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Julz La Sorcière De L'Immortalité Et De L'Éternel Jeunesse.

Chapitre 1 : La demande du roi

Dans la forêt à l’ouest, non loin du royaume de Darade, une petite auberge se tenait, modeste mais accueillante. Ce soir-là, l’établissement était plus que rempli ; des rires, des chants et des bruits de chopes se mélangeaient dans une symphonie de festivités. Lora, la propriétaire des lieux, déambulait parmi ses invités, un sourire chaleureux sur le visage, écoutant les compliments et servant avec enthousiasme.

— Encore une bière, madame, lança un homme d’un ton jovial.

— Ça arrive, répondit Lora, tout en s’éloignant pour remplir sa chope.

L’auberge n’avait jamais été aussi animée, et Lora savourait chaque instant. Soudain, un homme, un habitué, s’approcha d’elle, un air de camaraderie sur le visage.

— Quelle ambiance ce soir, il y a plus de monde que d’habitude, commenta-t-il en observant la salle bondée.

— Oui, c’est merveilleux. Beaucoup de chasseurs sont passés par la forêt aujourd’hui et ont choisi de s’arrêter ici pour se reposer, répondit-elle avec un sourire éclatant.

Un autre homme, le regard pétillant d’intérêt, intervint.

— Ça va sûrement booster vos affaires.

Lora hocha la tête, satisfaite.

— En effet, c’est un bon jour.

Le premier homme, d’un ton plus sérieux, poursuivit :

— Avec un tel afflux de clients, vous allez rapidement remplir vos caisses.

Elle sourit à nouveau, prête à répondre, mais un cri perça soudain la cacophonie joyeuse.

— Aaaahh ! C’est délicieux ! Encore un verre, madame Lora !

Les deux hommes se tournèrent vers l’origine du cri et aperçurent une jeune femme, visiblement en pleine effervescence.

— Qui est cette jeune femme ? s’interrogea le second homme, intrigué.

— Ne la reconnaissez-vous pas ? C’est Julz, répondit Lora, toujours souriante.

Leurs yeux s’agrandirent d’étonnement.

— Julz ?! La petite fille que vous avez recueillie pendant la guerre des sorciers ? s’écria le premier homme.

— Oui, c’est bien elle, confirma Lora avec une pointe de nostalgie dans la voix.

— Eh bien, elle a bien grandi cette jeune fille, murmura l’autre, impressionné.

— Vous ne trouvez pas qu’elle est un peu jeune pour boire ainsi ? ajouta le deuxième, quelque peu perplexe.

Lora haussa les épaules, une lueur d’inquiétude fugace traversant ses yeux.

— Ne vous en faites pas, c’est sa façon d’agir en cette période de l’année. Elle a toujours été ainsi.

Alors que l’auberge battait son plein, une tension nouvelle se fit sentir. Soudain, la porte s’ouvrit avec fracas, et une troupe de chevaliers du royaume fit irruption, leurs armures étincelantes capturant l’attention de tous les convives.

— Les chevaliers du royaume ! s’exclama Lora, d’un ton surpris.

— Que viennent-ils faire ici ? murmura un homme, une ombre de crainte dans la voix.

Le capitaine des chevaliers s’avança avec autorité, sa voix résonnant dans la pièce.

— Nous vous prions de bien vouloir excuser notre intrusion, commença-t-il. Nous recherchons une sorcière du nom de Julz.

Les murmures s’éteignirent, et une tension palpable s’installa dans l’air. Le capitaine attendit un moment avant de reprendre.

— Si vous avez des informations concernant son emplacement, nous vous serions reconnaissants de bien vouloir nous les transmettre immédiatement.

Lora s’avança, prête à intervenir, mais avant qu’elle n’ait le temps de dire un mot, une voix familière s’éleva, emplie d’assurance.

— J’espère que ma présence est sollicitée pour une raison valable, intervint Julz, d’un ton sans appel.

Le capitaine se tourna alors vers la jeune femme, qui se tenait debout avec une certaine nonchalance, un sourire amusé sur ses lèvres. Il la scruta un instant, incertain.

— Êtes-vous bien la sorcière Julz ? demanda-t-il, les sourcils froncés.

Julz le fixa de ses yeux perçants, ne répondant pas tout de suite.

— J’ai pourtant été claire, dit-elle enfin avec une pointe d’ironie. Que me voulez-vous ?

Le capitaine, légèrement déstabilisé par l’arrogance tranquille de la jeune femme, prit une profonde inspiration avant de se présenter.

— Je me nomme Ren, capitaine des chevaliers. J’ai été envoyé par le roi pour vous escorter au palais.

