Épisode 1
> "L’amour, le vrai, n’a pas de couleur, de frontière, ni de limite. Mais il doit parfois lutter contre des barrières bien plus grandes. Voici à présent, un récit où le cœur brave les lois du monde."
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Chez les Strafford
Madame Rita observe Hartley qui, dans sa chambre, termine de boutonner sa chemise, laissant volontairement le col légèrement ouvert. Elle s’avance avec un sourire calculé.
> "Hartley, mon chéri…" commence-t-elle avec douceur, posant une main légère sur son épaule.
Hartley se retourne, un regard perçant, et l’interrompt calmement :
> "Pas besoin de tout ce cirque, mère. Si c’est pour me parler de Greendoelyn, épargnons-nous cette conversation."
Rita feint une mine surprise, mais persiste :
> "Mais chéri, tu sais qu’elle est parfaite pour toi. Une femme bien née, respectable, qui…"
Hartley coupe court :
> "J’ai vraiment autre chose à faire. À plus tard."
Alors qu’il descend les escaliers, Rita, visiblement frustrée, lui demande où il va.
Hartley, tout en ajustant ses manches, réplique avec détachement :
> "Prendre l’air."
Après son départ, il se dirige discrètement vers une petite boîte en bois posée près de son bureau. Il l’ouvre, y récupère son carnet, quelques pinceaux, et son encrier. Ses pensées l’accompagnent :
> "Ils n’approuveront jamais mes choix, mais je n’ai pas besoin de leur approbation."
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Chez les Divine
Dans un restaurant modeste mais chaleureux, Victoria sert deux clients avec énergie et sourire.
> "Un bon pain frais pour vous, mesdames et messieurs !" lance-t-elle joyeusement.
Les clients, amusés, répondent :
> "Merci, mademoiselle Victoria. Toujours aussi rapide !"
Victoria rit doucement, puis retourne aider sa mère, Vanessa, et sa sœur cadette, Valentine. L’horloge sonne 8h. Victoria relève la tête.
Vanessa, qui l’a remarqué, l’encourage doucement :
> "Chérie, tu peux y aller. Ne t’inquiète pas pour nous."
Victoria secoue la tête, continuant à servir et à ranger avec rapidité.
> "Ce n’est pas grave, maman. Je peux rester un peu plus longtemps."
Vanessa insiste, souriante :
> "Va donc. Tu as assez travaillé pour aujourd’hui."
Victoria s’arrête enfin, attrape son petit sac en crochet, et commence à y glisser quelques bouquins. Vanessa s’approche, posant une main douce sur la joue de sa fille :
> "Ma chérie, tu as tellement grandi… Henry serait fier de voir sa benjamine si belle et forte. Je suis fière de toi."
Les yeux de Victoria brillent d’émotion, une larme solitaire coulant doucement sur sa joue. Elle sourit à sa mère et à Valentine, puis lance :
> "À plus tard !"
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Dans les rues
Hartley marche dans les rues de la ville. Les passants le saluent avec respect :
> "Bonjour, monsieur Strafford !"
Il répond poliment, mais reste absorbé dans ses pensées.
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À la librairie
Hartley entre dans la librairie, ses yeux parcourant les étagères. Il s’arrête soudain, attiré par une silhouette féminine assise près de la fenêtre. C’est Victoria, plongée dans un roman.
Hartley, fasciné, pense :
> "Quelle beauté… Non, c’est plus que ça. Elle dégage une présence qui m’absorbe."
Victoria, sentant un regard posé sur elle, relève discrètement les yeux. Elle remarque Hartley, mais reste concentrée sur son livre, tout en se demandant :
> "Pourquoi ce regard insistant ? Qu’est-ce qu’il trouve si intéressant ?"
Hartley hésite à s’approcher, mais choisit de la contempler de loin. Il murmure pour lui-même :
> "Elle mérite plus qu’un simple croquis. Elle mérite des mots, des couleurs… Elle mérite un chef-d’œuvre."
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L’épisode se termine avec Hartley quittant la librairie, inspiré comme jamais, prêt à immortaliser Victoria dans ses œuvres.
Épisode Spécial – Présentation des Personnages
Dans cet épisode, nous allons découvrir les personnages clés de RUBIS, leurs rôles, leurs personnalités et leurs occupations.
