieux longtemps

_ Grayson : maitre ! pitié je vous en supplies épargnez le dit il en se mettant à genoux face contre terre devant son maitre implorant d’épargner la vie de son ami.

Le maitre prit en pitié son serviteur et laissa tomber la victime comme une pierre au sol, le bruit fracassant de la chute retentit dans toute la salle d’audience.

_ Tony : hors de ma vue dit-il d’un ton calme et sans lancer un regard en arrière

_ Talan : kof kof kof merci pour kof kof kof votre générosité kof kof et votre clémence mon maitre

_ Tony : ça tu peux le dire, emmenez-le, il sera exécuté dans 3 jours, tu vas mourir décapité

_ Talan : kof kof merci kof votre grâce

Il était injuste et la sentence trop dure mais nul ne pouvait aller à l’encontre de sa décision, parce que c’est lui la suprématie, mais qui oserait aller à l’encontre d’une force supérieure ? Quand un enfant ne prends plus en compte les remarques de sa mère, alors nul ne pourra jamais contester les ordres de celui-ci !! Qui pourrait donc sauver cette meute de la rage solitaire d’un alpha sévère et sans pitié ? Sa mère ? Ses amis ? Encore faudrait-il qu’il en ait. La seule chose qui avait marché pour des loups comme lui était UNE COMPAGNE… Malheureusement, jamais dans sa vie de loup il n’avait montré une quelconque attirance envers un quelconque être. Faudrait-il donc une déesse pour satisfaire cet être surpuissant ?

PRISE AU PIÈGE

À la sortie de la salle d’audience, Talan fut emmené par les gardes qui le trainer par terre sans se soucier des blessures qu’il pouvait avoir sur lui. Le cœur de Grayson se serra et il mordit sa langue pour ne pas pousser de cri ; malheureusement il ne put empêcher une larme de s’échapper de son œil.

_Roy : Alors ? Qu’a donc été le verdict rendu par notre très cher alpha ? Vu ta tête on peut très vite deviner qu’il n’épargnera pas sa vie, ce qui était évident depuis le moment où il a découvert que c’est cet abruti de Talan qui est à l’origine de l’état de sa mère. Mais… Ce qui est surprenant c’est que Talan sort de cette salle vivant alors qu’il n’y a même pas 2 minutes qu’il fulminait encore de rage.

Grayson avait tellement peur pour son ami que les provocations de ce sal cabot, comme il aimait le dire, ne l’atteignait plus. Il le passa sans un mot et se dirigea vers la salle privée du docteur.

Toc toc toc

_Docteur : Entrez. Oh bien le bonjour Mr. Grayson ; en quoi puis-je vous aider ?

_Grayson : S’il vous plait, dit-il les mains jointes, dites-moi que vous pouvez faire quelque chose pour la mère de sa seigneurie…

_Docteur : Je sais que c’est dur pour vous en ce moment, malheureusement ; je ne suis pas encore capable de faire quoi que ce soit en ce moment. Mais vous serrez le premier avertit lorsqu’il y aura des améliorations.

_Grayson : Je vois, merci pour votre aide docteur. Je vais vous laisser poursuivre votre travail.

Le médecin hocha la tête comme pour acquiescer et regarda le pas lent du beta abattu.

_Grayson : Le médecin ne peut rien en trois jours ! je ne sais plus quoi faire ; lança-t-il avant de briser le mur à côté d’un coup de poing. Il leva les yeux vers le ciel et dit ; comme en signe de dernier secours…

_Grayson : S’il vous plait, s’il existe un Dieu là-haut, qu’il puisse envoyer un miracle !! N’importe lequel, snif.