Julz laissa échapper un petit rire froid, son regard perçant se glissant sur lui.

— Ah oui ? Et pour quelle raison ? s’enquit-elle d’un ton glacial.

— Le roi sollicite votre aide pour lutter contre les sorcières de Tere Obscure, répondit Ren, visiblement imperturbable.

Julz plissa les yeux, un sourire en coin.

— C’est absolument hors de question, répondit-elle sans hésiter.

Ren resta figé, incrédule devant son refus catégorique.

— Pourquoi ? insista-t-il, son ton se faisant plus pressant.

Julz le fixa longuement avant de répliquer, toujours aussi détachée :

— Dites à votre roi que je n’ai aucune intention de l’aider. Maintenant, éloignez-vous.

Une aura de puissance intangible se fit sentir dans l’auberge, si forte que les chevaliers, bien qu’incapables de percevoir la magie, se recroquevillèrent légèrement sous l’effet de l’intensité qui émanait d’elle. Ren, perplexe, réfléchit un instant.

— Quelle arrogance ! pensa-t-il. Elle ne craint ni les chevaliers, ni le roi… Pourquoi donc le roi souhaite-t-il tant qu’elle nous aide ?

Après une courte pause, Ren prit une décision.

— Très bien, nous partons, ordonna-t-il d’un ton ferme.

Les chevaliers, visiblement surpris, protestèrent.

— Capitaine !

— Il est inutile de la convaincre, répondit Ren avec calme. Nous nous retirons.

Et sur ce, les chevaliers se dirigèrent vers la sortie. Avant qu’ils ne franchissent le seuil, Julz les appela.

— Un instant…

Ren s’arrêta et se tourna vers elle, intrigué. Julz le fixa un instant avant de lui dire, d’un ton impérieux :

— Dites à votre roi que je n’enseignerai jamais la magie aux chevaliers royaux. Il ferait bien de comprendre cela.

Puis, d’un geste brusque, elle retourna s’assoir à sa table, un air de défi toujours accroché à ses lèvres. Ren, stupéfait, ne put s’empêcher de penser :

— Elle n’a vraiment peur de rien.

Le capitaine fit signe à ses hommes de partir, et ils quittèrent l’auberge. De retour au palais, ils rapportèrent leur échec.

— Nous vous prions de nous excuser, Majesté, annonça Ren en baissant légèrement la tête. Nous n’avons pas réussi à capturer la sorcière.

Le roi, assis sur son trône, se redressa lentement, un air préoccupé sur le visage.

— Elle a refusé mon invitation ? demanda-t-il, l’air songeur.

— Elle refuse catégoriquement de nous aider, et a même mentionné qu’elle n’enseignerait jamais la magie aux chevaliers royaux, répondit Ren.

Le roi réfléchit longuement, son regard perdu dans l’espace.

— Nous laissons de côté cette affaire pour l’instant. Nous attaquer maintenant serait un acte de faiblesse, ajouta-t-il après une pause.

Ren, troublé, osa poser une question.

— Majesté, puis-je me permettre de vous poser une question ?

Le roi hocha la tête, indiquant son accord.

— Pourquoi t’attaches-tu tant à cette sorcière ?

Le roi esquissa un sourire mystérieux.

— Je ne saurais l’expliquer, Ren. Tout ce que je sais, c’est que cette jeune fille possède une puissance comparable à celle de la sorcière Kamui.

Ren, les yeux écarquillés, murmura :

— La sorcière légendaire ?

Le roi acquiesça gravement.

— C’est pour cette raison que je ne veux pas la contrarier… Pas encore, du moins.

Ren se perdit dans ses pensées, complètement déconcerté par cette révélation.Pendant ce temps, à l'auberge, Julz contemplait le ciel étoilé, le cœur lourd de tristesse, tandis que les étoiles lui rappelaient des souvenirs. Assise paisiblement, elle entendit soudain un bruit provenant de l'autre côté et se leva pour enquêter. Elle aperçut alors des hommes en train de discuter dans l'auberge.

Personnage 1 : Que veux-tu, gamin ? Éloigne-toi de mon chemin.

Un jeune enfant, revêtu d'une capuche, leur bloqua le passage et s'adressa à eux :

L'enfant : Je veux votre argent, donnez-moi tout ce que vous avez.

Cet enfant était un voleur à la recherche de l'argent de ces messieurs. Julz était tout aussi surprise par la situation.

Julz : (Un enfant !)

L'enfant : Vous allez immédiatement me remettre vos sous.

Personnage 1 : Tu rêves, gamin. Va plutôt jouer ailleurs, compris ?

Julz ressentait quelque chose d'étrange chez cet enfant pendant ce temps...