Famille Divine
Victoria Divine
Âge : 21 ans
Occupation : Travaille au restaurant familial, passionnée de lecture
Qualités : Déterminée, intelligente, courageuse, protectrice
Défauts : Méfiante, têtue, parfois froide avec ceux qu’elle ne connaît pas
Valérie Divine
Âge : 26 ans
Occupation : Travaille au Canada (précisément infirmière)
Qualités : Responsable, protectrice, persévérante
Défauts : Trop autoritaire, sceptique, parfois dure
Valentine Divine
Âge : 19 ans
Occupation : Travaille au restaurant familial
Qualités : Douce, discrète, gentille
Défauts : Trop effacée, manque de confiance en elle
Vanessa Moliart
Âge : 50 ans
Occupation : Gère un petit restaurant
Qualités : Aimante, travailleuse, courageuse
Défauts : Trop protectrice, parfois résignée face aux injustices
Famille Strafford
Hartley Strafford
Âge : 23 ans
Occupation : Peintre et poète (en cachette)
Qualités : Sincère, respectueux, protecteur, idéaliste
Défauts : Naïf, rêveur, imprudent
Hervey Strafford
Âge : 27 ans
Occupation : Avocat
Qualités : Intelligent, charismatique, stratège
Défauts : Manipulateur, hypocrite, cruel
Rita Cornwey (Mme Strafford)
Âge : 48 ans
Occupation : Femme au foyer, influente dans la société mondaine
Qualités : Élégante, intelligente, perspicace
Défauts : Autoritaire, manipulatrice, obsédée par l’image de sa famille
Henry Strafford
Âge : 55 ans
Occupation : Homme d’affaires influent
Qualités : Puissant, respecté, stratégique
Défauts : Froideur extrême, raciste, sans pitié
Greendoelyn Rafelt
Âge : 22 ans
Occupation : Issue d’une famille noble, prétendante imposée par Rita à Hartley
Qualités : Belle, rusée, persuasive
Défauts : Jalouse, arrogante, manipulatrice
Par manque de mots, l'auteure est dans l'obligation d'ajouter le chapitre 2. Merci de votre compréhension et bonne lecture chers lecteurs.
Épisode 2 – Ombres et Lumières
Au restaurant des Divine
Victoria s'affairait derrière le comptoir, pétrissant une pâte recouverte d'une fine couche de farine. Ses mains allaient et venaient avec précision, concentrées sur la texture souple sous ses doigts. Sa mère, Vanessa, rangeait quelques assiettes tout en surveillant la porte d'un regard distrait.
Valentine, la plus jeune des sœurs Divine, n’était pas là ce matin. Elle était partie tôt pour aller chercher du pain chez le boulanger du quartier, laissant Victoria seule pour aider leur mère.
La cloche de la porte tinta, annonçant l’entrée d’un client habituel. C'était Harry, un homme d’une cinquantaine d’années, fidèle à leur cuisine depuis des années.
— Bonjour, Vanessa, lança-t-il avec son ton jovial. Comme d’habitude, un pain de maïs et une assiette de haricots rouges.
Vanessa esquissa un sourire en préparant la commande.
— Toujours fidèle, Harry, je vais te servir ça.
Pendant qu’elle s’activait, Harry prit un air songeur et demanda :
— Alors, Vanessa, des nouvelles de Valérie ?
À cette mention, le visage de Vanessa s’illumina.
— Oh oui ! Ma fille fait une excellente infirmière là-bas. Elle est très compétente, et ses supérieurs n’arrêtent pas de me dire combien elle est précieuse. Franchement, je suis si fière d’elle.
Harry hocha la tête, admiratif.
— Ce n’est pas étonnant. Valérie a toujours été débrouillarde. D’ailleurs, si elle était encore ici pour t’aider avec le restaurant, tu serais encore plus loin !
Vanessa acquiesça avec enthousiasme.
— C’est vrai, elle a toujours eu l’esprit d’initiative. Grâce à elle, on tient bon.
Victoria, qui roulait la pâte avec énergie, sentit son estomac se nouer légèrement. Ses doigts serrèrent plus fort le rouleau en bois, et ses yeux se levèrent lentement vers Harry, avec une expression froide et impénétrable.
Pris d’un léger malaise sous son regard, Harry s’empressa de récupérer sa commande.
— Bon, je vais y aller… Bonne journée, Vanessa !
— Tu pars déjà ? s’étonna Vanessa.
Mais Harry avait déjà disparu par la porte.
Vanessa se tourna vers Victoria, ignorant son trouble.
— Ma chérie, as-tu pris des nouvelles de ta sœur dernièrement ?
