C'est Kane. Le Duc. Qui sort de la douche. L'air chaud de vapeur flotte encore autour de lui. Tors nu. Parfaitement sculpté. Mon cœur s'emballe, et je sens le rouge monter à mes joues.
Il s'immobilise quelques secondes, son regard perçant balaye la pièce, et finit par s'arrêter sur moi. Le contraste est brutal : moi, ivre et vulnérable, et lui, imposant, et maître de cette chambre.
- Es-tu un homme de joie ?
- Qu...quoi ?
- Tu a l'air d'avoir trop bu. C'est dangereux d'entrée dans la chambre d'un homme lorsque l'on est si vulnérable.
Je n'écoute plus se qu'il me dit. Je ferme le tiroir que je venais d'ouvrir comme si ce geste simple pouvait me sauver. Je continue de m'aggriper à celui si, pour ne pas tombé. Kane se rapproche lentement de moi et me porte, doucement jusqu'au lit, son bras ferme aggripant ma taille. Je me laisse faire, car je n'ai plus la force de me défendre. Assommé par l'effet de l'alcool, je m'endors sur ce lit, inconnus.
PDV Kane Charles-Coff :
Je ne comprends pas vraiment se que fait cet homme dans ma chambre mais le voir si vulnérable, me fait oublier ce détail et mon souffle se trouve.
Il dort à moitié, abandonné sur mes draps, sa respiration irrégulière fait légèrement trembler sa poitrine. Je m'approche. Il a un si joli visage d'ange, presque trop pur pour appartenir à ce monde.
Je pose ma main sur sa nuque, sa peau réagit aussitôt : un frisson passe le long de sa colonne vertébrale et son dos se cambre fébrilement, comme impuissant.
Je retiens mon souffle, suspendu à ses lèvres, comme si le voir dans cet état était la plus belle chose que porte cette terre. Une voix dans ma tête me dit d'arrêter, il dort. Il est ivre . Il n'est pas consentant. Alors même si en moi brûle un feu d'une chaleur qui me dévore. Je m'arrête. J'attends son approbation pour continuer.
Il ne tarde pas à me la donner, en agrippant ma main, et en la glissant vers sa clavicule. Je laisse ensuite ma main parcourir son torse bien tailler et m'arrête sur ses côtes où je sens la vie pulsée sous ma paume. Il gémit, un son à peine audible mais qui me fait chavirer et je perds le peu de contrôle qu'il me restait.
Quand j'ose enfin descendre plus bas jusqu'à son bas-ventre, il se cambre violemment et un gémissement s'échappe de ses lèvres entrouvertes. Je devrais le laisser dormir mais il m'a déjà donné son approbation et enfin je comprends : Ce n'est pas seulement un homme de joie, ou un homme bourré qui sait trompé de chambre, car cet homme si vulnérable, s'offre à moi. Il réagit à mon contact et je ne suis pas sûr de vouloir en assumer les conséquences.
Mon cœur bat à tout rompre, je me penche vers lui. Mes lèvres frôle ça joue, puis sa gorge. Il gémit encore, la tête basculée en arrière, offrant son cou comme une invitation silencieuse. Je mordille sa peau, doucement, juste assez pour le faire sentir que je peux le dévorer.
Mon bassin s'aligne contre le sien, je sens sa chaleur à travers nos vêtements épais.
Il est déjà dur, mais j'attends un instant.
J'hésite, je sais que je ne devrais pas, mais quand je le regarde, c'est paupières mi- closes, son souffle brisé. J'oublie toute raison.
Je descends ma main entre ses cuisses, que j'ouvre sans résistance. Son dos se cambre, son corps tout entier vivre contre le mien. Je le pénètre d'abord du bout des doigts, lentement, pour préparer cet espace, mais, très vite, je comprends. Il est incroyablement étroit, tremblant, presque douloureux sous mes caresses. Je relève la tête, le cœur serré. Il n'a jamais été pris.
Un homme de joie... vierge ?
Mon esprit vacille légèrement, je devrais me retirer. Mais il se resserre sur mes doigts, avide, presque d'espérer.
- T...t'en vas pas...
Je le prend enfin, lentement, d'abord, laissant chaque centimètre le brûlé de l'intérieur. Il cri. Un son a moitié étranglé. Je la sens. Sa résistance. Sa douleur mêlé au plaisir. Je l'embrasse, essayant d'apaiser sa douleur. Quand je suis entièrement en lui, je murmure
" Désolé". Mais il ne me repousse pas, au contraire. Il m'invite à bouger, à le remplir encore. Je m'enfonce, plus profond, plus fort. Ses gémissements emplissent la pièce, son corps cède, se tord, se tend contre moi. J'ai l'impression de le possédez entièrement. Et lui, il abandonne chaque morceau de son honneur.
PDV Zéphyr Aldolores :
Une rai de lumière me chauffe le visage. Une douleur me martel le crâne avant même que mes paupières ne s'entrouve . Chaque battement de mon cœur résonne dans mes tempes comme un tambour de guerre. Ma gorge est sec, pâteuse, ampli d'un goût amer d'alcool qui m'arrache un haut-le-cœur. Ma tête bourdonne douloureusement et chaque muscle de mon corps me fait mal, me rappelant ce qu'il s'est passé...Je bouge à peine et déjà je sens le tissu sous mes doigts : des draps épais, lourd, bien plus soyeux que ceux d'une auberge ordinaire. Une couverture chaude m'écrase le corps. Ce n'est pas ma chambre. C'est l'auberge où j'ai laissé tomber ma fierté au fond d'une bière. L'air est saturé d'une odeur étrange : bois ciré, cuir et quelque chose de plus subtil, de plus sombre... une fragrance qui ne m'appartient pas.