L'enfant : Vous n'auriez pas dû me contrarier...

Elle leva la main vers le ciel et commença à prononcer une incantation.

L'enfant : « Pilan lux est… »

Julz afficha un large sourire, pensant : « Je m'en doutais, c'est une sorcière. »

L'enfant poursuivit son incantation avec détermination.

L'enfant : « Apparet in Manu caecorum. »

Soudain, une boule de lumière éclatante jaillit, éblouissant leurs yeux.

Personnage 2 : « Je ne vois plus rien. »

Personnage 1 : « Cet enfant est une sorcière. »

Au moment où elle avait l'intention de leur voler de l'argent, Julz est intervenue en tendant sa main droite devant elle et déclara :

Julz : « Je ne le permets pas. »

Un cercle magique se dessina instantanément et dissipa le sort lancé par la jeune fille, ce qui la surprit profondément. Les hommes présents étaient ravis de voir Julz.

Personnage 2 : Julz.

L'enfant, inquiète, se posait de nombreuses questions sur la femme qui se tenait devant elle.

L'enfant : (Comment a-t-elle pu annuler mon sort ?)

Soudain, Julz s'adressa à elle.

Julz : Ainsi, tu es une sorcière.

L'enfant : Oh !

Julz : À te voir, tu ne sembles pas être une mauvaise personne. Montre-moi ton visage.

L'enfant : Jamais.

Dans un moment de panique, l'enfant, tendue, leva la main vers elle et entreprit de réciter une nouvelle incantation.

L'enfant : Fu...

Cependant, avant qu'elle n'ait pu achever son incantation, elle fut interrompue par celle de Julz.

Julz : Lianas depositum involvit hostibus meis.

Aussitôt, elle se retrouva prisonnière de lianes jaillissant du sol, la clouant au sol.

Personnage 2 : Bien joué, sorcière, nous allons la remettre aux chevaliers.

Julz : Hors de question.

Ils furent surpris par sa réponse. Julz se rapprocha de l'enfant, et sa capuche fut arrachée lors de sa chute. Il découvrit alors une petite fille couverte de saleté et d'égratignures.

Personnage 1 : C'est une fillette !?

Julz : Je m'en doutais. Tu es bel et bien une fillette, enfin, une petite sorcière.

Elle se trouvait dans une impasse et ne savait pas comment s’en échapper.

Personnage 1 : Une fillette qui aime jouer à faire le voleur, tout en étant sorcière.

Julz lui posa la question suivante :

Julz : Pourquoi souhaitais-tu voler ces personnes ? Es-tu une sorcière des ténèbres ?

La petite, n'ayant pas d'échappatoire, commença à pleurer.

L'enfant : Je...

Julz : Oh!?

L'enfant : Je n'ai pas le choix, j'ai besoin de cet argent pour...

Julz, suspectant quelque chose d'inhabituel, lui dit.

Julz : Allez, poursuis.

La jeune fille n'avait pas d'autre option, se dit-elle intérieurement.

L'enfant : (Je dois les sauver.)

Elle réfléchit à tout ce qu'elle avait accompli jusqu'à présent. Les larmes aux yeux, elle s'écria :

L'enfant : Pour sauver ma mère et mon frère.

Julz : Oh !

Chapitre 2 : Le dernier souhait d’une mère

L’enfant, les yeux pleins de larmes, regarda Julz avec un mélange de peur et de détermination.

L’enfant : J’ai…

Julz : Hum ?

L’enfant : Je n’ai pas le choix. Je dois sauver la vie de mon frère et de ma mère.

Julz : (Quoi !?)

La petite était en larmes, son visage marqué par le désespoir. Julz, voyant la sincérité dans ses yeux, comprit la gravité de la situation.

Julz : (Elle ne ment pas.)

Elle annula le sort qu’elle avait lancé pour la maintenir prisonnière et s’approcha de l’enfant. Doucement, elle lui demanda :

Julz : Raconte-moi tout.

L’enfant, tremblante, reprit avec difficulté.

L’enfant : Ils sont très malades. Ma mère, mon frère et moi avons été vendus comme esclaves dans un grand magasin.

Cette révélation choqua Julz, qui, tout en écoutant, se sentit envahie par l’indignation.

Julz : (Des esclaves ! Cela explique les marques sur son corps…)

L’enfant : L’homme qui nous a pris nous faisait travailler en échange d’un abri et de nourriture. Mais quelques jours plus tard, ma mère est tombée gravement malade. Cet homme a dit qu’elle ne lui servait plus à rien et l’a mise à la porte.

Les deux hommes qui se trouvaient à proximité exprimèrent leur horreur.