Victoria ne répondit pas. Elle était absorbée dans ses pensées, ruminant ses insécurités. Pourquoi Valérie était-elle toujours la première aux yeux des autres ? Pourquoi, malgré tout ce qu’elle faisait, elle restait dans l’ombre de son aînée ?
Un coup à la porte la tira de ses pensées.
— Oh, je vais voir, déclara Vanessa.
Mais Victoria, déterminée à chasser ces idées, s’essuya rapidement les mains.
— Non, laisse-moi y aller.
Elle ouvrit la porte et aperçut un facteur lui tendant une enveloppe. Elle la prit sans enthousiasme, et quand ses yeux glissèrent sur l’expéditeur, elle souffla discrètement.
— Valérie… murmura-t-elle.
Vanessa, en entendant ce nom, s’anima aussitôt.
— Ma fille ne m’oublie jamais, bien sûr !
Elle serra la lettre avec fierté, s’en vantant encore auprès de Victoria, qui retourna à son poste, silencieuse.
Du côté de Hartley
Assis sur une branche d’arbre, Hartley était plongé dans son carnet, une plume de poule coincée entre ses dents. Un crayon entre ses doigts traçait avec précision les courbes d’un visage qu’il connaissait maintenant par cœur.
Il fredonnait doucement "Unchained Melody" des Righteous Brothers, une chanson d’amour poignante écrite par Alex North et Hy Zaret.
Ses pensées voguaient, inspirées par l’image qu’il dessinait encore et encore.
Sa montre vibra légèrement contre son poignet. Il baissa les yeux : huit heures.
Un sourire effleura ses lèvres.
— Il est temps d’aller voir ma muse…
Depuis leur première rencontre, Hartley se rendait chaque jour à la librairie, juste pour l’observer. Elle était devenue sa source d’inspiration, et il ne pouvait plus s’en passer. Pourtant, il ne s’était jamais approché d’elle.
Arrivé devant la grande bâtisse, il entra et trouva sa place habituelle près des étagères poussiéreuses.
À chaque ouverture de porte, son cœur s’emballait.
— Cette beauté fait enfin son apparition…
Mais ce n’était qu’un vieil homme en quête d’un dictionnaire.
Une autre ouverture de porte.
— Cette fois, c’est elle…
Mais non. Juste une femme accompagnée de son fils.
Il baissa légèrement les yeux vers un vieux livre, feignant de lire, mais à l’instant où la porte s’ouvrit à nouveau, un frisson parcourut tout son corps.
Il n’avait même pas besoin de lever les yeux pour savoir.
Seule une personne pouvait lui faire ressentir cela.
Victoria.
Épisode 3 – Ombre et lumière
Adossé contre un arbre fruitier, Hartley fredonnait "Unchained Melody", une mélodie douce et nostalgique qu’il appréciait tant. Entre ses doigts, une plume effleurait le papier jauni de son carnet alors qu’il écrivait avec soin. Chaque mot, chaque vers, portait une émotion qu’il ne pouvait exprimer autrement.
> Ombre et lumière...
Elle se cache dans l’ombre, crainte et méfiance dans son regard
Mais même la nuit la plus sombre ne peut éteindre une étoile...
Il contempla son œuvre un instant avant de refermer son carnet avec satisfaction. Ce poème, Ombre et lumière, était l’essence même de ce qu’il ressentait pour Victoria. Elle était son mystère, son défi... et sa muse.
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La reconnaissance d’un artiste
Dans une petite galerie de la ville, Hartley échangeait avec un galeriste influent, un homme aux cheveux grisonnants qui tenait entre ses mains un exemplaire de sa nouvelle collection de portraits.
— Votre art est fascinant, jeune homme, déclara-t-il. Cette femme... elle semble réelle, presque vivante sur ces toiles.
Hartley sourit, un éclat de fierté dans les yeux.
— Enfin, mon art touche le cœur du public. Il était temps que le monde découvre ma muse.
L’accord fut scellé. La collection serait exposée et vendue au plus offrant. Hartley, ravi, quitta la galerie avec une excitation difficile à contenir.
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Une matinée joyeuse... jusqu’à la ville
Dans le petit restaurant familial, Victoria et Valentine s’affairaient à aider leur mère, Vanessa. La chaleur des fourneaux, les odeurs de pain et de café, tout cela faisait partie de leur quotidien.
— Vous avez bien travaillé, mes filles, dit Vanessa en souriant. Prenez un peu de repos aujourd’hui !
Elle glissa 10 dollars dans les mains de chacune.
— Allez vous acheter de nouvelles robes. Profitez de votre jeunesse.
Victoria et Valentine échangèrent un regard, hésitantes.
