Dans l’agitation constante des collèges, où les couloirs vibrent des rires et des bavardages des adolescents, Maryanna, une jeune fille de quatorze ans, erre dans un monde qui semble lui échapper. Née le 21 octobre, elle aurait dû être en troisième, mais son parcours scolaire s’apparente davantage à un chemin semé d’embûches qu’à une progression linéaire. Chaque jour, elle se débat avec des démons invisibles qui l’assaillent : la colère, le rejet, l’angoisse. Ces ombres, omniprésentes, l’accompagnent comme une gangue étouffante, la poussant toujours à fuir une réalité qu’elle peine à supporter.
Son histoire commence dans un collège où les conflits physiques et émotionnels étaient devenus une routine. Dans ce lieu, les coups de la violence verbale et physique s’abattaient sur elle sans répit. Maryanna a enduré pendant des années la solitude, le harcèlement, l’impression de ne jamais être à sa place. Elle avait l’impression d’être invisible pour les autres, et pour elle-même. C’est ce climat de souffrance constante qui a poussé Maryanna à quitter son premier collège, en espérant qu’un nouveau départ pourrait la libérer. Elle s’installe alors dans un autre établissement, plein d’espoirs, pensant que l’arrivée dans un environnement plus apaisé serait la clé de sa guérison.
Mais à peine arrivée, Maryanna comprend que ses blessures ne guérissent pas d’elles-mêmes. Bien qu’entourée de nouvelles amies et de professeurs bienveillants, l’adolescente se trouve encore prisonnière de ses insécurités. Ses traumatismes ne se dissipent pas simplement en changeant de cadre. Les angoisses qui l’habitent, les images de rejet et de solitude qui hantent son esprit, sont des fardeaux qu’aucune bienveillance extérieure ne semble pouvoir effacer. Elle se sent toujours aussi mal dans sa peau, toujours aussi différente des autres, comme si rien ne pouvait combler le vide qu’elle porte en elle.
C’est dans cette quête incessante d’amour et de reconnaissance qu’elle entame une relation avec un garçon, espérant qu’il sera celui qui pourra l’aider à échapper à ses tourments. Au début, il semble incarner cette lumière dans l’obscurité qui l’entoure. Il la comprend, la console, la valorise. Mais cette relation, bien que réconfortante sur le moment, se révèle fragile. Un jour, sans prévenir, il la quitte, laissant Maryanna seule avec son cœur brisé et ses rêves de bonheur envolés. Ce nouvel abandon ravive ses blessures et l’enfonce un peu plus dans le tourment.
Les vacances d'été, loin de ses amies, se transforment en un long calvaire de solitude et de responsabilités. Maryanna se retrouve face à elle-même, sans distractions, avec pour seule compagne l’angoisse. Les journées se suivent, vides et interminables, et les souvenirs du passé viennent la hanter, ravivant les peurs qui l’empêchent de se sentir libre. Elle se sent emprisonnée dans une réalité qu’elle n’arrive pas à apprivoiser, un monde qui semble lui avoir tourné le dos.
À la rentrée, une nouvelle épreuve se présente sous les traits de Jessica, une camarade à la personnalité complexe, qui bouleverse davantage l’équilibre fragile de Maryanna. D’emblée, une tension naît entre elles. Jessica, menteuse, énervante et qui cherche toute l'attention des gens surtout des garçons ravive en Maryanna des sentiments de colère. Maryanna se retrouve à lutter contre elle-même, partagée entre l’admiration qu’elle éprouve pour cette fille qui semble incarner tout ce qu’elle aimerait être, et une méfiance viscérale, nourrie par sa propre souffrance.
Dans ce tourbillon d’émotions contradictoires, Maryanna découvre peu à peu la véritable nature des liens d’amitié. Ce ne sont pas seulement des moments partagés, des rires ou des confidences, mais aussi des épreuves, des conflits et des réconciliations. Elle apprend qu’une amitié sincère ne se construit pas uniquement sur la légèreté, mais aussi sur l’acceptation des imperfections et des failles de chacun. Ce n’est que dans ce processus qu’elle commence à comprendre que les autres, même ceux qu’elle admire ou craint, ne sont pas des ennemis à combattre, mais des alliés dans la quête d’une vie plus épanouie.