Personnage 1 : Quelle cruauté !

L’enfant : Mon frère et moi avons décidé de veiller sur elle. C’est alors que mon frère a utilisé sa magie pour la soigner.

L’enfant : Mais en usant trop de ses pouvoirs, il est tombé malade lui aussi. J’ai voulu retourner voir cet homme pour qu’il nous aide, mais il a refusé.

Julz : C’est donc pour ça que tu as pris son argent, n’est-ce pas ?

La jeune fille, surprise, regarda Julz, qui confirma ses soupçons.

Personnage 2 : Comment savez-vous ça ?

Julz : Il n’y a qu’un seul sac dans sa capuche.

Personnage 1 : Oh…

L’enfant, confuse, baissa les yeux avant de continuer.

L’enfant : Oui… c’est pour ça que je l’ai volé, mais…

Julz : Je comprends.

La réaction de Julz était inattendue pour l’enfant, mais elle n’eut pas le temps de réagir davantage, car une voix familière s’éleva.

Voix : Enfin, je t’ai retrouvée, petite voleuse.

L’enfant se figea, une terreur palpable sur son visage. Elle murmura d’une voix tremblante.

L’enfant : Mon… Monsieur…

Julz, ressentant la peur de l’enfant, se tourna vers l’homme qui venait d’arriver. Un regard de mépris passa dans ses yeux, et elle pensa :

Julz : (C’est lui.)

Le marchand, d’un ton sec et autoritaire, s’approcha.

Monsieur le marchand : Sale voleuse, je vais te donner une leçon.

Il remarqua que l’enfant était entre les mains de Julz et se tourna vers elle avec défi.

Monsieur le marchand : Je vous remercie d’avoir interpellé cette voleuse, mais maintenant, je vais m’occuper de cette affaire…

Julz interrompit sèchement.

Julz : Je suis désolée, mais je pense qu’il y a eu un malentendu. Personne ne touchera à un seul cheveu de cette enfant.

Le marchand, visiblement irrité, lança : Et qui êtes-vous pour me donner des ordres ? Vous n’êtes pas en position de négocier avec moi.

Julz : Je ne négocie pas. Si vous touchez à cette enfant, vous le regretterez.

Monsieur le marchand : Tu oses me menacer ? Tu crois vraiment que tu peux nous arrêter ?

Julz : Ce ne sont pas des menaces, c’est une promesse. Je vous enjoins à ne pas toucher cette enfant.

Le marchand ricana, sûr de lui.

Monsieur le marchand : Pourquoi défendre cette enfant ? Elle m’appartient en tant qu’esclave, et je fais ce que je veux d’elle. Et elle m’a volé de l’argent.

Julz sortit l’argent volé du sac de la petite et le lança vers le marchand, qui le rattrapa avec avidité.

Julz : Prenez-le.

Le marchand, après avoir compté l’argent, sembla insatisfait.

Monsieur le marchand : Et l’enfant ? Je vous rappelle que je l’ai achetée. Elle reste ma propriété.

Julz s’avança, son regard glacial.

Julz : Le jour où vous avez décidé de la mettre à la porte, vous avez rompu tout lien.

L’homme, furieux, se tourna vers ses hommes.

Monsieur le marchand : Sale petite morveuse ! Elle m’appartient, et je compte bien m’occuper d’elle.

L’enfant, tremblante, se réfugia derrière Julz, qui, d’un geste calme, fit reculer les hommes du marchand d’un simple mouvement de la main.

Julz : Si vous insistez, tentez de la reprendre.

Le marchand, rouge de colère, donna un ordre.

Monsieur le marchand : Donnez-lui une leçon !

Les hommes s’élancèrent vers Julz, mais à peine furent-ils à portée qu’ils furent projetés en arrière par un pouvoir invisible. Le marchand, stupéfait, resta sans voix.

Monsieur le marchand : Quoi… !?

Julz s’avança, son aura imposante envahissant l’espace.

Julz : Je déteste qu’on me défie. Et les hommes comme vous… je ne les tolère pas.

Monsieur le marchand : Tu es… une sorcière ?

Julz leva une main et, d’un simple mouvement, toucha l’homme. Une douleur cuisante apparut sur sa joue.

Monsieur le marchand : Aahh !!!

Julz : C’est mon dernier avertissement. Disparaissez.

Le marchand, tremblant, fit signe à ses hommes de se retirer, et tous prirent la fuite.

Personnage 1 : Ils se sont finalement éloignés.

Le second personnage, impressionné par la puissance de Julz, réfléchissait à voix basse.

