Sous surveillance

Après la nuit dans le jardin avec Laurent, Rubis se sentit un peu plus légère. Mais en entrant dans la maison, elle remarqua immédiatement que l’atmosphère avait changé. Il y avait une tension palpable, comme si quelque chose était dans l’air.

Elle n’eut pas à chercher longtemps pour comprendre pourquoi. Edward était là, comme toujours, mais il avait un regard différent. Un regard perçant, qui semblait l'analyser à chaque mouvement qu'elle faisait.

Elle se rendit dans la salle de séjour, essayant de garder son calme, mais elle ne pouvait ignorer l'intensité de son regard.

— Rubis.

Elle se figea. Sa voix, glaciale, faisait toujours naître un frisson dans son dos.

— Je t'ai vue tout à l'heure.

Elle se tourna lentement, son cœur battant un peu plus vite.

— Je ne vois pas ce que tu veux dire.

Edward s'avança lentement vers elle, ses yeux fixés sur les siens. Il n'y avait pas de colère, pas encore, mais une tension lourde dans l’air, comme s’il attendait une réaction.

— Tu vois très bien ce que je veux dire. Il la fixa intensément. Ce soir, tu t’es laissée approcher.

Il laissa un silence lourd s'installer. Rubis tenta de masquer son malaise, mais l’étau se resserrait.

— C'est toi qui m’évites constamment. Que veux-tu que je fasse ? répondit-elle sur un ton un peu plus acerbe qu'elle ne l'aurait souhaité.

Elle ne voulait pas céder à ses jeux. Mais la vérité, c’était que tout en elle voulait qu'il s’intéresse à elle, même si elle se détestait pour ça.

Edward s’arrêta à quelques centimètres d’elle, son regard devenu presque inspecteur.

— Tu te rapproches des autres, Rubis. Son ton était devenu plus grave, plus menaçant. Tu te laisses voir avec lui.

Il pointa un doigt vers l’endroit où Laurent se trouvait plus tôt.

Rubis leva le menton, cherchant à masquer son appréhension.

— Tu n'as aucun droit de me juger, Edward.

Un sourire presque imperceptible se dessina sur les lèvres d’Edward. Mais c’était un sourire froid, un sourire qui ne portait aucune chaleur.

— Je juge, et tu ferais bien de t’en souvenir.

Il se pencha un peu plus près, chuchotant presque :

— Je suis le seul à décider avec qui tu peux être.

Rubis sentit une bouffée de colère monter en elle.

— Je ne te dois rien.

Mais Edward ne laissa pas cette réplique sans réponse. Il caressa doucement son bras d’une manière presque possessive.

— Tu as tort. Tu me dois beaucoup, Rubis.

Elle ne savait pas si c’était la proximité de son corps, le ton de sa voix, ou la sensation de cette main sur sa peau, mais quelque chose en elle se brisa un peu. Elle se sentait piégée, pris au piège de ses manipulations.

— Et Laurent ? Il est juste un ami ? demanda-t-il, avec un accent de défi.

Le mot « ami » résonna dans la pièce comme une insulte. Rubis détourna les yeux, incapable de le regarder en face.

— Ne me mets pas dans cette situation, Edward.

Il rit doucement, mais ce rire ne portait aucune joie. Il se redressa enfin.

— Tu me vois venir, n'est-ce pas ? Il s'éloigna, mais son regard resta ancré sur elle. Rien n'échappe à mon contrôle.

Il se tourna alors, mais avant de sortir de la pièce, il ajouta, sans se retourner :

— Ne fais pas de bêtises, Rubis.

Elle resta là, le cœur battant, prisonnière de ses mots, de ses gestes. Elle savait qu’elle était coincée, prise entre deux hommes qui la tiraient dans des directions opposées. Mais qui était vraiment celui qui la contrôlait ? Laurent… ou Edward ?

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