Être drépanocytaire et très têtue, n’a jamais été chose facile. Se retrouver seule en forêt par pure colère c’est la dernière chose que je pouvais penser faire. Je vous explique ; ma sœur et moi allons chaque fin de mois en forêt comme une sorte de tradition ou quelque chose comme ça, je me préparais comme d’habitude   mais au moment du départ elle m’annonce qu’elle préfère être avec son copain plutôt qu’avec sa sœur ! Bon c’est vrai qu’elle ne l’a pas dit mot pour mot ; mais on peut bien comprendre la chose comme telle. Moi et ma sœur avons toujours été très proche l’une de l’autre ; nous n’avons jamais appris à compter sur quelqu’un d’autre depuis la mort de notre mère et nous nous sommes débrouillées jusque-là avec notre vieux père et pour l’aider financièrement, nous avons commencé des petits jobs et le peu de bénéfice qu’il puisse y avoir et censé revenir à notre camping spécial Sister que nous préparons depuis le début du mois. Alors entendre qu’elle ne viendra pas à cause d’un mec qu’elle a rencontré il y a à peine 7 mois c’est de l’inconscience !!! Je ne suis peut-être pas la mieux placée pour dire ça mais, l’amour n’existe plus de nos jours… J’entends souvent les filles de mon âge parlés de ¨ l’amour pur¨ ; mais franchement c’est souvent des filles qui ont grandi dans ces familles où on leur dit que le prince charmant viendrait sur son cheval blanc épousé cette dernière. Personnellement, ayant vécu toute ma vie à entendre les disputes de mes parents, je me suis rendu compte que nous vivions à une époque où le bien et le mal s’entremêlent. Je ne suis pas du tout convaincue par l’existence d’un éventuel prince charmant, et je ne suis même pas sure d’en avoir besoin. Dans les films on voit que le prince est là pour secourir la princesse ; mais en réalité, la noble dame que je suis n’a aucunement besoin d’être secourue par un quelconque prince et même par sa propre sœur sans qui elle arrivera à se débrouiller comme un chef. Je me retrouve enfin dans un espace avec de la verdure et de l’eau, je peux enfin installer un campement et prendre mon souffle deux minutes. Je m’occupe d’abord de ramasser du bois pour le feu, ensuite je cueille quelques fruits pour ne pas mourir de faim et je pose des pièges un peu partout pour un animal assez petit comme un lapin ou un écureuil. Je suis plutôt fière de mon petit abri tout mignon, ma tente bleue de nuit est parfaitement confondue dans le décor, et mon petit feu juste devant installé pour empêcher les animaux de s’y infiltrer. Ma tente est entre deux grands arbres et est recouverte pas des feuilles de palmier et en diagonal de là, une petite rivière toute calme ne pouvant pas créer le moindre incident même s’il n’est pas conseiller d’établir un campement près d’une étendue d’eau aussi petite soit-elle.  Le plus dur, c’est établir un campement avec mes petits bras et mes petites mains ; ensuite, c’est allumer le feu… Heureusement que cette fois au moins j’ai emmené un briquet avec moi. Pour tout apprêter, ça m’a pris deux bonnes heures, et j’ai même eu le temps de prendre une douche et juste après ça, dodo. Du moins, c’est ce que je pensais avent d’entendre des bruits qui aurait pu me tuer de peur. Mon corps était paralysé et j’arrivais à peine à respirer correctement ; je préférais m’étouffer dans mon sac de couchage que de me confronter à ce que je pensais être un monstre et qui semblait m’attendre dehors.

                OUAF OUAF OUAF

Soudain, je me rendis compte que mes peurs n’étaient rien comparer à celles de la petite bête qui était dehors et qui semblait chercher quelqu’un. Je sorti de ma tente la tête la première pour voir où était donc ce chiot. Je n’eus pas besoin de chercher longtemps car, le chiot était juste devant la tente et il ne pouvait cacher sa peine à qui que ce soit. J’avais comme l’impression de pouvoir comprendre ce que ce chiot ressentait au fond de lui. Je l’ai pris dans mes bras et je me mis à le bercer sans me soucier du fait que ce n’était pas logique qu’un chien se retrouve en pleine foret alors qu’on n’en trouve pas en forêt, même pas des chiots sauvages ; enfin, s’il en existe d’aussi propre et gros. Je me suis mise à marcher en réfléchissant au fait qu’il y aurait peut-être d’autres campeurs tout près, ou encore qu’il y en avait mais qu’ils ont dû… L’oublié au moment du départ. Je ne sais pas si c’est la fatigue mais, ce chiot a vraiment un poids exceptionnel. Je décide enfin d’allumer une lampe torche pour voir si l’animal ne pleurait pas pour une quelconque blessure ou un morceau d’épine coincé dans sa patte. Je tourne donc la lampe sur le petit chou dans mes bras et je me figeai comme si on m’avait dit que la mort été derrière moi. Je ne savais plus quoi faire, le ramener où je l’ai trouvé ? Courir jusqu’à ne plus pouvoir avancer ? ou encore…