Personnage 2 : (Elle n’a peur de rien…)

L’enfant, encore sous le choc, s’effondra au sol, entre soulagement et angoisse.

L’enfant : Comment puis-je agir maintenant ?

Julz, calme, lui répondit.

Julz : Tu n’auras pas besoin d’argent.

L’enfant : Hein ?

Julz : Montre-moi où ils sont.

La petite, surprise, la fixa un instant, puis hocha la tête. Quelques minutes plus tard, Julz et les deux hommes les accompagnaient jusqu’à un abri délabré, où la mère de l’enfant gisait sur le sol, à côté de son frère, toujours inconscient.

L’enfant s’approcha de son frère avec un sourire timide.

L’enfant : Grand frère, regarde, je suis revenue avec de l’aide ! Toi et maman allez guérir.

Julz observa en silence. Elle s’inquiétait davantage pour la mère, dont l’état était bien plus grave. Elle se dit à elle-même : (Il est déjà trop tard pour elle.)

Mais, pour ne pas briser l’espoir de la petite, elle répondit d’une voix douce.

Julz : Va chercher de l’eau, s’il te plaît.

L’enfant s’élança aussitôt. Dès qu’elle s’éloigna, la mère ouvrit les yeux, murmura faiblement.

Mère : Il est trop tard pour moi… Ne perdez pas de temps.

Julz : Reposez-vous. Ne gaspillez pas vos forces.

La mère, dans un dernier souffle, prononça : Sauvez mon fils… Il est trop jeune… Ne laissez pas ma fille souffrir de perdre à la fois sa mère et son frère…

Julz se tourna vers le jeune garçon et, d’un geste doux, posa sa main sur son front. Elle diagnostiqua rapidement la source de ses maux.

Julz : (Il souffre de blessures internes et de manque de magie.)

Elle récita un sort de guérison.

Julz : Hoc sana vulnus.

Le garçon commença à réagir positivement. Julz se tourna alors vers la mère.

Julz : Il est hors de danger maintenant.

La mère, reconnaissante, murmura.

Mère : Merci… Merci…

Julz lui sourit gentiment.

Julz : Il n’y a pas besoin de remerciements.

Mais la mère, dans un dernier élan de lucidité, demanda d’une voix faible.

Mère : Puis-je vous demander une dernière chose ?

Julz s’agenouilla, attentive.

La mère de la petite, visiblement affaissée, se tourna lentement vers Julz, ses yeux pleins de détresse. Elle posa une main frêle sur la sienne et, d'une voix faible, dit : « Si je venais à quitter ce monde, ils se retrouveraient seuls, sans abri ni famille… J’aimerais que vous preniez soin de mes enfants, s'il vous plaît. »

Surprise par cette demande inattendue, Julz fixa la femme un instant, perdue dans ses pensées. Elle n'eût d'autre choix que de répondre, incapable de refuser une telle promesse.

Julz : « Je vous le promets, je veillerai sur vos enfants et les protégerai de tout danger. »

Les yeux de la mère se remplirent de gratitude. Un léger sourire se dessina sur ses lèvres, un sourire empreint de soulagement.

Mère de la petite : « Merci… beaucoup. »

Elle fixa Julz intensément, comme si chaque mot prononcé avait un poids immense.

Mère de la petite :« Tu lui ressembles tant… »

À cet instant, la petite fille revint dans la pièce, un seau d'eau dans les mains et un sourire innocent sur son visage. En entrant, elle s'arrêta, l'atmosphère de la pièce avait changé. Elle s'approcha de sa mère, les yeux pétillants, et lui dit joyeusement : « Maman, toi aussi, tu vas guérir… »

Mais son sourire se figea en voyant sa mère, appuyée contre Julz, visiblement affaiblie, ses yeux lointains. La mère murmura, ses dernières forces sur le point de la quitter.

Mère de la petite : « Ma fille, tu ressembles tant à la grande sorcière Kamui... »

À peine ces mots furent-ils prononcés que la mère se laissa emporter, son souffle s’éteignant dans un dernier souffle. Elle ne bougea plus.

La petite fille se pencha sur elle, ses mains tremblantes cherchant à la réveiller.

L'enfant : « Maman… Maman, tu vas te lever, n'est-ce pas ? Julz va s'occuper de toi et nous pourrons vivre de nouveaux moments ensemble, nous serons heureux. »

Julz, les yeux emplis de tristesse, s'agenouilla près de la petite. Elle posa doucement sa main sur son épaule.

Julz : « La magie ne peut pas ramener les défunts à la vie, je suis désolée. »

Le monde sembla s'effondrer autour de la fillette. Sa souffrance éclata, un cri déchirant se faisant entendre.