Les crises d’angoisse se multiplient, envahissant les moments de calme et rendant la vie quotidienne de plus en plus difficile à supporter. Mais petit à petit, Maryanna tente de prendre du recul. Elle commence à apprivoiser sa douleur, à accepter que son parcours ne sera pas facile. Elle réalise que chaque sourire qu’elle croise, chaque geste bienveillant qu’elle reçoit ou qu’elle donne, cache une lutte intérieure, celle de grandir, de se comprendre, et d’accepter ce qu’elle est. La guérison, elle le comprend, n’est pas une destination, mais un chemin semé d’embûches.
C’est à l’approche d’Halloween, une soirée à laquelle Maryanna se sent à la fois attirée et terrifiée, que se joue un moment décisif dans son évolution. D’un côté, la peur de l’inconnu l’envahit, l’autre côté d’elle-même, plus audacieux, lui murmure qu’il est peut-être temps de se libérer de ses chaînes et d’oser se confronter à la vie. Elle se retrouve à la croisée des chemins, entre la peur de l’échec et l’espoir d’une nouvelle expérience.
À ce moment-là, Maryanna réalise qu’elle doit se battre pour elle-même. C’est dans cette lutte intérieure qu’elle trouvera la force de guérir. Elle ne pourra pas toujours compter sur les autres pour combler ses manques. Elle doit d’abord apprendre à se connaître, à s’accepter, à se pardonner. Chaque épreuve, chaque relation, chaque douleur qu’elle traverse peut la rapprocher un peu plus de sa propre guérison. Dans ce voyage tumultueux, elle découvrira que la clé de son bien-être réside non pas dans la recherche effrénée de l’amour des autres, mais dans l’amour qu’elle se porte à elle-même. Elle devra apprendre à se donner la permission de rêver, de croire en elle, et de vivre pleinement, malgré la peur et l’incertitude.
Je me réveille tranquillement, le corps encore lourd de fatigue. Je suis bien consciente que j’ai passé une grande partie de la nuit sur mon téléphone, à défiler sans fin à travers les réseaux sociaux, à regarder des vidéos et à envoyer des messages. Cette habitude me pèse souvent le matin, mais sur le moment, cela me semble tellement naturel. En jetant un coup d’œil à l’heure, je vois qu’il est déjà 10h30. Un soupir s’échappe de mes lèvres. Une heure de plus dans mon lit n’aurait pas été de trop, mais il faut bien que je me lève. J’ai encore beaucoup de choses à faire avant de partir à l'internat. Je traîne un peu avant de m’extirper des couvertures et de poser mes pieds sur le sol. Le froid du parquet me rappelle que je suis bien loin de la chaleur du lit.
Je me rends à la salle de bain en traînant des pieds, toujours un peu dans le brouillard. "Je vais à la douche", dis-je à ma mère, qui ne me répond que par un vague "Hm" tout en restant absorbée par son téléphone. C’est à peine si elle m'a entendue. Je prends mes affaires et m’engouffre dans la salle de bain. Une fois à l’intérieur, je me force à allumer la musique, espérant que cela me réveille un peu plus. Les premières notes me réchauffent un peu, et je me déshabille pour me glisser sous l’eau chaude. La sensation de l'eau sur ma peau m’apaise un peu et me fait oublier la fatigue qui pèse sur mes yeux. J’essaye de me débarrasser de cette sensation de lourdeur en me lavant, en espérant que cela suffira à me donner un peu d'énergie pour le reste de la journée.
Après la douche, je m’habille rapidement, attrapant les premiers vêtements qui me tombent sous la main. J'essaie de ne pas perdre trop de temps, mais je me maquille légèrement pour dissimuler la fatigue qui se lit sur mon visage. Un peu de fond de teint, du mascara, et le tour est joué. En me regardant dans le miroir, je me dis que ça ira pour aujourd’hui. "Il est 10h50", me dis-je en jetant un coup d’œil à l’horloge. Il me reste un peu de temps avant de devoir partir. "J’ai encore le temps de finir de préparer mon sac et de sortir promener Shadow", me dis-je alors pour me rassurer. Je quitte la salle de bain et me dirige vers le salon.
Je prends un moment pour rassembler mes affaires. J'ajoute mes cahiers, mes stylos, et je vérifie vite fait les médicaments qu’il me reste avant de les mettre dans mon sac. Il ne faut pas que j'oublie ça, car sinon, cela risque de poser problème à l'internat. "Maman, je sors promener le chien", dis-je, en allumant mon casque. Je n’attends même pas qu’elle réponde, car je sais déjà que ma mère sera de nouveau plongée dans son téléphone et qu'elle ne m’entendra probablement pas. "D’accord ma chérie, à tout à l’heure", me répond-elle vaguement, sans vraiment lever la tête. Je la regarde un instant avant de tourner les talons et d’aller chercher la laisse de Shadow.