Je me redresse légèrement essayant de me relever mais un éclair de douleur aiguë me transperce le bas du dos. La lumière grise du matin filtre à travers les rideaux, révélant un espace vaste : un tapis lourd au sol, une table massive, des étagères chargées de fiol et de cartes. Une chambre riche, mais pas ostentatoire. une chambre d'homme de pouvoir.
Et c'est alors que je le vois. Assis dans un large fauteuil, près de la fenêtre, il est là. Le duc. Kane Charles-Coff.
Qu'ai-je fait...?
Il n'a pas bougé d'un pouce depuis que je me suis réveillé. Son regard est fixé sur moi, brûlant, glacial, insondable. Un frisson glacé me parcourt l'échine.
- Enfin, réveillé, murmure- t'il d'une voix grave, basse, et qui semble vibrer jusque dans ma poitrine.
Je tente de parler, mais ma gorge est sèche, mes mots s'étranglent. J'arrive seulement à souffler :
- Pourquoi.... pourquoi suis-je ici ?
Un sourire, imperceptible, étire ses lèvres.
- Tu a eu la brillante idée de monter dansa chambre hier soir. Sa voix n'est ni moqueuse, ni tendre. Simplement... factuelle. Comme un prédateur qui constate l'évidence.
- Tu a bu plus que tu ne pouvais supporter, je suppose que tu cherchais à oublier quelque chose. Ou quelqu'un.
- Je n'avais pas... l'intention de...
Les intentions n'ont aucune valeur, coupe t'il sèchement. Seules compte les actes.
Il se lève enfin. Sa silhouette se dresse dans la lumière pâle, haute, imposante, chaque geste mesuré. Son nombre englouti presque le lit où je me tiens encore prisonnier de la lourdeur de mon corps.
Je veux me lever, mais je reste cloué, comme tétanisé. Je sens encore sa marque partout sur mon corps, et jusque dans ma chair la plus intime. Son souffle est régulier, presque calme. Comme si cette nuit ne comptait pas, qu'elle ne signifie rien. Pourtant cette nuit salit mon nom. Quand enfin, mon esprit remet dans l'ordre les événements, tout me revient. Ces mains, ça bouge, sa chaleur en moi. Je tente de m'appuyer sur mes coudes pour me lever.
J'ai échoué...? J'ai échoué, j'ai échoué, j'ai échoué...Que dira mon père s'il venait à apprendre que j'ai failli à ma mission ?
Il se penche en avant, plongeant son regard dans le miens.
- Ou crois-tu aller ?
Ça va grave mon prisonnier de chaîne invisible. Je ferme les yeux, le cœur connu en si fort contre ma poitrine. Il se redresse, son regard accroche le mien, hypnotisé par ses yeux d'un noir profond, presque moqueur.
- Je pensais que tu resterais un peu plus longtemps après ce que tu m'as offert cette nuit.
Un sourire cruel se dessine sur ses lèvres. Je sens le rouge me monter au joues.
- Lâche moi... Ce n'était rien...je murmure d'une voix rauque et brisé.
Il se penche effleurent mes lèvres d'un baiser paresseux. Mon corps se tord malgré moi.
- Tu dis sa, mais ton corps pense autre chose. Regarde le, se tendre sous mon simple contact.
Il dit cela en descendant sa main de mon flanc, s'arrête sur la hanche, la carresse avec une lenteur délibérée. Je me débat enfin, le repoussant d'un mouvement brutal. Je tombe presque du lit, mon roulant dans le drap à la hâte. Je sens mon propre sperme, ces traces, tout ce qui me crie que j'ai été souillé. Je trébuche jusqu'au coin de la pièce, a le temps. Mon regard passe devant un miroir. Je me vois, les joues rouges, les lèvres mordus et ma peau marquée de ses baisers. Je baisse la tête, incapable de supporter plus longtemps ce reflet.
- Tu peu partir maintenant, si tu veux. Mais n'oublie pas qu'à présent tu m'appartient.
Je me rhabille à la hâte, et sors de la chambre, claquant la porte derrière moi. Chaque pas est un enfer, mais je feinte la normalité, une fois au bar, ou des hommes y sont encore, la tête basculer sur la table, à moitié endormie avec une bière à la main.
PDV Kane Charles-Coff :
Je regarde la porte claquée, le silence retombe dans la chambre. Je m'assois sur le lit encore chaud de sa présence, son odeur persiste sur les draps froissés. Je ferme les yeux et le revois haletant, offert, brisé et sublime à la fois.
Je vois finalement un fragment de lumière d'une lueur dorée, caller sous les oreillers. C'est un médaillon. Je reconnais l'emblème de la famille royale. Je serre son médaillon dans ma main, je réfléchis. Ce n'était donc pas un homme de joie, ou un homme venu s'oublier le temps d'une nuit ?
Ce petit prince arrogant... vierge ? Et maintenant marqué de mon empreinte.
Un rire grave m'échappe. Je relève son médaillon, l'observant longuement. Le blason de la nouvelle Aquitaine brille sous le filet de la lumière matinale, qui s'infiltre dans la chambre.
- Alors...Zéphyr Aldolores, c'était donc toi. Tu pensais pouvoir me détruire ? Mais c'est moi qui te détruirai, toi et ton père...et je te posséderai.
Un sourire dangereux étire mes lèvres, un corbeau vint se poser sur le rebord de fenêtre.
- Et maintenant, voyons combien de temps tu tiendras avant de revenir me voir...
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