L'enfant : « Noooooooooon ! »

Elle s'effondra en sanglots, posant sa tête sur le corps inerte de sa mère, inconsciente de la présence de son frère, qui, dans un dernier sursaut de vie, ouvrit les yeux. Mais, n'ayant pas la force de comprendre ce qui se passait, il perdit rapidement conscience.

Julz, la gorge serrée, se leva et s'éloigna doucement de la scène dévastatrice. Elle se tourna vers la petite fille.

Julz : « Je vais te laisser te calmer, je vais rester à l'extérieur avec les deux messieurs. »

En franchissant la porte, elle murmura une dernière promesse : « Votre mère m'a demandé de veiller sur vous, et je lui ai promis sur son lit de mort que je le ferais. »

La petite, surprise, la regarda sans comprendre.

L'enfant : « Euh !!! »

Julz: Je ne fais jamais marche arrière sur mes promesses, mais la décision te revient. Je t'attends à l'extérieur, préviens-moi lorsque tu es prête. »

Julz ferma la porte derrière elle, laissant la jeune fille dans ses pensées. Elle rejoignit les deux hommes à l’extérieur. L’un d’eux, préoccupé, lui demanda :

Personnage 1 : « Nous avons entendu des cris. Quelqu'un va-t-il bien ? »

Julz : « Elle vient de perdre sa mère. »

Les deux hommes se sentirent immédiatement affectés, leurs visages se fermant sous le poids de l'émotion. L’un d’eux s’écria, le cœur lourd :

Personnage 2 : « Pauvre petit, je vais aller la voir. »

Julz secoua la tête, sa voix empreinte de sagesse et de calme : « Il serait préférable de la laisser seule ; elle en a vraiment besoin. »

Personnage 2 : « Oh !!! »

Julz se tourna vers la porte, sentant la lourdeur de la situation. La petite devrait désormais faire face à l’inéluctable réalité de la perte. Après tant de larmes, elle devrait maintenant prendre une décision pour son avenir, et celui de son frère.

Chapitre 3: Aimi et Stolas.

Personnage 1 : Qu'est-ce qui se passe ? On entend des bruits.

Julz : Leur mère vient de nous quitter.

Personnage 2 : Je vais aller la voir.

Julz : Il serait préférable de la laisser seule pour l'instant.

À l'intérieur, la petite fille avait cessé de pleurer et semblait perdue dans ses pensées, prête à prendre une décision importante. Après un moment de réflexion, elle se leva et sortit. Julz la remarqua, mais elle savait que l'enfant n'était pas encore prête à faire son deuil.

Personnage 1 : Eh... petite, tu vas bien ?

L'enfant s'approcha de Julz, son regard déterminé. Elle parla sans hésitation.

L'enfant : J'accepte...

Julz, bien qu'elle s'y attendait, décida de vérifier si l'enfant était sûre de son choix.

Julz : Es-tu vraiment sûre de ta décision ?

L'enfant hocha la tête avec conviction.

L'enfant : Oui... je suis certaine.

Mais soudainement, des larmes commencèrent à couler de ses yeux.

L'enfant : Ma... Ma mère t'a fait confiance. C'est pourquoi elle nous a confiés à toi.

Julz se leva doucement, posa sa main sur la tête de la petite et la caressa avec tendresse.

Julz : Ne t'inquiète pas. Avec moi, vous n'aurez plus rien à craindre.

L'enfant se blottit contre Julz, les larmes coulantes, tout en la serrant fort. Quelques heures plus tard, leur mère fut inhumée dans la maison, qui devint son dernier lieu de repos.

Le frère, toujours inconscient, fut transporté sur le dos d'un des hommes. L'enfant cueillit quelques fleurs et les déposa devant la maison en murmurant, le cœur lourd :

L'enfant : Je t'aimerai toujours, maman... je ne t'oublierai jamais.

Julz la laissa dire ses adieux en silence, puis lui dit après quelques minutes :

Julz : Il est temps de partir.

L'enfant acquiesça d'un hochement de tête et se leva. Elle suivit Julz, sa main dans celle de cette dernière. En se retournant vers la maison, un regard triste envahit son visage, et dans un murmure presque imperceptible, elle dit à elle-même :

L'enfant : "Adieu, maman."

Elle marcha silencieusement aux côtés de Julz. Lorsqu'elles arrivèrent à l'auberge, Lora les attendait, inquiète.

Lora : Eh bien ! Où étiez-vous passées ? Cela fait des heures que nous cherchons !

Voyant les deux enfants, Lora s'interrogea :

Lora : Qui sont ces enfants ?