Je mets la laisse à Shadow, et ensemble, nous sortons pour sa promenade quotidienne. Je mets mon casque et me laisse emporter par la musique. La balade avec Shadow est un moment que j'apprécie, même si, il faut bien l’avouer, ce n’est pas toujours agréable d’avoir à la faire tous les jours. J’ai l’impression que j’ai toujours quelque chose de plus urgent à faire, mais j'essaie de me dire que ces moments à l’extérieur sont importants. Heureusement, avec l’internat, je n’ai plus cette responsabilité de devoir sortir Shadow tous les jours, et cela me soulage. Pourtant, j'apprécie le calme de ces promenades matinales, la sensation de liberté, de prendre une bouffée d’air frais, et de marcher sans but précis.
Une fois de retour à la maison, je prends un moment pour m’installer confortablement dans le canapé. Il est encore tôt, mais j'ai tout de même quelques heures devant moi avant que mes grands-parents viennent me chercher. Ils arrivent généralement à 12h30, et en attendant, je me laisse aller à grignoter un petit bout de saucisson. Ce n’est pas un petit déjeuner très équilibré, mais je n’ai pas faim, et cela me permet de patienter. Je m’installe dans le canapé et commence à faire défiler les vidéos sur mon téléphone. Il n'y a pas grand-chose de nouveau, mais je scrolle machinalement, sans vraiment prêter attention à ce que je regarde. C’est une sorte de réflexe pour passer le temps, comme un automatisme. Le temps passe vite, et avant même que je m’en rende compte, il est déjà presque 12h00.
Je descends rapidement mes affaires, les mettant dans la voiture avant que mes grands-parents n’arrivent. Une fois tout en place, je les attend et, comme d’habitude, je ne peux m’empêcher de jeter un coup d’œil à mon téléphone. Lorsque mes grands-parents arrivent, nous partons pour l’internat. Une fois arrivée, je me dirige vers ma chambre, je prépare mon lit pour la soirée, en me disant que cela fait partie de la routine de l’internat. Tout est relativement calme, tout le monde semble bien organisé. Je vais ensuite au collège, et la journée se déroule de manière assez ordinaire. Rien de particulier ne se passe, sauf que je remarque qu’une fille de ma classe est aussi à l’internat. Je tente de l’accueillir et de la mettre à l’aise. Nous discutons un peu, mais rapidement, je me rends compte que nous n’avons pas grand-chose en commun. Elle commence à se vanter d’avoir trompé un garçon à cinq reprises, en riant, et se qualifie elle-même de "BDH". Cela me choque profondément. Je ne peux pas m'empêcher de la regarder d'un air désapprobateur. Comment quelqu’un peut-il se vanter de choses aussi dégradantes ? J'essaie de ne pas juger, mais cela me dérange tellement que je préfère me taire.
Après cette conversation qui m’a laissée perplexe, l’étude du soir passe assez vite. Le moment du dîner arrive. Comme d’habitude, la nourriture est médiocre, mais je mange par nécessité. Une fois que le repas est terminé, je demande à sortir. Elle m’autorise à sortir devant le self, et je prends la direction du hall, où je mets mon casque. Je suis toujours un peu fatiguée, et la musique m’aide à me détendre. J’attends que les autres aient terminé de manger pour retourner à l’internat. Il fait plus calme ce soir-là, car les lycéens ne rentrent que demain. Cela crée une ambiance plus tranquille, moins stressante. Le temps passe vite, et avant même que je ne m’en rende compte, il est déjà 21h15. Je pose mon téléphone, me prépare à aller me coucher. Je mets mon pyjama et me glisse dans les draps. À 21h30, je suis déjà dans un profond sommeil, prête à entamer une nouvelle journée, apaisée malgré les turbulences de la journée.
Le matin, la surveillante nous réveille à 6h30. Je me lève difficilement, encore à moitié endormie, mais je sais qu’il faut que je commence ma journée. Après avoir traîné un peu, je vais dans la salle de bain pour me préparer. Chacune notre tour, on se prépare pour la journée qui commence. À 7h00, la surveillante nous rappelle qu’il est temps de descendre. Avant de descendre, je vais récupérer mon téléphone pour pouvoir jouer un peu avant le petit-déjeuner. Une fois en bas, je me mets dans un coin discret, car je n’ai pas vraiment envie de manger et je n’ai pas envie de rajouter une chaise pour m'asseoir. J’attends que les autres finissent leur repas. Pendant ce temps, je prends mon médicament et je me divertis un peu sur mon téléphone. À 7h20, l’alarme du téléphone de la surveillante sonne, signalant qu’il est temps de remonter. À 7h30, tout le monde sort de ses chambres pour se diriger vers le collège.