GRRRRRRRRR

A ce moment-là, j’ai compris que j’ai pris trop de temps pour réfléchir et que la mort été réellement devant ma tente, surement sur le point de m’emmener avec elle. Au moment même où la tente a été balayée par un coup de griffe, mon corps réagit tout seul et mes jambes se sont étendues aussi fort qu’elles pouvaient et je me retrouve à m’enfoncer dans la forêt ne sachant même pas ce que je fuyais. Mon cerveau me poussait à ne pas regarder, mais mon cœur me convaincu de le faire ; je savais que je devais déposer l’animal mais mes jambes refusaient de s’arrêter. Je pris tout ce qu’il y avait comme courage en moi et je tourne ma tête pour voir ce qui était à mes trousses et… Des yeux rouge sang, on avait l’impression de voir sa fin dans les yeux de cette créature aux poils noirs et épais, ayant une carrure plus qu’imposante car avec une estimation aussi rapide mais plausible que la mienne, à quatre pattes, cette bête peut mesurer 2m89 ou 92. Et en estimant cela, mon envie de courir plus vite atteint des sommets et je ne pouvais plus contrôler mes larmes ou mes cris. En y repensant bien, je savais qu’il n’y avait personne, mais je criais à l’aide comme si quelqu’un allait venir me sauver. Au fond, peut être que moi-même sans m’en rendre compte ; j’ai commencé à croire au prince charmant qui vient sauver sa princesse en détresse et qui l’épouse après une aventure aussi invraisemblable que fantastique. Subitement, comme une bougie qui vient de s’allumer dans l’obscurité la plus totale, je vis comme une lumière venant des buissons juste devant. Comme si la lune s’était placée juste là pour m’informer que tout espoir n’était pas perdu ; avec la force qu’il me restait encore, j’ai couru plus que jamais et j’ai été soulagé de m’être cacher. J’ai pris un moment pour reprendre mon souffle continuer ma route jusqu’à ce que ; comme pour me dire que tous mes efforts de survie étaient vains, j’étais entouré par cinq loups bien costaux et surement décider à ne faire qu’une bouchée de moi…

_Tony : je ne vous ai rien demander, dit-il les crocs grinçants les uns contre les autres comme pour les avertir de la mort imminente.

_Garde : pardonnez notre affront maitre, nous ne savions pas, ayez pitié de vos humbles serviteurs qui n’ont pas assez de cerveau pour ne faire que votre volonté.

_Tony : Reculez avant que je ne vous fasse regretter d’être un jour venu au monde.

Il s’avançait lentement vers moi, à petit pas. Pas par peur ou par crainte que je ne riposte, mais plutôt par pur plaisir du suspens et de voir mon visage déformé par la peur. Mon corps voulait s’enfuir mais mon cerveau m’interdisait de le faire comme une sorte d’avertissement contre la mort imminente. Moi qui m’évanouissais au moindre danger, je n’arrivais même plus à cligner des yeux. Juste au moment où je pensais au suicide, un grognement me sorti de mes pensées obscures et me ramena à la triste réalité de ma vie. Le pire dans tout ça c’est que ma tristesse trouble même ma vision et mon ouïe, j’ai entendu les loups se parler entre eux comme de vraies personnes qui suivent les ordres de leur supérieur.

_Nayla : pitié, je vous promets que je ne serai plus aussi égoïste, que j’écouterai ma sœur à l’avenir et que je prendrai des médicaments pour les troubles mentaux. Si je survie à cette épreuve qui semble tester ma capacité à m’enfuir dans n’importe quelle situation.

Tony comprit tout de suite qu’elle était troublée par le fait que des loups puissent s’exprimés comme des hommes. Mais cela lui plaisait tout autant car voir la terreur sur son visage était plus divertissant que de voir des tournois de lutte. Elle avait les mains et les jambes flageolantes, les yeux mit-Claus, les dents qui grincent mais par-dessus tout ; cette odeur de peur qui pouvait se sentir à des kilomètres et la poussée à aller au-delà de ses capacités. Comme impatient, il voulut accentuer sa peur par tous les moyens…

_Tony : Dis-moi petite, on ne t’a jamais appris à ne pas marcher sur le territoire des loups ? Es-tu déterminé à mourir ? et de surcroit à un si jeune âge…

Ses yeux prirent le temps de se balader un peu partout sur le corps de l’humaine apeurée qui se tenait devant lui. Il admira attentivement chacune de ces courbes, chacun de ces traits et chaque tache de rousseur qui définissaient cette…magnifique créature ? Il se surprit à lorgner sur cette enfant si peu sure d’elle et tremblent comme une feuille face à une poignée de loup-garou. Même s’il est vrai qu’ils ne feraient qu’une bouchée d’elle si elle tentait quoi que ce soit.

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