Julz : Ces enfants sont sous ma protection désormais. Je m'en occuperai à partir de ce jour.

Lora : Ah, vraiment ?

Julz : Je vais m'assurer qu'ils soient bien logés ici.

Lora : D'accord, mais...

Julz : Ils dormiront dans ma chambre, bien entendu.

Lora : D'accord, si... c'est ce que tu veux.

Julz se tourna vers les deux hommes présents.

Julz : Pourriez-vous les conduire à ma chambre, s'il vous plaît ?

Personnage 1 : Bien sûr, où se trouve-t-elle ?

Julz : C’est la deuxième porte à l'étage, celle étiquetée avec le numéro zéro.

Personnage 1 : Très bien.

La petite fille, visiblement inquiète, serra la main de Julz plus fort et recula d’un pas. Julz, voyant sa peur, s'agenouilla près d'elle et lui parla doucement :

Julz : Vous n'avez rien à craindre. Je vous rejoins bientôt. Vous êtes en sécurité ici.

L'enfant acquiesça d’un petit signe de tête et suivit les deux hommes jusqu'à la chambre. Une fois à l'intérieur, ils allongèrent le garçon sur le lit, et l'un d'eux murmura :

Personnage 1 : Voilà, il peut se reposer maintenant.

Plus tard, Julz arriva dans la chambre et remercia les hommes.

Julz : Merci beaucoup, messieurs.

Personnage 1 : C’est avec plaisir.

L'enfant, reconnaissante, se tourna vers les deux hommes et les remercia.

L'enfant : Mer... Merci beaucoup.

Les deux hommes, touchés par sa gratitude, lui répondirent avec un sourire :

Personnage 1 : Ne t'inquiète pas, ce n'est pas nécessaire de nous remercier.

Personnage 2 : Prends soin de toi et de ton frère.

Ils quittèrent la chambre, laissant Julz et les enfants seuls. Après avoir vérifié l'état du garçon, Julz annonça :

Julz : Il va bien. Il se réveillera d'ici quelques heures, ou au plus tard demain matin.

L'enfant : Merci beaucoup, madame la sorcière.

Julz : Tu peux m’appeler Julz. Au fait, je ne connais pas ton nom, ni celui de ton frère.

L'enfant : Je m'appelle Aimi, et mon frère s'appelle Stolas.

Julz : Enchantée, Aimi. Tu dois avoir faim après tout ce que vous avez traversé... Je vais aller chercher quelque chose à manger.

Avant qu’elle ne parte, Stolas toucha légèrement sa gorge et se mit à tousser, ce qui fit sursauter Aimi. Il ouvrit lentement les yeux, et Aimi s’écria avec joie :

Aimi : Grand frère !!!

Elle le prit dans ses bras, visiblement soulagée. Julz observa la scène, un sourire aux lèvres.

Julz : Il s’est enfin réveillé.

Stolas essaya de se redresser, mais sa faiblesse le fit vaciller. Aimi l’aida à se lever.

Aimi : Prends ton temps, grand frère.

Il réussit à se redresser et demanda, confus :

Stolas : Où sommes-nous ?

Julz : Nous sommes dans une auberge, en pleine forêt. Vous êtes en sécurité ici.

Aimi : Mademoiselle Julz nous a amenés ici pour que tu puisses te reposer et recevoir des soins.

Julz : Je t'ai déjà dit de m’appeler Julz, Aimi.

Elle sourit en s’adressant aux enfants :

Julz : Maintenant que tu es réveillé, nous allons manger. Tu dois avoir faim, non ?

Quelques minutes plus tard, ils se retrouvèrent autour d'une table, les plats délicieux disposés devant eux. Aimi et Stolas, émerveillés, s’assirent et commencèrent à goûter. Julz les incita à manger :

Julz : Allez-y, servez-vous.

Aimi, hésitante : Mais...

Julz : J'ai promis à ta mère de veiller sur vous, et cela inclut aussi de vous nourrir. Mangez sans crainte.

Les enfants se servirent, impressionnés par la richesse des saveurs. Julz observa avec satisfaction.

Julz : Vous aimez ? N’hésitez pas à vous resservir.

Les enfants étaient à peine rassasiés lorsqu'un groupe de chevaliers royaux fit irruption dans l’auberge, accompagnés d'un homme visiblement en colère.

Tous les convives se turent, surpris par cette arrivée, mais Julz, implacable, continua de manger ses brochettes. L'homme pointa du doigt Julz.

Marchand : C’est elle ! Cette sorcière m’a blessé et a enlevé mon employé !

Lora s’approcha, interloquée.

Lora : Que se passe-t-il ?