Le trajet se passe comme d’habitude. J’écoute de la musique avec mon casque, un moyen pour moi de m’isoler et de me concentrer avant la journée. En arrivant près du collège, je sors mon téléphone, car il est interdit de l’avoir pendant le trajet. Je coupe la musique et déconnecte mon casque. Une fois à l’entrée du collège, je passe par les toilettes, comme à mon habitude. Pourquoi ? Je n’en suis pas totalement sûre. Parfois, c’est pour me maquiller, d'autres fois pour répondre à des messages ou simplement pour m’isoler un peu avant de retrouver mes amis. Une fois prête, je vais vers le portail pour attendre Vicky, Julia et Maria. Je croise d’abord Jules, puis Mathis. Quand la petite sœur de Maria entre dans la cour, je sais que les filles vont bientôt arriver. Dès qu’elles entrent, je me précipite vers Vicky pour lui faire un câlin et lui faire un compliment. Comme d’habitude, elle est magnifique.
"Tu es trop belle, Vicky", dis-je en souriant.
"Merciii ma star", répond-elle en souriant aussi.
Maria me lance un regard un peu méfiant, mais je sais que c’est normal. Elle ne m’apprécie pas vraiment, même si j’essaie de faire des efforts pour lui plaire. Malheureusement, ça n’a pas fonctionné. Je commence à parler à mes amies de l’internat et de Jessica, une fille de ma classe qui est aussi à l’internat. Je leur raconte ce qu’elle a dit lors de notre étude interne la veille. Vicky me prévient directement :
"Fais attention avec cette fille, j’ai l’impression qu’elle va te causer des problèmes."
Je prends ses paroles au sérieux, bien sûr, mais je reste fidèle à moi-même. Je vais quand même essayer d’être gentille avec Jessica, car c’est dans ma nature, même si parfois je tente de paraître plus distante pour me protéger et éviter que les gens ne profitent de ma gentillesse comme cela m’est déjà arrivé dans le passé.
La cloche sonne, ce qui annonce le début des cours. Nous nous rangeons dans nos rangs en attendant nos professeurs, mais bien sûr, on continue à discuter un peu entre nous. Je vois ma professeure arriver, alors je fais mes adieux à mes amies et me dirige vers ma classe pour le premier cours de SVT de l'année. Le cours se passe bien, la prof est plutôt gentille. Je me trouve à côté de l'une de mes seules amies dans cette classe, et nous bavardons un peu tout en restant concentrées sur le cours. Grâce à elle, je réussis à suivre sans trop de difficultés.
Le deuxième cours arrive, un cours que j’aime bien, mais sans plus. Le temps passe vite et la récréation arrive. Je me dépêche de ranger mes affaires et de sortir pour rejoindre mes amies. On fait quelques tours de la cour comme d'habitude. J’aime être avec elles, même si parfois, pendant la récréation, je me retrouve un peu à l’écart. C’est à ce moment-là que je vais souvent voir Mathis et Jules, ou bien Isaak et Nikolai. La récréation passe vite, puis il est temps de retourner en classe pour mon cours d'anglais. J’adore ce cours, car le professeur est incroyable et drôle.
Après, je me rends en étude car c’est le cours des Espagnols. Moi, je fais allemand et mon cours est cet après-midi. En étude, je profite de ce moment de calme pour me reposer, car la nuit précédente, je n’avais pas bien dormi. J’avais mal à la tête, et Jessica, qui était venue dormir dans ma chambre avec d’autres filles, avait allumé la lumière de la salle de bain. Elle ne peut pas dormir sans lumière, mais cela me gênait énormément, surtout avec ma migraine. Par gentillesse, je n’ai rien dit, mais j’ai décidé de profiter de l’étude pour me reposer un peu.
Lorsque l’heure du déjeuner arrive, je me dépêche de sortir de la salle d’étude pour retrouver mes amies. On va au portail pour que Vicky puisse retrouver son petit-ami, Valentino, qui ne mange pas au self. Avant qu’il ne parte, ils se font un câlin.