— Mais maman, on veut encore t’aider... commença Victoria.
— J’insiste, coupa Vanessa. Et n’oublie pas, Victoria, à huit heures, tu dois aller à la bibliothèque.
— Je n’oublierai pas, répondit Victoria en souriant légèrement.
Elles partirent donc pour la ville, heureuses. Mais leur bonne humeur fut de courte durée.
Sur le chemin, des murmures se firent entendre.
— Regardez-moi ça... Elles croient qu’elles sont comme nous maintenant ?
Un homme les dévisagea avec un ricanement méprisant. Valentine baissa la tête, les épaules crispées. Victoria, elle, resta droite et lui souffla doucement :
— Ne gâchons pas notre journée pour eux.
— Tu as raison... murmura Valentine en reprenant contenance.
Soudain, des voix excitées captèrent leur attention.
— Vous avez vu la nouvelle collection de portraits ?
— Le prince Hartley aurait-il trouvé l’amour ?
Victoria arqua un sourcil et aperçut un jeune vendeur de journaux. Intriguée, elle en acheta un et le feuilleta.
Puis son cœur rata un battement.
Sur la première page, un portrait frappant la représentait avec une exactitude troublante.
— Ce n’est pas possible...
Avant qu’elle ne puisse réagir, un passant s’exclama en la pointant du doigt :
— Hé, vous ne voyez pas que cette noire ressemble au portrait ?!
Victoria se figea. Valentine lui attrapa le bras.
— Viens !
Elles s’enfuirent en courant, les battements de leurs cœurs résonnant aussi fort que leurs pas précipités sur le pavé.
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Une rencontre inattendue
Une fois calmées, elles entrèrent dans une boutique de vêtements. Mais à peine avaient-elles franchi le seuil qu’un silence pesant s’installa.
Les vendeurs les fusillèrent du regard.
— Oust ! Du balai ! lança l’un d’eux.
— Vous êtes des voleuses. Sortez d’ici ! ajouta un autre avec mépris.
Victoria resta interdite.
— Nous ne sommes pas des voleuses.
Elle sortit l’argent de sa poche et le montra.
— Nous voulons juste acheter des robes.
— Allez mentir ailleurs, cracha un vendeur.
La tension montait quand une voix claire s’éleva derrière elles :
— Je paie tout.
Un silence stupéfait tomba sur la boutique.
Tous se retournèrent vers l’homme qui venait de parler.
Les vendeurs blêmirent. Aussitôt, ils s’agenouillèrent.
— Prince Hartley... nous sommes désolés...
Hartley, impassible, balaya la pièce du regard.
— Il est terrible de voir des gens être traités ainsi juste à cause de leur couleur.
— Je paie tout. Vous êtes libre de prendre ce que vous voulez.
Victoria, qui avait encore le journal serré entre ses doigts, relève le menton, défiant son regard.
— Gardez votre argent, je peux payer moi-même.
Les vendeurs, encore gênés, hésitent à traiter avec elle. L’un d’eux, un homme à la moustache épaisse, finit par soupirer avant d’annoncer :
— Très bien, si vous tenez tant à payer... Cela vous fera vingt dollars.
Victoria fouille dans son sac et tend l’argent sans détourner son regard du vendeur. Hartley, quant à lui, observe la scène avec amusement.
— Vous savez, refuser un cadeau d’un gentleman, c’est presque une insulte, dit-il avec un sourire charmeur.
Victoria l’ignore royalement et continue de parler au vendeur, confirmant les achats. Hartley, loin d’être découragé, s’avance légèrement.
— Mais dites-moi... Vous avez toujours ce regard perçant ou c’est juste pour me faire comprendre que je ne suis pas le bienvenu ?
Toujours aucun mot de Victoria, qui range soigneusement ses articles. Hartley rit doucement et tente une dernière fois :
— À croire que je vais devoir vous écrire un autre poème pour obtenir une réponse...
Enfin, alors que tout est réglé, Victoria relève la tête et lui lance d’un ton froid :
— Votre gentillesse ne change rien.
Elle tourne les talons, ses achats sous le bras, et se dirige vers la sortie sans un regard en arrière. Valentine, restée silencieuse tout le long, jette un regard à Hartley, puis s’incline légèrement.
— Merci, dit-elle doucement avant de courir rejoindre sa sœur.
Hartley les regarde s’éloigner, passe une main dans ses cheveux et souffle avec un sourire amusé :
— Oh là là… Cette femme va me faire perdre la tête.
Fin de l’épisode 3.
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