Ren, un chevalier d'élite, répondit en se tournant vers Julz :

Ren : Nous avons une plainte contre vous.

Julz, visiblement agacée, se leva avec calme.

Julz : Qu'est-ce qu'il y a encore cette fois ?

Ren : Cet homme ici présent accuse que vous avez protégé son employé et l'avez agressé.

Julz : Vraiment ? Intéressant.

Elle tourna le regard vers le marchand, un sourire en coin.

Julz : Je vous ai rendu votre argent, n’est-ce pas ?

Ren, surpris, se tourna vers le marchand : C'est vrai ?

Le marchand, pris de panique, hésita, mais finit par répondre d’une voix tremblante : Oui, mais…

Julz : Quant à votre blessure au visage, considérez-la comme un acte de compassion de ma part.

Ren fronça les sourcils.

Ren : Cela reste un crime.

Julz, d’un ton froid, rétorqua : Un crime, en effet… Mais qu’en est-il de l’achat d'humains pour en faire des esclaves ? N’est-ce pas là un crime ?

Ren, stupéfait : Que voulez-vous dire ?

Julz, avec une lueur de colère dans les yeux, désigna le marchand : Ce n'est pas à moi que vous devriez poser la question, mais à cet homme

Dans un état de panique, le marchand s'écria : « Ce ne sont que des mensonges ! Cette sorcière essaie de vous manipuler, de vous retourner contre moi ! »

Avant qu'il ne puisse achever sa phrase, Julz effleura à nouveau son visage d’un geste si rapide que personne n'eût le temps de réagir. Pris de terreur, le marchand poussa un cri de douleur : « Aaaaaaaaaahhh !!!! »

L'incapacité à supporter cette violence poussa Ren à intervenir, criant : « Ça suffit ! Vous... »

Mais avant qu'il n'ait pu finir, il remarqua l'expression de rage grandissante sur le visage de Julz. Un frisson parcourut son corps. Il se figea, ne sachant comment réagir face à la colère palpable de Julz. Elle continua, sans le moindre doute dans sa voix :

« J’essaie de vous retourner contre lui, vous dites... »

Le marchand, pris de panique, balbutia, le regard désespéré : « Mais… mais… »

Julz poursuivit d’une voix ferme, pleine de douleur et de colère : « Ces enfants… ils ont perdu leur mère à cause de votre cruauté. »

Ren, figé, était abasourdi par cette révélation. Julz, le centre de la confrontation, ajouta avec une conviction inébranlable : « Les sorcières sont des êtres vivants, tout comme vous. Quel droit avez-vous de les traiter ainsi ? »

D’un simple geste de la main, elle retourna l’auberge, déchaînant une vague de panique parmi les présents. C’était la première fois que Ren voyait Julz perdre son calme de manière aussi spectaculaire. Un sentiment étrange de confusion envahit Ren. Désireux de comprendre, il se tourna vers le marchand, cherchant la vérité.

« Est-ce que ce qu’elle dit est vrai ? » demanda-t-il, la voix grave, les yeux perçants.

Le marchand, toujours en proie à la panique, tenta de se justifier, mais ses mots étaient hésitants : « Non, ce n’est pas… pas exactement… je… »

Ren insista : « Ont-ils remboursé votre argent ? »

Le marchand, mal à l’aise, répondit : « Oui… mais… »

Ren ne lâcha pas prise : « Êtes-vous impliqué dans le commerce d’esclaves ? »

Le marchand hésita encore une fois, le regard fuyant : « Eh bien… »

Ren conclut, d’un ton tranchant : « Dans ce cas, vous êtes le véritable responsable ici. »

Le marchand, choqué, recula : « Quoi !!!? »

Julz retrouva alors son calme, mais son regard restait aussi acéré qu'une lame. Elle déclara avec fermeté : « Dites à votre roi de libérer tous les enfants retenus dans les sous-sols du palais. »

Ren, stupéfait, articula à peine : « Quoi !? »

Julz poursuivit, sans se laisser déstabiliser : « Vous avez conclu un accord avec le roi, n’est-ce pas ? »

Le marchand, visiblement pris de court, bafouilla : « Oh… ? »

Julz, la voix froide comme la glace, annonça : « Vous avez trois jours. Si votre roi ne respecte pas ce délai, je me chargerai de lui rendre visite moi-même. »

Ren, complètement bouleversé, s’interrogeait intérieurement, sa tête en pleine tourmente : « Des enfants dans les sous-sols du palais ? Cela me semble impossible. Mais si ce qu’elle dit est vrai, le roi nous aurait donc tous manipulés ? Pourquoi ces enfants sont-ils retenus là-bas ? Que cachent-ils donc ? »

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