"Vous êtes mignons tous les deux", dit Maria en souriant.
"Bon Vicky, on peut marcher ?" soupire Julia.
"Julia, tu peux aller marcher toute seule, non ?" répond Vicky, agacée.
"Je peux t’accompagner si tu veux", dis-je doucement.
"J’ai demandé à Vicky de venir, pas à toi, Maryanna", rétorque Julia d’un ton désagréable.
"Oh... Je voulais juste être serviable", murmurais-je, déçue.
Après cela, Valentino dit au revoir à Vicky et s’éloigne. Vicky la regarde de travers, car Julia ne la laisse pas profiter de son petit-ami. En réalité, elle est jalouse, probablement à cause de ses propres problèmes de couple. C’est triste de la voir jalouse de son amie, surtout quand elle pourrait être heureuse pour elle.
"Julia, la prochaine fois, tu iras marcher toute seule. Je ne te pressais pas quand tu accompagnais Nikolai, alors que je voulais marcher. Ou sinon, tu demandes à Maria ou à Maryanna. Ce serait bien que tu parles de manière plus agréable à Maryanna", ajoute Vicky, toujours énervée.
Maria réplique : "Elle parle correctement à Maryanna, alors arrête, Vicky. Et puis, tu sais que pour Julia, ce n’est pas facile en ce moment, alors sois gentille."
"Bon, viens Maryanna, on part. J’ai besoin de tranquillité", dit Vicky en m’attrapant par le bras.
Nos classes viennent d’être appelées, donc on se dirige vers le self pour déjeuner ensemble. Ce midi, c’est juste Vicky et moi. Le repas est un moment agréable, et je me sens à l’aise, ce qui n’est pas souvent le cas avec les autres. Vicky me félicite, car avant les vacances, je me privais de nourriture et donnais une grande partie de mon repas à elle et à Julia. Quand nous avons fini, on sort du self et fait encore un tour de la cour en parlant et rigolant. On discute aussi de la chorale qui commence bientôt. Je ne pense pas y participer. La première fois que j’ai essayé, en sixième, je n’avais pas aimé.
Le temps passe vite et après, on retourne en cours. Je me retrouve à côté de mon amie Léda en cours d'allemand, et le cours se passe plutôt bien. Léda passe beaucoup de temps à parler, mais elle m’aide aussi quand il faut travailler.
La récréation arrive à nouveau, et je retrouve Vicky, qui s'est réconciliée avec Julia et Maria. Mais Julia passe beaucoup de temps avec Nikolai, ce qui est un peu triste, car leur relation va mal à cause de son amour pour un autre garçon, Ramon, qui fait beaucoup de mal à Nikolai. Mais il garde tout pour lui, car il aime Julia profondément.
En cours de maths, j’apprécie beaucoup ma professeure. Elle est à la fois gentille et compréhensive. C’est un cours facile, car nous révisons les nombres relatifs, un sujet que j’ai déjà vu l’an dernier. Cependant, j’ai encore quelques petites difficultés. Pendant ce cours, Jessica parle avec Léda, Jules et moi, sans se rendre compte qu’elle nous énerve. La professeure nous demande de faire attention à notre comportement, ce qui ne fait qu’empirer les choses.
Ensuite, le cours d’AP commence. Nous apprenons l’origine de plusieurs expressions, et c’est plutôt amusant. À 17h30, l’étude commence. On nous permet d’utiliser nos téléphones, mais la semaine suivante, cela ne sera plus autorisé. Personnellement, je préfère faire du pixel art. J’adore dessiner, et je commence à être de plus en plus patiente pour m’y consacrer. Cependant, Jessica se met aussi à faire du pixel art, ce qui est bien, mais elle me demande de l’aide pour choisir un pixel art toutes les cinq minutes. Cela m’énerve, mais je reste calme.
À 18h00, Alda, la surveillante, arrive et nous annonce que les lycéens sont rentrés, et qu’elle va répéter ce qu’elle a dit hier. Cela m’agace légèrement, mais je l’écoute. Après, nous pouvons retourner à nos occupations. Puis, arrive l’heure du repas du soir. Malheureusement, c’est encore la même chose que midi, mais en version froide. Je mange le minimum, mais ce n’est vraiment pas bon. Après le repas, je vais chercher mon chargeur, dépose mon téléphone et me mets en pyjama. Alda vient vérifier à 21h30 si nous sommes au lit. Les lycéens éteindront la lumière à 22h00, car ils doivent dormir à cette heure-là.
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